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Chris Moya, SpainRevolt et le cyberactivisme

[Sauf mention contraire, les liens de ce billet renvoient à des pages en espagnol.]

Durant la conférence de Global Voices organisée au Kenya il y a quelques mois, j’ai eu la possibilité d’enregistrer quelques interviews de blogueurs présents. Parmi eux, je me suis entretenu avec Chris Moya, développeur et hacktiviste espagnol, collaborateur de Global Voices.

Chris est responsable de projets d’innovation, développeur de logiciels libres et musicien. Il milite pour l’autonomisation citoyenne. Il a co-fondé le portail spainrevolution.com qu’il présente dans la vidéo ci-dessous.


Il y a quelques mois, les organisations Cibervoluntarios et Empodera.org ont publié un livre électronique intitulé Redvolution: el poder del ciudadano conectado [« Révolution en réseau : le pouvoir du citoyen connecté »] (PDF), un projet auquel Chris a pris part, en partageant notamment ses réflexions sur Internet et la valeur de l’information :

Sur Internet, l’information est instantanée. Lorsque un événement se produit, plus besoin d’attendre que les médias traditionnels écrivent, éditent, censurent et publient. Les détenteurs de l’information conserveront le pouvoir. Mais l’information est en train de changer de main. Désormais nous possèdons l’information et ce sont ceux qui depuis toujours ont voulu la contrôler qui nous l’ont offerte sur un plateau. Ils nous ont donné en premier lieu les outils en imaginant qu’ils continueraient à contrôler l’utilisation qu’en feraient les citoyens. Puis, ont vu le jour les premiers collectifs netocratiques, les systèmes horizontaux, sans commandement. Des groupes formés par des personnes ne se connaissant pas, ne s’enfermant pas dans des catégories prédéfinies, possédant une idée nouvelle de société, adaptée à notre époque. Une fois ce point d’inflexion dépassé, il n’y a pas de retour en arrière.

Chris considère que c’est via Internet et l’autonomisation cybernétique que les citoyens peuvent agir et obtenir des résultats face aux injustices dont sont responsables les gouvernements.

Assis à ton bureau, dans ta chambre, tu as plusieurs manières dont tu peux agir. Tu peux communiquer avec le « service d’attention au citoyen », sachant que tu n’obtiendras rien. Ou alors, tu peux participer de manière collaborative à des actions sociales promouvant la prise de décision sur des questions mondiales et la mobilisation. Tu peux écrire sur ton blog, exprimer ton point de vue, que quelqu’un partagera sur un agrégateur et qui sera lu par 7 millions de personnes, arrivera peut-être aux oreilles du secrétaire du Président qui, mort de honte de la mauvaise image « sociale » qu’il véhicule et des répercutions en termes électoraux, décide de revoir ses méthodes. Tu peux aussi partager tes idées sur les réseaux sociaux, te rendre compte que des milliers de personnes pensent comme toi et arriver à ce que des milliers de citoyens sortent dans les rues et manifestent. Tu éteins alors ton ordinateur et te dis : aujourd’hui, je me sens plus que jamais citoyen

Chris nous énumère certains outils du militantisme :

hacktivisme, innovation sociale, technologies sociales, réseaux, projets d’autonomisation, participation citoyenne, transparence en ligne, gouvernement libre, financement participatif, liberté d’expression en ligne… Ces concepts, et bien d’autres, sont au cœur de la panoplie de solutions que les militants doivent mettre à profit. Ces actions, ces mouvements, ces formes de pensée, de construire Internet, de partager l’information et la culture, sont les grandes lignes de pensée du citoyen du 21e siècle.

Il nous parle aussi de ces outils numériques dans la vidéo suivante :


Chris termine en indiquant :

Dans un monde qui continue à tourner autour de l’argent, qui encourage l’individualisme, la vente des idées, la vente de presque tout à vrai dire, apparaissent des personnes, pas quelques-unes mais des milliers, qui font des propositions nouvelles, partagent, programment développent et pensent, avec pour unique objectif d’atteindre le bien-être commun avant le bien-être personnel. Cette modification de paradigme est aussi importante que l’industrialisation. Une fois que l’idée aura murie sur Internet, elle traversera les frontières virtuelles et s’établira dans la société civile, dans le quotidien de chacun de nous et de vous. Un autre monde aura été possible.

Parmi les autres projets auxquels Chris participe, nous pouvons citer : Apps4Good (initiative de Dale Zak au Canada), une collaboration avec l’artiste Jordi Abello dans un travail mêlant banquiers et application mobile ou avec la journaliste Lali Sandiumenge dans le projet de soutien MésCafèambllet (plus d’informations, en français, à ce sujet ici).

Billets connexes :

Afef Abrougui, blogueuse tunisienne [fr|

Conversation avec Rebecca MacKinnon sur son livre “Consent of the Networked” [fr]

 

Photo de Rezwan publiée sur Flickr pour Global Voices Online, reproduite sous licence CC BY-ND 2.0.

Ce billet a été publié en premier lieu sur le blog Globalizado.

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