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Kazakhstan : l'invasion silencieuse de la Chine, vue par des blogueurs

Image by Flickr user guccio (CC-usage).

Image de l'utilisateur Guccio sur Flickr (licence CC).

[Les liens sont en kazakh] Les billets sur la Chine sont assez courants sur les blogs  kazakh. Nous publions ici certains extraits, les plus récents d'entre eux. Il y a quelques temps, Akzere a publié un billet intitulé “La Chine : un lieu pour se marier“. Le billet relate l'histoire insolite d'hommes chinois impatient de fonder une famille. Une étudiante avait posté une annonce en espérant rencontrer un jeune homme. Cependant, elle ne s'attendait pas à voir presque 2000 hommes débarquer devant sa chambre ! Un de ses lecteurs, Meirzhan, remarque :

“L'inégalité démographique grandissante entre les hommes et les femmes dans la Chine moderne est devenue un des plus importants problèmes de notre ère, sans que personne n'ose en parler.”

Dans son billet sur Neweurasia [en kazakh], Meirzhan parle des difficultés rencontrées par les Kazakhs en Chine qui veulent en partir et obtenir la citoyenneté kazakhe. Il a publié un autre article sur le même sujet sur son propre blog, intitulé “Le Kazakhstan n'a pas besoin des Kazakhs émigrés

“Si vous venez à proximité d'une agence responsable de la délivrance des visas et de l'enregistrement des étrangers, vous verrez nos frères de Chine,  un essaim qui ne peut pas  se procurer un visa pour leur terre natale (le Kazakhstan). Et écoutez ceci : les Chinois et les Ouïghours qui ont besoin des mêmes documents produisent leur passeport rouge (chinois) et obtiennent le tampon nécessaire et le papier bleu avec les symboles du Kazakhstan sans rencontrer de problèmes. Mais les kazakhs n'ont pas ce privilège, c'est limité pour eux ; on leur dit d'attendre.”

Révolté par cette situation, Meirzhan cite aussi l'opinion d'un de ses amis proches :

“Les Kazakhs qui vivent à l'étranger pensent que le rassemblement des kazakhs éparpillés autour du monde est le problème numéro un à résoudre. Ils ne savent pas que le Kazakhstan n'a pas besoin d'eux.”

Les problèmes que rencontrent les “frères de Chine” face à la langue (ils ne parlent pas le russe, langue nationale du Kazakhstan) et aux défis culturels lorsqu'ils reviennent au Kazakhstan sont largement abordés sur la blogosphère en langue kazakhe. Heureusement, il existe des personnes qui peuvent les aider. Par exemple, un billet récent de la blogueuse Bahtgul65 (qui vit à Oskemen), intitulé “J'espère que vous réussirez, Nurzhan“  relate l'histoire d'un étudiant de 22 ans qui vient de Chine :

“… J'étais entrain de travailler. Un groupe de jeunes prenaient leur repas au café. Lorsqu'ils sont partis, l'un d'entre eux s'est approché et m'a demandé : ‘Madame, avez-vous des postes à pourvoir ? Ma sœur cherche actuellement un travail.’ J'ai écris son nom et son numéro de téléphone, avec l'intention de l'appeler dans le cas où j'aurais besoin de quelqu'un. Nous avons commencé à parler.

Il s'est révélé que Nurzhan était un étudiant de 22 ans qui est parti de Chine. Il a dit qu'il aimerait ouvrir un café comme le mien, mais qu'il ne savait pas comment s'y prendre administrativement et qu'il ne connaissait pas le russe. ‘Même les Kazakhs parlent russe ici', remarque-t-il.

Les parents de Nurzhan sont décédés lorsqu'il est revenu au Kazakhstan. Il est seul pour s'occuper de ses deux jeunes sœurs.”

Le blogueur Ertai, qui vit et étudie en Chine, a écrit un billet très intéressant sur les questions sociales et politiques. Dans son billet, intitulé “La concurrence militaire“, il décrit comment les militaires chinois veulent dépasser les Américains. Il publie aussi l'extrait suivant du livre Chinese Dream, écrit par un colonel chinois :

“Dans les prochaines décennies, la Chine sera impliquée dans toutes les guerres. Parce que la Chine est entourée par des pays ennemis qui ont des relations avec les États-Unis, Washington pourrait embraser les frontières de la Chine. Dans ce cas, la Chine répondra de la même façon aux États-Unis.”

Dans son billet suivant, intitulé “L'invasion silencieuse de la Chine“, Ertai parle de l'expansion culturelle chinoise. Il écrit :

“Ces derniers années, le nombre de jeunes d'Asie centrale qui sont venus apprendre la langue et la culture chinoise a remarquablement augmenté. D'après les informations du Département de l'Éducation régional, le nombre d'étudiants étrangers est d'environ 3 200. Actuellement, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Turkménistan, de nouveaux Instituts Confucius avec des cours de langue chinoise et des centres spéciaux sont sur le point d'être ouverts.”

L'auteur remarque également que les officiels chinois et kazakhs se sont rencontrés cinq fois l'année dernière. Ainsi, plus les relations entre le Kazakhstan et la Chine s'intensifient, et plus l'influence de la Chine sur la société kazakhe deviendra visible, par exemple sur la blogosphère en kazakh. Tout le monde devrait y prêter attention.

Publié aussi sur neweurasia.

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