Sur son blog Citizen of La Paz [en espagnol], Luis Enrique Ramos se souvient d'un ancien camarade de classe surnommé “el Hernán” [Le Hernán], qui “faisait partie de ceux qui passent inaperçus”. “En fait, la plupart du temps, c'était comme s'il était invisible”, précise-t-il, avant de raconter combien “el Hernán” excellait au football et à quel point ils s'entendaient bien et aimaient jouer ensemble.

En décembre 2012, Ramos a croisé par hasard sur son vieil ami dans une rue de La Paz :

Je me suis retourné et j'ai vu Hernán appuyé contre un mur. Il portait des vêtements sales et usés. Particulièrement poisseux, ses cheveux étaient en bataille et son visage enflé et couvert de tâches qui dessinaient les contours d'un pays inconnu. (…) Ses yeux ont tenté de me reconnaître, jusqu'à finalement y parvenir. Sa réaction a été de baisser la tête. (…) Je me demande bien ce qu'il a pu traverser pour finir ainsi, lui, le plus grand joueur de football avec lequel j'ai jamais joué sur le terrain.