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Un blogueur ivoirien conteste la gestion publique dans la bousculade mortelle d'Abidjan

Les blogueurs ivoiriens Mohamed Diaby et Cyriac Gbogou ont été relâchés de leur garde à vue. Ils avaient tous deux contribué à créer une plate-forme humanitaire pour porter secours aux victimes de la bousculade mortelle du 1er janvier 2013 à Abidjan. Le 4 janvier, ils étaient pourtant arrêtés sur l'accusation d'immixtion dans les opérations officielles de secours. Mohamed Diaby  a raconté sur son blog personnel l'enchaînement des événements ayant conduit à leur arrestation. Son témoignage illustre les déficiences des services publics de Côte d'Ivoire :

Qui était censé mettre en oeuvre le dispositif sécuritaire pour cette soirée ? Qui a pris le temps de créer les couloirs de dégagement nécessaires ? Y a-t’il eu anticipation sur les flux naturels de circulation des populations après les feux d’artifice ? Si déploiement massif des forces de sécurité il y a eu, quels sont les éléments affectés à la tâche et quel a été leur rôle avant, pendant et après les évènements ? Pourquoi le dispositif mis en place la veille qui a garanti une sécurité maximale pour le concert pour la paix n’a-t’il pas été conservé pour cette soirée qui prévoyait attirer beaucoup plus de monde ?

Voici la vidéo d'un entretien de Mohamed Diaby avec AJ Stream [en anglais] sur sa vision des événements :

Mohamed Diaby et Cyriac Gbogou ont été relâchés depuis. Leur action d'aide aux victimes de la bousculade s'est poursuivie même pendant leur détention.

Cette affiche donne des informations pour retrouver des proches disparus lors de la bousculade :

Affiche réalisée par des militants ivoiriens pour aider à retrouver les disparus après la bousculade d'Abidjan. via @cyriacgbogou -domaine public

Pendant un rassemblement pour assister au feu d'artifice du Nouvel An dans le quartier du Plateau à Abidjan, une bousculade a fait une soixantaine de morts et 49 blessés.  C'est la troisième catastrophe de ce genre depuis 2009 en Côte d'Ivoire.

Dernière heure : Les causes de la catastrophe semblent éclaircies, selon les indications du procureur général, qui incrimine principalement le rétrécissement de la chaussée dû à la présence d'une clôture métallique temporaire, de troncs d'arbre sur le trottoir ainsi que l'insuffisance d'éclairage et de maintien de l'ordre.

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