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Inde : le harcèlement ordinaire des citoyens par la police ne passe plus

Jyoti Singh Pandey, la jeune fille indienne victime d'un viol collectif brutal qui l'a conduit à sa mort, est en passe de devenir la Susana Trimarco indienne (la mère qui a permis d'obtenir l'amendement des lois sur le trafic d'êtres humains en Argentine).

Dans une interview sur Zee News, l'ami de Jyoti a révélé de sordides détails sur son calvaire lors de cette terrible nuit, et a commenté la lenteur de la réaction de la police et de l'administration. Zee news a été immédiatement poursuivi pour avoir divulgué son identité et diffusé l'interview.

Parmi les pays du  G20, l'Inde est le deuxième pays où les violences contre les femmes sont les plus importantes. Et pourtant la démocratie indienne ne manque pas de lois pour protéger ses citoyens, ce qui lui fait surtout tort est l'attitude apathique de l'administration.

L'affaire de Delhi a ravivé de nombreux débats et a ouvert les yeux de la société indienne sur le comportement  de la police. Mis à part la considération sociale, que dire si la police harcèle les citoyens ordinaires au lieu de les protéger de tels crimes ? Au Kerala, trois incidents sont survenus récemment et qui ont été discutés sur les média sociaux.

Forces de police au Kerala – Image de l'utilisateur de Flickr Karmadude. CC BY-SA.

Venue du Bhoutan, Sharon Rani a raconté le calvaire qu'elle a subi lors de sa visite dans le Kerala. Elle passait la soirée avec un ami dans la ville cosmopolite de Kochi, au Kerala. Sous prétexte de l'interroger sur ses déplacements, des policiers en civil l'ont harcelée oralement, en la submergeant de questions sexuellement explicites sur sa relation avec son ami.

Shahina Nafeesa a  répondu à son article :

Bravo chère Sharon, merci d'avoir partagé cette expérience écoeurante. Je sais combien le temps est important pour une personne en vacances, mais j'aurais souhaité que tu ailles déposer une plainte écrite auprès de l'IGP (Inspecteur Général de Police). Je ne pense pas que l'application des lois soit la solution ultime à tous les problèmes, mais cela aurait pu avoir un impact sur la Loi, qui reste le seul moyen pour les femmes qui luttent pour se défendre dans cette ville insensée…

 

A Mavelikkara, une autre ville du Kerala, un incident similaire a été rapporté, où la police du Kerala a interrogé des adolescentes d'entre dix et seize ans sur leur activités sexuelles. En réalité, ces enfants avaient été arrêtées pour être interrogées sur leurs parents, accusés d'être impliqués avec un mouvement maoïste interdit.

Madhu Soodanan dit :

എന്തു ന്യായം പൊലീസിനും പട്ടാളത്തിനും പറയാനുണ്ടെങ്കിലും മനുഷ്യാവകാശ ലംഘനം നടത്താനവരെ അനുവദിയ്ക്കരുതു. നിങ്ങളുടെ രാഷ്ട്റീയ ശത്രുവിനു മേലിന്നു അതിക്രമം നടക്കുമ്പോൾ കണ്ണടച്ചാൽ നാളെ നിങ്ങളുടെ വാതിലും അവർ അർധരാത്രിയിൽ മുട്ടും.

Quelles que soient les raisons de la police ou de l'Armée, les violations des droits de l'homme ne doivent pas être tolérées. Si vous fermez les yeux face à de telles violations, demain ils frapperont aussi à votre porte.

Girish Kumar ajoute aussi,

വനിതാ പോലീസിനെ കുറ്റം പറയേണ്ട. അവര് ഈ സംവിധാനത്തിന്റെ ഭാഗം. പുരുഷപേലീസിനെ പോലെ അധികാരത്തിന്റെ ഭാഗം. യഥാര്ഥത്തില് ഈ കുഞ്ഞുങ്ങളെ എന്തിനാണു പോലീസ് പിടിച്ചത്. ഇവരുടെ കൂടെ യോഗം ചേര്ന്നവര് മാവോയിസ്റ്റുകള് അത്രേ. ഇതു രുപേഷിനെയും ഷൈനയേയും പിടിക്കാന് മക്കളെ ജാമ്യക്കാരായി പിടിക്കുന്നതിന്റെ ഭാഗം തന്നെ. അതിനു മനുഷ്യാവകാശ ലംഘനംതന്നെ മാര്ഗം.

Il n'existe aucune raison de blâmer les femmes policières. Elles participent juste au patriarcat du système. Pourquoi interrogeaient-ils les enfants ? Ils tentaient de poursuivre leurs parents. Leur seule méthode est alors de violer les droits de l'homme.

Il a aussi été rapporté qu'un couple marié de la ville d'Alappuzha a été harcelé par la police dans des conditions similaires.

Jai Krishnan pose la question,

പ്രായ പൂര്ത്തിയായവര്ക്ക് വിവാഹം ഇല്ലാതെ തന്നെ ഒരുമിച്ചു ജീവിക്കാന് ഭരണ ഘടന പ്രകാരം അവകാശമുള്ള ഈ നാട്ടില് , അത് കാമുകി കാമുകന് മാരാനെങ്കില് തന്നെ നടപടി എടുക്കാന് എന്ത് അവകാശമാണ് പോളിസിനുള്ളത്?

La loi constitutionnelle dit que même les couples non mariés peuvent habiter ensemble dans ce pays. Alors même s'ils ne sont pas mariés, comment la police peut-elle les arrêter parce qu'ils habitent ensemble ?

Si c'est ainsi que la police est formée pour assurer le respect de la loi et le maintien de l'ordre pour les citoyens, y aura-t-il dans le futur proche des signes visibles d'amélioration dans la société ?

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