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	<title>Global Voices en Français &#187; Norbert Bousigue</title>
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	<description>Le Monde Parle. Écoutez-Vous?</description>
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		<title>Les effets de la crise économique sur la maternité</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 16:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Daniel Chandranayagam  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Lorsque l&#39;économie mondiale a plongé l&#39;an dernier, que  la maternité puisse être une victime de la crise n&#39;est sans doute pas apparu comme une évidence pour la plupart des gens. Cependant, des informations récentes montrent que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/daniel/">Daniel Chandranayagam</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/10/15/how-the-recession-has-affected-motherhood/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p>Lorsque l&#39;économie mondiale a plongé l&#39;an dernier, que  la maternité puisse être une victime de la crise n&#39;est sans doute pas apparu comme une évidence pour la plupart des gens. Cependant, des informations récentes montrent que les mères ont fini par être tout autant frappées par la récession que les marchés financiers.</p>
<p><strong>Des revenus de substitution</strong></p>
<p><em><a href="http://www.associatedcontent.com/article/277958/single_mothers_are_turning_to_online.html">Associated Content</a></em> [en anglais] rapporte que :</p>
<blockquote><p>Avec le coût extrêmement élevé pour élever correctement ses enfants aux États-Unis et le problème incessant des femmes qui ne parviennent pas à se faire verser régulièrement la pension alimentaire de leurs enfants, de plus en plus de mères célibataires se tournent vers la prostitution pour pouvoir payer leurs factures et subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants.</p></blockquote>
<p>Ce reportage affirme que le réseau Internet a ouvert de nouvelles possibilités pour ces femmes. “Holly”, 25 ans, y déclare :</p>
<blockquote><p>Mon ex-mari ne payait pas la pension alimentaire de notre fils, qui a quatre ans, et j&#39;avais  absolument besoin d&#39;argent… J&#39;ai passé une annonce sur Yahoo pour trouver un protecteur et j&#39;ai rencontré un type bien qui avait envie de m&#39;aider.</p></blockquote>
<p>Selon <a href="http://www.japantoday.com/category/kuchikomi/view/single-mothers-squeezed-by-recession-turning-to-prostitution-as-last-resort"><em>Japan Today</em></a> [en anglais], ce phénomène est également en train de se répandre au Japon <a href="http://www.japantoday.com/category/kuchikomi/view/single-mothers-squeezed-by-recession-turning-to-prostitution-as-last-resort"></a>:</p>
<blockquote><p>Il y a au Japon 1 230 000 foyers monoparentaux dont l&#39;adulte est une femme, selon les statistiques du Ministère de la Santé et du Travail. Leur revenu annuel moyen, y compris les aides de l&#39;état, est de 2 110 000 de yens (environ 15 500 euros), soit 40 % de la moyenne de l&#39;ensemble des ménages. La nouvelle loi sociale de 2002 a réduit ces droits. La crise économique actuelle fait disparaître toute opportunité d&#39;emploi. Pour la jeune femme, âgée de  28 ans, que [le journaliste Daisuke] Suzuki surnomme “Ruriko Kumata,” la prostitution semble être le seul moyen pour survivre.</p></blockquote>
<p>Il n&#39;y a pas que des mères, mais également des femmes seules, qui ont recours à la prostitution ou à des emplois comme “hôtesses” au Japon. <a href="http://www.groundreport.com/World/Japanese-women-turn-for-club-jobs-again/2904802"><em>Ground Report</em></a> [en anglais] affirme que de plus en plus de jeunes japonaises se tournent vers des “<em>club jobs</em>”. De son côté, sur son blog <em><a href="http://www.nurseinaustralia.com/nurses-turn-to-prostitution/">Nurse In Australia</a></em> [en anglais], une infirmière écrit qu&#39;en Australie des infirmières abandonnent leur profession et se prostituent.</p>
<p>Répondant à un <a href="http://abcnews.go.com/Business/Economy/story?id=6308834&amp;page=1&amp;page=1">reportage</a> [en anglais] voisin [sur les effets de la crise sur un bordel du Nevada, avec de plus en plus de postulantes à un emploi, et des clients dépensant moins], <em><a href="http://wandaphullworld.com/2008/11/24/desperate-women-are-turning-to-prostitution-during-recession/">Wandaphull World</a>,</em> un blog “consacré à toutes les  “VRAIES” femmes du monde”, déclare [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Mesdames, je sais que les temps sont durs et que nous arrivons à peine à payer nos loyers, mais ça ne va pas toujours durer, alors priez et soyez  patientes. C&#39;est un temps d&#39;épreuves pour tout le monde, mais nous devons toujours tenir bon en tant que femmes et garder nos cœurs, nos maisons et notre corps intacts car nous en aurons besoin après la crise. Les femmes sont beaucoup plus fortes que ce que les gens pensent et je suis tout à fait sûre que les “femmes qui travaillent vraiment dur” d&#39;aujourd&#39;hui trouveront cette histoire aussi répugnante que je l&#39;ai trouvée, et pourtant [j&#39;]ai de la peine pour les femmes qui pensent que c&#39;est [nécessaire].</p></blockquote>
<p><strong>Bien réfléchir à la maternité</strong></p>
<p>Une autre conséquence de la crise est que beaucoup de femmes reconsidèrent leurs projets de maternité. D&#39;après une dépêche Reuters, <a href="http://www.besternews.com/article/Bester%20News%20-%20Top%20News/Recession%20giving%20U.S.%20women%20pause%20about%20motherhood/"><em>Bester News</em></a> affirme que [en anglais] :</p>
<blockquote><p>D&#39;après une enquête[…], l&#39;inquiétude provenant de l&#39;économie a poussé beaucoup d&#39;Américaines à réfléchir à deux fois avant d&#39;avoir un enfant, pratiquement la moitié des femmes interrogées disant qu&#39;elles voulaient repousser leur grossesse ou limiter le nombre de leurs enfants.</p></blockquote>
<p>Leah, qui blogue sur <a href="http://www.workitmom.com/bloggers/workingonmotherhood/?p=55"><em>Work It, Mom</em></a> [en anglais], écrit que:</p>
<blockquote><p><a href="http://parenting.blogs.nytimes.com/2009/02/09/postponing-a-baby-in-this-recession/">New York Times Magazine</a>, <a href="http://www.webmd.com/baby/news/20081014/shrinking-economy-puts-baby-on-hold">WebMd</a>, et <a href="http://www.workitmom.com/blogs/member_blog_post/6464">Work It, Mom</a> [en anglais] ont tous expliqué que la crise économique  affecte négativement la natalité et la nombre d&#39;enfants par couple. Agrandir une famille, que ce soit de façon traditionnelle, ou par procréation assistée médicalement, ou par adoption, est coûteux quoi qu&#39;on fasse, et en plus des trois dépenses importantes que je soulignais l&#39;automne dernier, congé maternité, garde des enfants, et assurance médicale, il y a des tas d&#39;autres facteurs financiers qui peuvent influer sur la décision d&#39;un couple d&#39;avoir un enfant… ou pas.</p></blockquote>
<p>Erica a fait le commentaire suivant à ce billet [en anglais] :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai presque 29 ans et j&#39;espérais vraiment avoir mes 2 enfants avant mes 30 ans. Mais avec cette récession, cela semble moins probable. J&#39;espère que peut être l&#39;an prochain les choses iront mieux. Mon mari estime que nous devrions être heureux avec l&#39;enfant que nous avons parce qu&#39;il ne croit pas que nous pourrons jamais nous permettre d&#39;en avoir un autre.</p></blockquote>
<p>Une enquête récente du <a href="http://www.guttmacher.org/">Guttmacher Institute</a> confirme ces points de vue, en constatant que “près de deux-tiers (64%) des femmes des États-Unis de revenu bas ou moyen en âge d&#39;avoir des enfants disent qu&#39;elles ne peuvent se permettre d&#39;avoir un enfant à cause de la mauvaise situation actuelle de l&#39;économie.”</p>
<p><strong>Quel contrôle des naissances ?</strong></p>
<p>Le Guttmacher Institute a aussi constaté que les femmes soit se privent de pilules contraceptives, soit achètent des contraceptifs moins coûteux, pour faire des économies pendant la crise. Le blog <em>Women’s Rights</em> de <a href="http://www.care2.com/causes/womens-rights/blog/birth/"><em>Care2.com</em></a> déclare [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Le problème est qu&#39;une contraception à un coût supportable n&#39;est pas encore considéré comme un droit fondamental aux États-Unis… Il ne s&#39;agit pas seulement d&#39;avoir accès à la pilule, il s&#39;agit des besoins élémentaires des femmes concernant leur santé, comme les frottis ou les examens gynécologiques. Et lorsque le gouvernement réfléchit à la façon dont il peut aider les Américains à surmonter la crise, le planning familial et la santé en matière de procréation doivent être hautement prioritaires.</p></blockquote>
<p><em>Cafe Kim</em>, écrit [en anglais] sur le blog <a href="http://www.cafemom.com/dailybuzz/healthy_living/4988/Can_You_Still_Afford_Birth_Control_in_the_Recession"> <em>Healthy Living Buzz</em></a> :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai trouvé les résultats de cette enquête alarmants parce que si ces femmes ne peuvent pas s&#39;offrir de contraception, comment pourront-elle faire face à ce que coûte d&#39;avoir un enfant ? Qu&#39;est-ce qui peut être fait à ce sujet ?</p></blockquote>
<p><em>Octobersmom</em> fait ce commentaire [en anglais] sur ce billet :</p>
<blockquote><p>[Un] enfant est sacrément plus cher qu&#39;un bébé ! Si vous ne pouvez pas vous offrir de contraception alors, quel bonheur, le reste du pays paiera pour votre bébé parce que vous n&#39;avez pas pu garder votre culotte.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.walletpop.com/blog/2009/05/19/recession-adoptions-economy-forces-some-women-to-give-up-babies/">Francine Huff</a>, sur <em>Wallet Pop</em>, dit [en anglais] que des familles en difficulté songent à présent à donner leurs enfants parce qu&#39;elles n&#39;arrivent pas à élever leurs enfants. De plus, selon <em>Wallet Pop</em>, des agences d&#39;adoption affirment qu&#39;il y a eu une augmentation des demandes de renseignements provenant de femmes qui envisagent de donner leurs enfants pour qu&#39;ils soient adoptés. Après ces quelques exemples montrant comment la crise économique a  affecté la maternité, peut être y aura-t-il plus à dire sur le chemin de la reprise.</div>
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		<title>Sri Lanka : Discrimination contre les Tamouls</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/10/13/21448/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 08:01:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Rezwan  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 
Sur le blog Groundviews, Marisa de Silva souligne [en anglais] le fait que “même après la guerre, la discrimination reste profonde au Sri Lanka”, en donnant quelques exemples de ce que subissent ses amis Tamouls dans leur vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/rezwan/">Rezwan</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/10/13/sri-lanka-discrimination-runs-deep/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>Sur le blog <em>Groundviews</em>, <a href="http://www.groundviews.org/2009/10/13/even-post-war-discrimination-runs-deep-in-sri-lanka/">Marisa de Silva</a> souligne [en anglais] le fait que “même après la guerre, la discrimination reste profonde au Sri Lanka”, en donnant quelques exemples de ce que subissent ses amis Tamouls dans leur vie quotidienne. Les papiers officiels (acte de naissance, procédure de divorce, formulaire de retrait d&#39;argent à la banque) rédigés en cingalais compliquent la vie de Tamouls qui ne savent pas lire cette langue. Une exception toutefois, les cartes d&#39;identité sont bilingues, ce qui garantit à leurs porteurs de ne pas passer inaperçus lors d&#39;un contrôle d&#39;identité.</p>
<p><a href="http://www.groundviews.org/2009/10/11/post-war-politics/">Sanjana</a> analyse, toujours sur le même blog [en anglais], la vie politique de l&#39;île.</p>
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		<title>Pakistan : Les déplacés rentrent chez eux pour une nouvelle vie</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/09/16/19411/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 09:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Faisal Kapadia  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 


Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées.
Photo de Olaf Kellerhoff, publiée sous licence Creative Commons.
Après presque deux mois passés dans des camps aux conditions de vie sordides, les personnes déplacées du District de Swat, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/faisal-kapadia/">Faisal Kapadia</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/09/15/pakistan-back-home-and-starting-a-new-life/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<div id="attachment_96359" style="width: 430px;"><a href="http://www.flickr.com/photos/olafkellerhoff/3578715821/"><img title="Swat IDPs [640x480]" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/09/Swat-IDPs-640x480.jpg" alt="Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées" width="576" height="432" /></a></div>
<p style="text-align: center;"><em>Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées.<br />
Photo de Olaf Kellerhoff, publiée sous licence Creative Commons.</em></p>
<p>Après presque deux mois passés dans des camps aux conditions de vie sordides, les <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/31/16258/">personnes déplacées</a> du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/District_de_Swat">District de Swat</a>, au Pakistan, ont été autorisées <a href="http://www.dawn.com/wps/wcm/connect/dawn-content-library/dawn/news/pakistan/provinces/12-more+idp+families+back+home--bi-11">à rentrer chez elles</a> [en anglais], à partir du 13 juillet 2009. Bien qu&#39;il ait eu des plaintes à propos d&#39;un manque d&#39;encadrement médical convenable sur le chemin du retour, et qu&#39;il y ait eu des <a href="http://www.geo.tv/8-3-2009/46992.htm">problèmes de manque de moyens de transport</a> [en anglais], dont on a moins parlé, l&#39;ensemble du pays a semblé soulagé, avec l&#39;espoir que les souffrances de ces personnes déplacées s&#39;atténueraient à leur retour chez elles. Toutefois certains de ces déplacés hésitent encore à rentrer, car le chemin du retour est parsemé d&#39;embûches et que le niveau de sécurité est toujours fluctuant.</p>
<p>Écrivant sur le blog <em>Teeth Maestro</em> [en anglais], <a href="http://teeth.com.pk/blog/2009/07/26/return-to-jalala-idp-situation-update">Awab Alvi</a> a interrogé un fonctionnaire responsable du District de Mardan, qui a requis l&#39;anonymat, sur la  situation sur le terrain :</p>
<blockquote><p>Concernant le retour des réfugiés, il a dit qu&#39;il avait discuté avec le Naib Nazim [maire adjoint] de Buner deux jours auparavant, et que celui-ci avait insisté sur le fait que la situation dans la région ne permettait pas à quiconque de vivre dans des conditions convenables. Il y a eu dans le district entier des destructions à grande échelle. Mais il a dit que les gens [les réfugiés] voulaient partir le plus vite possible. Ils disaient que même si on leur construisait le Taj Mahal ici, il ne resteraient pas.</p></blockquote>
<p>Sur le blog <em>Pak Factor</em> [en anglais], <a href="http://www.pakfactor.com/swat-idps-an-aid-worker%E2%80%99s-diary.html">Niyaz Muhammad</a> a interrogé Bakhtmel, un des déplacés du Swat. Il dit la même chose :</p>
<blockquote><p>“Si nous rentrons nous vivrons dans l&#39;obscurité, car les infrastructures ont été détruites. Il n&#39;y a pas d&#39;électricité ni de télécommunications”, dit-il. “Mes champs et mes moyens de subsistance ont été détruits, aussi je ne serai en aucune manière capable de gagner ma vie quand je rentrerai,” explique-t-il. “Cela veut dire que nous dépendrons de l&#39;aide extérieure et que nous devrons probablement vivre sous des tentes parce que nos maisons ont été endommagées et sont inhabitables”.</p></blockquote>
<p>Sur le blog <em>Pakistan Politics</em> [en anglais], <a href="http://pakistanpal.blogspot.com/2009/09/evaluating-swat-test.html">Pakistan Pal</a> donne son point de vue sur le retour de ces déplacés, en revenant sur la situation actuelle :</p>
<blockquote><p>L&#39;aspect le plus remarquable de l&#39;opération Malakand est le retour des personnes déplacées. On estime que 1,8 millions de réfugiés sont rentrés, 80 pour cent pour la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Divisions_of_Pakistan">division</a> [en anglais] et 90 pour cent dans le Swat, démentant les prédictions apocalyptiques de beaucoup d&#39;observateurs étrangers. Cela ne serait pas produit s&#39;ils ne s&#39;étaient  pas sentis rassurés pour leur sécurité. L&#39;inquiétude de la population à propos des <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/06/29/13629/">militants</a> ne disparaîtra pas en une nuit, mais le retour des personnes déplacées est un indicateur important d&#39;une normalité en train de se mettre en place. La gestion des personnes déplacées a été perçue à juste titre comme l&#39;étape cruciale de l&#39;opération. Leur rapatriement rapide et dans l&#39;ensemble ordonné est une réussite importante.</p></blockquote>
<p>Le blog <a href="http://jazba.wordpress.com/2009/09/04/swat-museum-to-be-re-opened/">Jazba</a> [en anglais] fait état d&#39;une bonne nouvelle, un signe de retour à la normalité, pour la population du Swat :</p>
<blockquote><p>Le gouvernement de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NWFP">Province Frontière du Nord-Ouest</a> a décidé… de réouvrir le Musée du Swat, tous les travaux nécessaires à cette réouverture ayant été réalisés. Pendant l&#39;opération <em><a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/11/16860/">Rah-e-Rast</a></em> (Voie Droite) de l&#39;armée pakistanaise, le Musée du Swat était fermé pour une durée indéfinie et tout le patrimoine du Musée a été déménagé à Peshawar pour le préserver. Mais après le succès complet de l&#39;opération des forces armées et le retour sans encombre des personnes déplacées, toutes les administrations ont été réouvertes. Comme l&#39;état de droit et l&#39;ordre s&#39;améliorent dans le Swat, le gouvernement de la Province Frontière du Nord-Ouest a décidé d&#39;ouvrir le Musée du Swat.</p></blockquote>
<p>Le gouvernement a aussi <a href="http://www.google.com.pk/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=6&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.app.com.pk%2Fen_%2Findex.php%3Foption%3Dcom_content%26task%3Dview%26id%3D84363%26Itemid%3D1&amp;ei=096tSry7JqfW6gOHs7XqBw&amp;usg=AFQjCNEv-beJ7V_58q22RYaATRi6519YcA">déclaré</a> [en anglais] qu&#39;une somme totale de 5,75 milliards de roupies pakistanaises (12 millions d&#39;euros) d&#39;aides en argent a été distribuée aux personnes déplacées rentrant chez elles, pour leur réinstallation.</p>
<p>Quel que soit le point de vue, la totalité de cette période d&#39;exode, suivie du retour, a été une grande et horrible tragédie de l&#39;histoire du Pakistan. Une seule conclusion ressort de tout ce qui précède, la réinstallation n&#39;est en aucune façon une tâche facile pour tout gouvernement, surtout quand cela prend les proportions de ce qu&#39;il a fallu gérer au Pakistan. La bonne nouvelle est que malgré les nombreux obstacles et difficultés encore à venir, au moins une grande partie des familles déplacées commence à présent une nouvelle vie.</p>
</div>
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		<title>Inde : Vague de suicides chez les paysans</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/26/17763/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 09:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Rezwan  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

[Tous les liens pointent vers des articles en anglais].
L&#39;Inde est le second pays au monde par sa population, de 1,2 milliards de personnes, et c&#39;est encore un pays rural, puisque 70 % de celle-ci vit dans des villages. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/rezwan/">Rezwan</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/25/india-a-wave-of-suicides-among-farmers/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p><em>[Tous les liens pointent vers des articles en anglais].</em></p>
<p>L&#39;Inde est le second pays au monde par sa population, de 1,2 milliards de personnes, et c&#39;est encore un pays rural, puisque 70 % de celle-ci vit dans des villages. Plus de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty_in_India">450 millions d&#39;Indiens</a> (42 % de la population) vivent avec moins de 1,25 $ par jour, sous le seuil de pauvreté reconnu au niveau international. Bien que l&#39;agriculture ne produise que 28 % de la richesse nationale, elle représente plus de la moitié des emplois. Malheureusement, de plus en plus de paysans ont recours aux moyens les plus extrêmes pour échapper à l&#39;endettement et à la pauvreté : des <a href="http://www.independent.co.uk/news/world/asia/1500-farmers-commit-mass-suicide-in-india-1669018.html">milliers d&#39;entre eux se suicident</a> chaque année, et ce <a href="http://www.celsias.com/article/how-gm-seeds-killed-more-indians-world-war-ii/">depuis longtemps</a>.</p>
<p><a href="http://devinder-sharma.blogspot.com/2009/08/i-know-now-why-farmers-kill-themselves.html"><em>Devinder Sharma</em></a>, un analyste des politiques alimentaires et commerciales vivant en Inde, écrit sur le blog <em>Ground Reality</em> (<em>Réalité du terrain</em>) :</p>
<blockquote><p>60 paysans se sont suicidés [dans l&#39;état d&#39;Andhra Pradesh] en juillet [2009]. Et au 10 août, 16 autres ont mis fin à leurs jours. Qu&#39;un tel drame mortifère continue de se produire dans les campagnes malgré toutes les commissions et les mesures d&#39;aide en dit beaucoup sur l&#39;apathie criminelle qui prévaut parmi l&#39;élite urbaine et les décideurs politiques. Ce qui est tragique est que personne n&#39;a franchement envie de s&#39;attaquer aux causes qui produisent ces souffrances humaines sans fin.</p></blockquote>
<p>Pourquoi ces paysans se suicident-ils ? La journaliste indépendante <a href="http://nitawriter.wordpress.com/2007/05/14/why-indians-commit-suicide/"><em>Nita J. Kulkarni</em></a> l&#39;explique sur son blog <em><a href="http://nitawriter.wordpress.com/2007/05/14/why-indians-commit-suicide/">A Wide Angle View of India</a> (L&#39;Inde vue grand angle) </em>:</p>
<blockquote><p>Les paysans tombent dans l&#39;endettement à cause d&#39;un ensemble de coûts d&#39;exploitation élevés, les semences hybrides (soit disant à haut rendement) et les pesticides vendus par les multinationales ayant un prix exorbitant, alors que leur production ne se vend pas à un bon prix, en partie à cause des importations. La sécheresse s&#39;est ajoutée à leurs malheurs. L&#39;irrigation est trop coûteuse pour ces paysans, et le gouvernement ne les a pas aidés.</p></blockquote>
<p>Sur son blog <em>My Thoughts</em> (<em>Ce que je pense</em>), <a href="http://ceospeaks.mrkconsultancy.com/2009/08/large-part-of-india-drought-hit-but-no.html"><em>S Gupta</em></a> critique l&#39;inefficacité de l&#39;organisation des secours publics, face à la sécheresse de l&#39;été 2009, en affirmant que la distribution directe de nourriture va à l&#39;encontre de la dignité de beaucoup, qui préfèrent ne rien recevoir, et que d&#39;autre part le riz et le blé de bonne qualité sont détournés et revendus au marché noir.</p>
<p><a href="http://soniafaleiro.blogspot.com/2005/12/death-along-famished-road.html"><em>Sonia Faleiro</em></a>, une journaliste et romancière indienne reconnue, explique comment les cultivateurs de coton de la région de Vidarbha, dans l&#39;état du Maharashtra, sont enlisés dans l&#39;endettement, en l&#39;absence d&#39;aide publique :</p>
<blockquote><p>Une culture touchée par la maladie, ou bien l&#39;achat malencontreux de fausses semences, par exemple, rendent un emprunt nécessaire. Seulement cinq pour cent des paysans peuvent emprunter auprès des coopératives ou des banques, [les autres en étant exclus] le plus souvent à cause d&#39;un précédent défaut de remboursement. Ceux-là [les exclus du crédit bancaire] sont contraints de se retrouver entre les griffes d&#39;usuriers, le plus souvent hostiles, qui arrachent environ 500 roupies d&#39;intérêt tous les quatre mois pour 1 000 roupies empruntées.</p></blockquote>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img title="india farmers [640x480]" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/india-farmers-640x480.jpg" alt="The burden of debt becomes unbearable, tips over at any small provocation by nature, and farmers commit suicide." width="300" height="380" /><p class="wp-caption-text">Le fardeau de la dette devient insupportable, et à la moindre contrariété de la nature, les paysans étranglés par les dettes se suicident.</p></div><em>Photo de <a href="http://www.flickr.com/photos/chinogypsie/">chinogypsie</a>, sur Flickr, sous licence Creative Commons.</em></p>
<div><a href="http://blog.savevillage.org/?p=20"><em>Vikas</em></a>, sur <em>Associación Prabhat</em>, le blog d&#39;une ONG espagnole et indienne qui soutient les efforts de développement dans les villages de régions oubliées de l&#39;Inde, s&#39;indigne de l&#39;inaction du gouvernement et du manque d&#39;intérêt des autres :</div>
<blockquote><p>Si le gouvernement veut résoudre le problème des paysans, alors pourquoi les paysans ne reçoivent-ils pas des aides particulières après une sécheresse ou une inondation (le plus souvent dans l&#39;état du Bihar). Pourquoi les paysans dans beaucoup de régions n&#39;ont même pas un droit légal au crédit auprès des banques commerciales… Pourquoi personne ne parle de la malnutrition et de la faim qui touche une grande partie de l&#39;Inde (25 % des pauvres sous-alimentés du monde vivent en Inde) ?</p>
<p>Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de ce lent massacre systématique des paysans dans beaucoup d&#39;endroits en Inde ?</p>
<p>Je pense que l&#39;Inde est trop occupée par son progrès économique et qu&#39;elle ne veut que continuer à vivre dans son rêve où elle s&#39;imagine se rapprocher des pays développés (et que les 25 % des pauvres du monde qui vivent en Inde n&#39;existent pas).</p></blockquote>
<p>La réalisatrice, enseignante et blogueuse indienne <a href="http://calamur.org/gargi/2009/08/17/24-hour-infomercials/"><em>Harini Calamur</em></a> s&#39;indigne également du manque de couverture médiatique des souffrances des paysans qui ont recours au suicide, en le comparant à l&#39;importante couverture médiatique des célébrités :</p>
<blockquote><p>Le jour où Shahrukh Khan a été arrêté pendant deux heures […] 21 paysans se sont suicidés en Andhra Pradesh parce qu&#39;ils ne pouvaient rembourser leurs dettes.</p>
<p>Mais les suicides des paysans ne sont pas sponsorisés, ils ne font pas monter l&#39;audience et ils ne sont absolument pas propices aux vociférations improvisées de nos estimés « journalistes ».</p></blockquote>
<p><em><a href="http://yayaver.blogspot.com/2009/08/no-rain-drop-blames-itself-for-flood.html">Himanshu Rai</a></em>, expert en informatique et blogueur, souligne également la sélectivité des Indiens devant les problèmes :</p>
<blockquote><p>Les disparités croissantes entre les campagnes et les villes engendrent un grand vide dans le modèle de développement. Ce qu&#39;il y a d&#39;ironique est que personne ne se soucie plus des pauvres, ni du besoin d&#39;un changement réel.</p>
<p>La classe moyenne urbaine, qui représente moins de 5 % de la population, bénéficie d&#39;une couverture médiatique disproportionnée. Les suppressions d&#39;emploi dans les compagnies aériennes deviennent un problème plus important que les suicides de masse des paysans dans notre pays.</p></blockquote>
<p>Un <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/8178072.stm">rapport récent</a> du Navdanya Trust, un groupe de pression indien en faveur de l&#39;environnement, indiquait qu&#39;il y a « plus d&#39;affamés en Inde qu&#39;en Afrique sub-saharienne », et que les plus affamés des indiens sont ses paysans.</p>
<p>Les paysans ont beau manifester, leur seule arme reste le suicide. Après quatre années de sécheresse, 5 000 paysans de l&#39;état du Jharkhand ont conclu un <a href="http://southasia.oneworld.net/todaysheadlines/distressed-indian-farmers-sign-suicide-pact">pacte de suicide</a>, en se plaignant que le gouvernement n&#39;ait rien fait pour améliorer leur sort.</p>
<p>La philosophe et militante écologiste et féministe <a href="http://www.voltairenet.org/article159305.html"><em>Vandana Shiva</em></a> en rend responsable les transformations économiques négatives que subit l&#39;agriculture et la mondialisation. Comme le taux de chômage dépasse les 7 %, les paysans ont peu d&#39;opportunités de pouvoir changer de métier pour survivre.</p>
<p>Les réalisateurs amateurs Vibhu Mohunta et Ashish Dhadade ont réalisé <a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-1LLzAO9M8">Mitti</a>, une courte vidéo [10 minutes] qui veut sensibiliser à la détresse des paysans indiens.</p>
<p>Le journaliste indien reconnu <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath">Palagummi</a></em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath"><strong> </strong></a><em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath"> Sainath</a></em> écrit sur <em>Counterpunch</em> que la pauvreté et la faim augmentent rapidement chez les paysans indiens :</p>
<blockquote><p>Des millions de petits paysans indiens sont des acheteurs nets de céréales. Ils ne parviennent pas à produire assez pour nourrir leur famille et doivent travailler sur les champs des autres et ailleurs pour boucher les trous. Comme ils doivent acheter ce dont ils manquent sur le marché, ils sont profondément affectés par les brusques hausses des prix alimentaires, comme il s&#39;en est produit depuis 1991, qui ont été particulièrement brutales cette année. La faim est vraiment une réalité pour ceux qui produisent la nourriture. Il faut y ajouter le fait que la « disponibilité nette par personne » des céréales a fortement diminué depuis le début des réformes, de 510 grammes par Indien [par jour] en 1991 à 422 grammes vers 2005 (ce n&#39;est pas une diminution de 88 grammes, c&#39;est une diminution de 88 multipliée par 365 puis par un milliard d&#39;Indiens). Comme le professeur Utsa Patnaik, le meilleur économiste indien s&#39;agissant d&#39;agriculture, l&#39;a constamment souligné, une famille pauvre moyenne dispose actuellement d&#39;environ 100 kg de moins que dix ans plus tôt.</p></blockquote>
<p>Les paysans indiens pauvres connaîtront encore plus de problèmes si les nappes phréatiques ne sont pas gérées convenablement, comme l&#39;explique le géologue <a href="http://suvratk.blogspot.com/2008/10/groundwater-map-of-india-and-farmer.html"><em>Suvrata Kher</em></a>. L&#39;absence de mécanismes de crédit comme le microcrédit, et le manque de diversification des cultures, et d&#39;autres sources de revenus, ne feront qu&#39;accroître leurs difficultés. Ils sont pris dans le cycle de la pauvreté, et les calamités naturelles comme les sécheresses les plongent dans la détresse. L&#39;économiste et environnementaliste <a href="http://quicktake.wordpress.com/2009/07/09/radically-rethinking-indian-agriculture-sanjeev-sanyal/"><em>Sanjeev Sanyal</em></a> pense que l&#39;Inde a besoin de repenser radicalement son agriculture pour arrêter ces morts.</div>
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		<title>République Dominicaine : Moins de coupures de courant ?</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/20/17484/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 13:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Espagnol]]></category>
		<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[République Dominicaine]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>

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		<description><![CDATA[Billet publié par Eduardo Avila  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Chaque 16 août en République Dominicaine, comme d&#39;habitude à la date où le gouvernement achève une nouvelle année au pouvoir, le Président Leonel Fernández remanie son gouvernement. Les changements de cette année n&#39;ont dans l&#39;ensemble pas été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/eduardo-avila/">Eduardo Avila</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/19/dominican-republic-solving-the-issue-of-power-outages/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p>Chaque 16 août en République Dominicaine, comme d&#39;habitude à la date où le gouvernement achève une nouvelle année au pouvoir, le Président Leonel Fernández remanie son gouvernement. Les changements de cette année n&#39;ont dans l&#39;ensemble pas été importants, à une exception qui a entraîné des réactions variées. Le vice-président exécutif de la <a href="http://cdeee.gov.do/">Corporation Dominicaine des Entreprises Électriques d&#39;État</a> [en espagnol], la CDEEE, Radhamés Segura, a été remplacé par une personnalité très connue du secteur privé, l&#39;homme d&#39;affaires Celso Marranzini. Sur le blog <em><a href="http://duarte101.com/2009/08/18/remeneando-cdeee/">Duarte 101</a></em> [en espagnol], Joan Guerrero écrit à son propos :</p>
<blockquote><p>Celso llegó. Como un invitado inesperado, dejó reacciones en todos los medios con su nueva posición, adjudicada por el presidente Fernández.</p></blockquote>
<div class="translation">Celso est arrivé. Comme un invité inattendu, il a provoqué des réactions dans tous les médias avec son nouveau poste, qui lui a été attribué par le président Fernández.</div>
<p>Les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Electricity_sector_in_the_Dominican_Republic">coupures de courant sont une réalité quotidienne en République Dominicaine</a> [en anglais], et on dit souvent que c&#39;est un des principaux obstacles à ses plans de développement. En outre, l&#39;état accorde d&#39;importantes subventions au secteur de l&#39;énergie. Ces coupures se produisent depuis plus de 40 ans, et il y a eu toutes sortes de tentatives pour régler ce problème. À ce jour, aucune d&#39;entre elles n&#39;a réussi. Beaucoup de gens se demandent si la nomination de Marranzini changera pour le mieux les choses.</p>
<div id="attachment_91639" style="width: 410px;"><a href="http://www.flickr.com/photos/romancing_the_road/129638151/"><img title="power" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/power.jpg" alt="Photo by Señor Adventure and used under a Creative Commons license." width="400" height="300" /></a>Photo de Señor Adventure, utilisée sous licence Creative Commons.</div>
<p>Beaucoup pensent que le limogeage de Segura à l&#39;occasion du remaniement ne faisait guère de doute. Compte tenu du fait que le prix du kilowattheure d&#39;électricité est l&#39;un des plus élevés de la région, et des allégations de corruption et de népotisme, les jours de Segura à la CDEEE étaient comptés. Par contre, pour son remplacement, peu s&#39;attendaient à ce que Segura soit remplacé par l&#39;un des critiques les plus virulents à son encontre, Marranzini, qui ces dernières semaines a fait toute une série de déclarations au nom du secteur privé critiquant la mauvaise administration et l&#39;incapacité de l&#39;équipe de Segura à résoudre une bonne fois pour toutes le problème des coupures de courant.</p>
<p>Certains pensent que cette décision du Président a un double but : 1.) renforcer la crédibilité du gouvernement, qui a été notablement affectée par les accusations à l&#39;encontre de Segura et 2) réduire au silence les critiques du secteur privé contre le gouvernement, en particulier concernant l&#39;énergie. Luis José sur<em> <a href="http://ahiequeprende.com/2009/08/17/jugadas-con-mala-fe/">Ahí e&#39; que Prende</a></em> [en espagnol] revient sur cette nomination :</p>
<blockquote><p>¿Qué significa que Leonel haya puesto a Celso Marranzini en la CDEEE? Esa fue una jugada con mala fe, con la que se lava las manos y le echa el muerto de la energía a quien más la ha criticado: al sector privado.</p>
<p>Colocar a un empresario famoso, que tiene la buena fe de la mayoría de los sectores, obliga al sector privado a calmarse y a callarse la boca, porque ahora cuando critiquen los apagones no están criticando exclusivamente un funcionario cualquiera, sino que están criticando a don Celso Marranzini, una persona con una trayectoria envidiable que le hace merecer el respeto de muchos.</p>
<p>El lío lo va a tener ahora Celso Marranzini, quien después de criticar tanto a Segura y haberle tirado tan duro al Gobierno, va a tener que hacer una buena gestión si no quiere que lo crucifiquen.</p></blockquote>
<div class="translation">
<p>Que signifie la nomination de Celso Marranzini à la CDEEE ? C&#39;est un jeu hypocrite, avec l&#39;un [le gouvernement] qui s&#39;en lave les mains et laisse le cadavre du problème de l&#39;énergie à celui qui l&#39;a le plus critiqué : le secteur privé.</p>
<p>Placer un entrepreneur connu, qui a la confiance de la majorité des secteurs, oblige ceux du secteur privé à se calmer et à se taire, parce que maintenant, quand ils critiquent les coupures, ils ne critiquent pas uniquement un fonctionnaire quelconque, mais ils critiquent Monsieur Celso Marranzini, une personne qui bénéficie du respect de beaucoup grâce à son parcours enviable.</p>
<p>Maintenant ça ne va pas être simple pour Celso Marranzini, qui après avoir autant critiqué Segura et avoir été si dur envers le gouvernement, va devoir bien administrer s&#39;il ne veut pas pas qu&#39;on le crucifie.</p></div>
<p>L&#39;opinion du grand public sur Marranzini est contrastée. Certains espèrent qu&#39;il pourra résoudre la question de l&#39;énergie. Toutefois d&#39;autres sont plus sceptiques et critiquent la façon dont il est arrivé à ce poste. Rafael Pérez, sur <a href="http://duarte101.com/2009/08/18/humildad-celso-cdeee"><em>Duarte 101</em></a> [en espagnol], présente la &#8220;Méthode Celso&#8221; pour obtenir un poste à responsabilité : critiquer intensivement un responsable public, de préférence avec de bonnes raisons, jusqu&#39;à ce que le Président en soit las, qu&#39;il limoge le responsable critiqué, et le remplace par son critique. Marino, un lecteur de <em><a href="http://ahiequeprende.com/2009/08/17/jugadas-con-mala-fe/">Ahí e&#39; que Prende</a></em> [en espagnol] va encore plus loin :</p>
<blockquote><p>Ahora, Una sola pregunta, supuestamente ya sabemos quien es el Ing. Radhames Segura, ahora… quien Conoce al LADRONAZO de Celso Marranzini, que vendia energia con su distribuidora ILEGAL, a una suma de 200% mas cara que lo que el la Compraba… y ahora es el Titular de la institucion que el y su grupo de empresarios tiene QUEBRADO… que carajazo va resolver ese tigre.</p></blockquote>
<div class="translation">
<p>Maintenant une seule question, à ce qu&#39;on suppose on sait déjà qui est M. Radhames Segura, maintenant… qui Connaît le GROS VOLEUR qu&#39;est Celso Marranzini, qui vendait de l&#39;énergie par son entreprise de distribution ILLÉGALE, à un prix 200 % plus cher que ce qu&#39;il l&#39;Achetait… et maintenant il est le Patron de l&#39;institution que lui et son groupe d&#39;entrepreneurs ont MIS EN FAILLITE… qu&#39;est-ce que ce tigre va être bien capable de résoudre.</p></div>
<p>En le limogeant de la CDEEE, le Président Fernández a nommé Segura comme conseiller gouvernemental dans le domaine de l&#39;énergie. Toutefois, celui-ci a décliné le poste et a annoncé publiquement qu&#39;il allait se consacrer à restaurer son image publique.</p></div>
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		<title>Algérie : Après les affrontements entre Chinois et Algériens</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/13/17116/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 09:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Amira Al Hussaini  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

L&#39;afflux d&#39;immigrants chinois en Algérie a dégénéré en affrontement à Alger, les 3 et 4 août 2009, impliquant au total une centaine d&#39;habitants, Chinois et Algériens, de la cité Boushaki à Bab Ezzouar, qui ont fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/amira-al-hussaini/">Amira Al Hussaini</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/13/algeria-business-as-usual-after-chinese-face-off/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>L&#39;afflux d&#39;<a href="http://www.france24.com/fr/20090805-algerie-alger-chinois-affrontement-commercant-blesse-bab-ezzouar">immigrants chinois</a> en Algérie a dégénéré en affrontement à Alger, les 3 et 4 août 2009, impliquant au total une centaine d&#39;habitants, Chinois et Algériens, de la cité Boushaki à Bab Ezzouar, qui ont fait usage de couteaux et de barres de fer.</p>
<p>Les autorités chinoises semblent vouloir <a href="http://french.china.org.cn/foreign/txt/2009-08/07/content_18295944.htm">minimiser</a> cet incident.</p>
<p>L&#39;opinion algérienne semble considérer que les chinois sont responsables des tensions : ils « ne <a href="http://www.city-dz.com/?p=9287">respectent pas les mœurs locales</a> », ils « <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gN1Su09pgYGxuFnD8hatT8VznqPA">boivent de l&#39;alcool</a> », et si l&#39;on en croit <a href="http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=4746">Kimo</a>, drogue et prostitution ne tarderont pas à arriver avec les « chinetoques ».</p>
<p>Au-delà de ces réactions, cet incident fait se poser la question de savoir s&#39;il aura un impact sur les nombreux<a href="http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSAHM455539"> investissements chinois</a> [en anglais] en Algérie.</p>
<p>Le blog géopolitique <a href="http://themoornextdoor.wordpress.com/2009/08/08/algerians-and-chinese/"><em>The Moor Next Door</em></a> revient [en anglais] sur l&#39;histoire des relations entre la Chine et l&#39;Algérie :</p>
<blockquote><p>L&#39;Algérie et la Chine ont plutôt de bonnes relations. Quand on dit « l&#39;Algérie et la Chine », on veut dire que les gouvernements de la République Algérienne Démocratique et Populaire et de la République Populaire de Chine ont des relations amicales de longue date. La RPC a été le premier état à reconnaître l&#39;indépendance de l&#39;Algérie. Un assez grand nombre d&#39;officiers, ingénieurs et autres ont été formés en RPC. La télévision chinoise diffusait autrefois des émissions sur la révolution « populaire » algérienne. Les communistes algériens comptaient beaucoup de maoïstes dans leurs rangs dans les années 1960 et 1970, et l&#39;Ambassade de Chine est historiquement l&#39;une des plus importantes à Alger. Tout Algérien qui a effectué son service militaire a eu entre ses mains un fusil de fabrication chinoise et a servi dans une armée suivant le modèle de l&#39;Armée Populaire de Libération.</p></blockquote>
<p>L&#39;auteur de ce blog, <em>Kal</em>, se focalise ensuite sur les relations actuelles entre la Chine et l&#39;Algérie :</p>
<blockquote><p>Les Algériens n&#39;ont pas bien pris l&#39;arrivée d&#39;un grand nombre de Chinois durant la dernière décennie, principalement pour construire les logements et les infrastructures que le président Bouteflika a promis aux Algériens en 1999, 2004 et 2009 [dates des trois scrutins où il a été triomphalement élu]. Les Algériens veulent ces emplois. Mais ils reviennent à des entreprises chinoises selon les conditions chinoises.</p></blockquote>
<p>Il poursuit en disant :</p>
<blockquote><p>Aussi l&#39;embrasement récent des relations sino-algériennes est le résultat de problèmes de politique intérieure ; autrement dit, de problèmes que les deux gouvernements ont par le passé ignoré dans leurs accords entre eux. Mais à présent, les rebelles, en Algérie, s&#39;attaquent aux intérêts chinois en s&#39;appuyant sur la conduite d&#39;une rébellion chinoise ; et les simples Algériens tabassent des citoyens chinois, qui sont venus en Algérie à la suite de relations par ailleurs anciennes et fructueuses.</p></blockquote>
<p>Mais cette bagarre aura-t-elle un impact sur les relations sino-algériennes ?<em> The Moor Next Door </em>pense que rien n&#39;a changé en Algérie :</p>
<blockquote><p>Un titre disant « Une bagarre se produit en Algérie » a autant d&#39;importance dans le Maghreb que « Un chien a mordu un homme ». Il faut tenir compte que la veille des violences à Bab Ezzouar, il y a eu des émeutes avec les jeunes à El Tarf, près de la frontière tunisienne, et que depuis un peu moins d&#39;un an, des violences opposent régulièrement les Berbères <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibadite">Ibadites</a> et les arabophones à Berriane, au nord de Ghardaïa. Sans parler des nombreuses vagues d&#39;incendies de voitures et de pneus qui se produisent souvent un peu partout en Algérie. Tout ceci, c&#39;est aussi l&#39;Algérie de Bouteflika, et c&#39;est la conséquence de l&#39;échec de l&#39;ordre socio-économique qu&#39;il a mis en place, qui répond uniquement au niveau macro-économique aux problèmes économiques et sociaux, mais qui n&#39;arrive pas à faire disparaître de façon efficace les tensions fondamentales de la société algérienne.</p></blockquote>
</div>
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		<title>Bolivie : Expulsion de Brésiliens</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/12/16983/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/12/16983/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2009 11:40:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Malgré la récente régularisation des immigrants par le Brésil, qui profite surtout à ses voisins sudaméricains, le gouvernement bolivien vient d&#39;expulser du Pando, qui est frontalier avec l&#39;état brésilien d&#39;Acre, environ quatre mille travailleurs agricoles, seringueiros et paysans. Cette décision touche tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em> &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/10/brazil-bolivia-expels-brazilian-citizens/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Malgré la récente <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/20/15255/">régularisation des immigrants par le Brésil</a>, qui profite surtout à ses voisins sudaméricains, le gouvernement bolivien vient d&#39;expulser du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partement_de_Pando">Pando</a>, qui est frontalier avec l&#39;état brésilien d&#39;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_(Br%C3%A9sil)">Acre</a>, environ quatre mille travailleurs agricoles, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seringueiro">seringueiros</a> et paysans. Cette décision touche tout étranger vivant à moins de 50 kilomètres de la frontière, mais elle concerne tout particulièrement les Brésiliens qui vivent dans cette région amazonienne.</p>
<p>Le <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/30/bolivia-expulsa-brasileiros-de-territorio-na-fronteira/">Blog da Amazonia</a> [en portugais], qui suit cette affaire, écrit :</p>
<blockquote><p>Milhares de brasileiros que vivem em território boliviano estão ameaçados de expulsão porque Evo Morales, sob a alegação de garantir a soberania do seu país, quer assentar 4 mil famílias de camponeses oriundos de La Paz e Cochabamba, em 200 mil hectares de terras localizadas na região fronteiriça.</p>
<p>As primeiras vítimas são as famílias de pequenos posseiros brasileiros expulsos do departamento de Pando. Cerca de 40 famílias já chegaram ao município de Plácido de Castro, a 97 quilômetros de Rio Branco. Neste ponto, o estado do Acre e o departamento boliviano de Pando são separados pelo Rio Abunã.</p></blockquote>
<div class="translation">Des milliers de Brésiliens qui vivent sur le territoire bolivien sont menacés d&#39;expulsion parce qu&#39;Evo Morales, au prétexte de garantir la souveraineté de son pays, veut établir 4 mille familles de paysans originaires de La Paz et Cochabamba, sur 200 mille hectares de terres situées dans la région frontière.</p>
<p>Les premières victimes sont les familles des petits cultivateurs brésiliens expulsés du département de Pando. 40 familles environ sont déjà arrivées à Plácido Castro, à 97 kilomètres de Rio Branco [la capitale d&#39;Acre]. À cet endroit, l&#39;état d&#39;Acre et le département bolivien de Pando sont séparés par le Rio Abunã.</p></div>
<p>Certains paysans ont été contraints de quitter leur maison et leur terre, et d&#39;autres ont été menacés d&#39;avoir leurs biens incendiés avant qu&#39;ils ne soient remis aux Boliviens. Le <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/30/bolivia-expulsa-brasileiros-de-territorio-na-fronteira/">Blog da Amazonia</a> [en portugais] rapporte cette situation et le désespoir de chefs de famille qui ont investi leur temps et leur argent depuis plus de 40 ans dans ces terres :</p>
<div id="attachment_89046" class="wp-caption aligncenter" style="width: 448px;"><a rel="attachment wp-att-89046" href="http://fr.globalvoicesonline.org/?attachment_id=89046"><img class="size-full wp-image-89046" title="posseiro-djalma" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/posseiro-djalma.jpg" alt="Photo by: Alisson Ferreira e Altino Machado/ Published with permission" width="438" height="328" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Le seringueiro Djalma Soares abandonne sous la menace ses biens.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo, publiée avec autorisation, de Alisson Ferreira et Altino Machado.</p>
</div>
<blockquote><p>O seringueiro Djalma Soares, 55 anos de idade, vivia em território boliviano desde os nove anos. Em 46 anos de vida lá, jamais acumulou qualquer riqueza como seringueiro e coletor de castanha-do-brasil.</p>
<p>- Os funcionários do governo boliviano disseram que iriam subir o rio e na volta não queriam mais me encontrar na minha colocação. Eu falei: tudo bem, eu volto pro meu Brasil. Trouxe uma rede, um lençol e três panelas. O resto ficou tudo: bacia, machado, terçado, cabrita e outros instrumentos de trabalho. Lá eu dava meu jeito de sobreviver. Não sei como será minha vida aqui na cidade, sem emprego.</p></blockquote>
<div class="translation">Le seringueiro Djalma Soares, 55 ans, vivait sur le territoire bolivien depuis ses neuf ans. En 46 années de vie à cet endroit, il n&#39;a jamais acumulé la moindre richesse, en tant que seringueiro ou ramasseur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noix_du_Br%C3%A9sil">noix du Brésil</a>.</p>
<p>« Les fonctionnaires boliviens ont dit qu&#39;ils allaient remonter la rivière et qu&#39;ils ne voulaient pas me voir là où je me trouvais à leur retour. J&#39;ai dit : c&#39;est bon, je retourne dans mon Brésil. J&#39;ai pris un hamac, un drap et trois marmites. Tout le reste est abandonné là-bas : cuvette, hache, machette, petite chèvre et autres instruments de travail. Là-bas, j&#39;arrivais à survivre. Je ne sais pas comment ma vie sera ici en ville, sans travail. »</p></div>
<p>Bien qu&#39;il ait promis que les Brésiliens qui perdent leur propriété seront réinstallés dans une région plus éloignée de la frontière bolivienne, le gouvernement d&#39;Evo Morales ne donnera pas de compensation pour les biens tels que les maisons, ou pour le travail effectué sur les terres. Et le gouvernement ne versera pas non plus  d&#39;argent pour les propriétés où étaient établis des Brésiliens. C&#39;est pour cela que certains ont déclaré qu&#39;ils ne se laisseraient pas expulser sans réagir, comme le rapporte un entretien du <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/31/brasileiros-prometem-tocar-fogo-em-propriedades-se-forem-expulsos-da-bolivia/">Blog da Amazonia</a> [en portugais] avec une autre victime des expulsions :</p>
<blockquote><p>O que fazer então?</p>
<p>A Bolívia não vai ficar com isso de graça, não. Tem muito brasileiro revoltado com essa situação. Eu não vou deixar nada lá. Eu não quero ir para um lugar qualquer que eles vão oferecer. Eu prefiro tocar fogo na minha casa. Toco fogo em tudo e venho embora pra recomeçar a vida.</p>
<p>O senhor tem coragem de fazer isso mesmo?</p>
<p>Tenho, sim. Eu não tenho condição de gastar o que não tenho. Eu gastei, por exemplo, R$ 7 mil para construir minha casa. Eu não vou deixar ela na chave para um boliviano chegar e se apossar dela.</p>
<p>Tem mais gente pensando assim?</p>
<p>Tem gente com pensamento pior do que o meu.</p>
<p>Como assim?</p>
<p>Tem muita família de brasileiros pensando em fazer besteira com os bolivianos. Tem gente que tá pensando em ficar lá e matar esses caras. Quando estão no Brasil, os bolivianos parecem santos, mas lá são muito desumanos. Nesta semana mesmo eu vi eles tomando borracha. Um seringueiro vinha descendo o rio numa canoa e eles foram lá e tomaram a borracha. Chefe, eu pelo menos tenho uma partezinha aqui no Brasil, mas muitos tudo o que tem tá jogado lá dentro da Bolívia. Como é que alguém assim vai sair com uma mão no fecho e outra no cano, sem ter para onde ir nem onde ficar? Nenhum de nós vai mais pra dentro da Bolívia, ninguém quer isso.</p></blockquote>
<div class="translation">Qu&#39;allez-vous faire alors ?</p>
<p>La Bolivie ne va prendre tout ça pour rien. Il y a beaucoup de Brésiliens qui sont révoltés par cette situation. Je ne vais rien laisser là-bas. Et je ne veux aller dans aucun endroit qu&#39;ils vont donner. Je préfère mettre le feu à ma maison. Je mets le feu à tout et je m&#39;en retourne pour recommencer ma vie.</p>
<p>Aurez-vous le courage de faire ça ?</p>
<p>Oui. Je ne peux pas dépenser ce que je n&#39;ai pas. J&#39;ai dépensé, par exemple, 7 mille réaux (2 700 euros) pour construire ma maison. Je ne vais pas la laisser avec la clé sur la porte pour qu&#39;un Bolivien arrive et se l&#39;approprie.</p>
<p>Est-ce que d&#39;autres personnes pensent la même chose ?</p>
<p>Il y a des personnes qui pensent bien pire que moi.</p>
<p>Comment ?</p>
<p>Il y a beaucoup de familles de Brésiliens qui envisagent de faire des bêtises contre les Boliviens. Il y a des personnes qui pensent rester là-bas et les tuer. Quand ils sont au Brésil, les Boliviens ont l&#39;air gentil, mais là-bas ils sont vraiment inhumains. Cette semaine j&#39;en ai vu qui prenaient du caoutchouc. Un seringueiro descendait la rivière en canot et eux sont arrivés et ont pris son caoutchouc. Monsieur, moi j&#39;ai au moins un petit bout de terrain ici au Brésil, mais pour beaucoup, la seule chose qu&#39;ils possèdent est là-bas en Bolivie. Qui va partir sans rien, ni nulle part où aller ? Aucun d&#39;entre nous n&#39;ira à l&#39;intérieur de la Bolivie, personne ne le veut.</p></div>
<p>Beaucoup de colons brésiliens sont inquiets, même si le gouvernement bolivien a fixé la date limite du règlement de ce problème au 14 décembre 2009. Selon le <em>Blog da Amazonia</em>, le Brésil a versé 10,2 millions de dollars (7,2 millions d&#39;euros) à l&#39;<a href="http://www.iom.int/jahia/jsp/index.jsp">Organisation Internationale pour les Migrations</a> pour traiter spécifiquement de ce problème en Bolivie.</p>
<p>Certains blogs, comme <em><a href="http://tomauma.blogspot.com/2009/07/e-continuamos-tomando.html">Tomando mais uma</a></em> [en portugais], sont fortement déçus de cette situation et de la façon dont s&#39;en occupe le gouvernement brésilien. Ce blog souligne non seulement les liens supposés entre Evo Morales et les producteurs de coca, mais affirme également que derrière cette expulsion, il y a des préoccupations politiques et électorales :</p>
<blockquote><p>Homens, mulheres e crianças estão sendo forçados por funcionários bolivianos a abandonarem suas posses apenas com a roupa do corpo. Isso porque o departamento de Pando é tradicionalmente de oposição ao governo de Evo (…)</p>
<p>E pior, essa “grande marcha da coca” que está resultando na expulsão dos brasileiros, ocorre menos de um mês depois de Lula sancionar a Lei da Anistia Migratória, que autoriza a residência provisória de cidadãos estrangeiros em situação irregular no Brasil, beneficiando centenas de milhares de bolivianos que perambulam por aqui tocando flauta andina. Cadê a reciprocidade?</p>
<p>Ô Amorim, vê se faz alguma coisa que preste…</p></blockquote>
<div class="translation">Hommes, femmes et enfants sont obligés par les fonctionnaires boliviens à abandonner leurs terres en emportant seulement leurs vêtements. Tout ça parce que le département de Pando est traditionnellement dans l&#39;opposition à Evo (…)</p>
<p>Et pire, cette « grande marche de la coca » qui provoque l&#39;expulsion des Brésiliens se produit moins d&#39;un mois après la signature par Lula de la loi de régularisation, qui acorde un permis de séjour provisoire aux étrangers en situation irrégulière au Brésil, ce qui profite à des centaines de milliers de Boliviens qui traînent chez nous en jouant de la flûte andine. Qu&#39;en est-il de la réciprocité?</p>
<p>Eh, Amorim [le Ministre des Affaires Étrangères], est-ce que tu peux faire quelque chose de valable…</p></div>
<div id="attachment_89049" class="wp-caption aligncenter" style="width: 448px;"><a rel="attachment wp-att-89049" href="http://fr.globalvoicesonline.org/?attachment_id=89049"><img class="size-full wp-image-89049" title="posserios3" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/posserios3.jpg" alt="Photo by Alisson Ferreira e Altino Machado/ Published with permission" width="438" height="328" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Francisco Siqueira et sa famille ont également été expulsés de la Bolivie.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo, publiée avec autorisation, de Alisson Ferreira et Altino Machado.</p>
</div>
<p><a href="http://edineimuniz.blogspot.com/2009/07/uma-crise-anunciada.html">Ednei Muniz</a> [en portugais] ajoute que les prochaines élections, en décembre 2009, sont la principale explication des décisions d&#39;Evo Morales :</p>
<blockquote><p>Políticos de oposição a Evo Morales, por sua vez, segundo dizem os jornais bolivianos, acusam o Executivo de utilizar a reforma agrária para tentar modificar a tendência eleitoral de Pando, onde candidatos opositores sempre venceram.</p>
<p>Dizem os oposicionistas, que Evo planeja transferir para o Departamento de Pando apenas os militantes do ‘Movimento Rumo ao Socialismo’, grupo político que dá suporte ao Presidente. As eleições gerais ocorrerão em 06 de dezembro próximo – e como a Bolívia ainda não superou o fantasma do golpe é bom o governo brasileiro ficar de olhos bem abertos – ainda mais agora diante da possibilidade real de envolvimento de brasileiros nos conflitos, em função, claro, das graves questões fundiárias que se avizinham diante das medidas adotadas por Morales.</p>
<p>Se não bastasse todo esse cenário, os conflitos em Pando - de setembro de 2008 - envolvendo camponeses favoráveis ao governo e opositores liderados por Leopoldo Fernandes deixaram feridas profundas na região, e com elas também a certeza de que o problema deve – considerando a tradição boliviana – reaparecer nas eleições de dezembro.</p></blockquote>
<div class="translation">Les responsables politiques de l&#39;opposition à Evo Morales, de leur côté, d&#39;après ce que disent les journaux boliviens, accusent le Gouvernement d&#39;utiliser la réforme agraire pour tenter de modifier la sociologie électorale du Pando, où les candidats de l&#39;opposition ont toujours gagné.</p>
<p>Les gens de l&#39;opposition disent qu&#39;Evo projette de n&#39;installer dans le département de Pando que des militants du Mouvement vers le Socialisme (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Movimiento_Al_Socialismo">MAS</a>), le mouvement politique qui soutient le Président. Les élections générales auront lieu le 6 décembre prochain, et comme la Bolivie n&#39;a pas encore vaincu le fantôme des coups d&#39;état, le gouvernement brésilien ferait bien de faire très attention, encore plus aujourd&#39;hui devant la possibilité réelle d&#39;implication de Brésiliens dans un conflit, étant données, bien entendu, les graves questions foncières soulevées par les décisions prises par Morales.</p>
<p>Comme si tout cela ne suffisait pas, <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/09/13/bolivia-government-declares-state-of-emergency-in-pando/">le conflit dans le Pando</a> [en anglais], en septembre 2008, mettant aux prises des paysans favorables au gouvernement et des opposants, menés par Leopoldo Fernandes, a laissé de profondes blessures dans la région, et avec elles la certitude de ce que le problème, compte tenu de la tradition bolivienne, doive réapparaître lors des élections de décembre.</div>
</div>
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		<title>Malawi : Difficultés et progrès dans le système de santé</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/11/16925/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/11/16925/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 11:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Steve Sharra  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Cet article présente ce que des blogueurs du Malawi écrivent sur le système de santé de leur pays. Tour à tour, ils décrivent les progrès de l&#39;ophtalmologie, réfléchissent au rôle des sages-femmes, s&#39;indignent des négligences dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/steve-sharra/">Steve Sharra</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/11/malawi-the-good-the-bad-and-the-hopeful-in-health-care/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Cet article présente ce que des blogueurs du Malawi écrivent sur le système de santé de leur pays. Tour à tour, ils décrivent les progrès de l&#39;ophtalmologie, réfléchissent au rôle des sages-femmes, s&#39;indignent des négligences dans les hôpitaux et du gaspillage de l&#39;argent public, et enfin donnent quelques bonnes nouvelles, ce qui est rare, concernant l&#39;épidémie de SIDA.</p>
<div id="attachment_90069" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px;"><img class="size-medium wp-image-90069" title="drkalua-checks-mlwn-kids1" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/drkalua-checks-mlwn-kids1-300x223.jpg" alt="Dr. Kalua examines Malawian kids. Photo: Vision2020 IAPB" width="300" height="223" /></p>
<p class="wp-caption-text">Le Dr. Kalua examine des enfants au Malawi.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo : Vision2020 IAPB.</p>
</div>
<p>Le <a href="http://khumbokalua.blogspot.com/">Dr. Khumbo Kalua</a> [en anglais] est un ophtalmologue, enseignant-chercheur universitaire. Il nous apprend que la Faculté de Médecine de l&#39;Université du Malawi a mis en place depuis peu une formation diplômante en ophthalmologie. Le nombre d&#39;ophthalmologues du pays a également augmenté, avec trois nouveaux spécialistes formés ces deux dernières années (dont le Dr. Khumbo Kalua lui-même). Le nouveau Ministre de la Santé, qui est aussi député depuis peu, le Dr. Moses Chirambo, est également ophthalmologue, et a pendant longtemps été le seul de tout le Malawi.</p>
<p>Cette nouvelle formation, et ces nouveaux praticiens, sont le résultat du programme de l&#39;OMS <a href="http://v2020.org/page.asp?section=000100010027">Vision 2020 Droit à la Vue</a>, dans lequel le Malawi est impliqué depuis de nombreuses années à présent. Le <a href="http://khumbokalua.blogspot.com/2009/08/blogging-from-malawi-vision-2020-malawi.html">Dr. Kalua</a> dit [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Le Malawi participe à VISION 2020 depuis 2000, et a organisé avec succès des ateliers VISION 2020 pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe.</p>
<p>Le Malawi a achevé le plan quinquennal d&#39;ophtalmologie de VISION 2020 en 2004, et des progrès ont été réalisés, afin d&#39;aboutir à l&#39;élimination de la cécité évitable avant 2020 au Malawi.</p>
<p>Sur la base des 3 piliers de VISION 2020, en termes de contrôle des maladies, la cécité des enfants a été choisie comme l&#39;une des priorités les plus importantes, et un service d&#39;ophthalmologie pédiatrique doit être créé à Blantyre.</p></blockquote>
<p><a href="http://stabilymsiskablogger.blogspot.com/">Stabbily Msiska</a> [en anglais], infirmière qui étudie actuellement en Norvège, est une autre blogueuse du Malawi abordant les questions de santé. Stabbie, comme elle se surnomme elle-même, a commencé à bloguer en mars 2009, à son arrivée en Norvège. Ses 15 années en tant que sage-femme lui ont appris les choses simples, et qui ne coûtent rien, qui ont de l&#39;importance pour les femmes,  <a href="http://stabilymsiskablogger.blogspot.com/2009/05/neglected-things.html">au Malawi comme en Norvège</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Étant moi-même 3 fois maman, j&#39;ai vraiment regretté de ne pas être soutenue par une sage-femme pouvant m&#39;accueillir et se mettre à ma place pendant la grossesse, l&#39;accouchement, et après. Maintenant que je vis loin de chez moi dans ce pays scandinave, je me rends vraiment compte qu&#39;il y a des choses, qui ne coûtent rien mais sont importantes, que doivent faire toutes les sages-femmes du monde. Un sourire, des salutations, donner des informations complètes, expliquer les procédures, le respect, la compréhension, la sympathie. Avec toutes ces choses qui ne coûtent rien, nos hôpitaux seront des endroits formidables pour les femmes.</p></blockquote>
<div id="attachment_90161" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px;"><img class="size-medium wp-image-90161" title="stabbily2" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/stabbily2-300x299.jpg" alt="Malawian Nurse-Midwife, Stabbie Msiska" width="300" height="299" /></p>
<p class="wp-caption-text">Stabbie Msiska, sage-femme du Malawi.</p>
</div>
<p>Toutefois le système de santé du Malawi reste marqué par des problèmes importants, surtout pour les simples citoyens qui ne peuvent s&#39;offrir les soins coûteux de médecins privés. <a href="http://joenowblogs.blogspot.com/">Joe Mlenga</a> parle [en anglais] d&#39;un de ses parents éloignés qui s&#39;est pendu récemment pour en finir avec les difficultés financières graves dans lesquelles il se débattait. Selon Mlenga, cet homme était encore vivant lorsqu&#39;on l&#39;a trouvé. On l&#39;a transporté rapidement à l&#39;hôpital, où les infirmières et le personnel médical <a href="http://joenowblogs.blogspot.com/2009/08/eating-and-saving-life.html">dînaient</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>On m&#39;a dit qu&#39;ils ont continué leur repas pendant que Rogers gisait agonisant. Quand l&#39;équipe médicale a eu fini son repas et qu&#39;elle a commencé à s&#39;occuper de Rogers, il n&#39;était plus.</p></blockquote>
<p>Malheureusement, poursuit Joe, de telles négligences ne sont pas rares dans les hôpitaux du Malawi, et il rapporte un incident qu&#39;il a vu personnellement :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai personnellement vu une fois une mère portant son jeune fils très malade se précipiter dans l&#39;entrée de l&#39;hôpital de référence de Blantyre, QECH, pour prévenir les ambulanciers qu&#39;elle avait besoin d&#39;un chariot ou d&#39;un fauteuil roulant. Personne n&#39;a semblé réagir, et cette femme a fini par prendre elle-même un chariot… Elle a ensuite été aidée par le conducteur d&#39;un minibus qui avait accepté gentiment de faire un détour par l&#39;hôpital !</p></blockquote>
<p><a href="http://munthalikondwani.blogspot.com/">Kondwani Munthali</a> fait part de son mécontentement [en anglais] concernant un projet gouvernemental d&#39;étude de la faisabilité de la transformation d&#39;un vieux bateau sur le lac Malawi, le MV Chancy Maples, en hôpital mobile. <a href="http://munthalikondwani.blogspot.com/2009/07/sick-joke-goverment-can-play-and-bat.html">Selon Munthali</a> [en anglais], cette idée vient de donateurs écossais, qui veulent que le Malawi paie cette étude d&#39;un coût de 50 millions de kwachas (250 000 euros).</p>
<blockquote><p>Pour autant que je respecte les responsables du Ministère,  on peut faire beaucoup de choses avec 50 millions de kwachas. Former au moins 10 médecins, 200 auxiliaires médicaux et 100 infirmières. Ou mieux encore, on peut fournir en médicaments pendant cinq mois l&#39;hôpital de Lifuwu.</p>
<p>Nous devons fixer nos priorités en tenant compte de la pauvreté et des besoins du Malawi. Je trouve complètement fou de dépenser plus de 250 000 euros pour mener une étude de faisabilité sur un bateau, et peut être encore un million d&#39;euros pour le réparer et l&#39;équiper, alors qu&#39;il y a tant de besoins urgents, dont un appareil pour le cancer.</p>
<p>Monsieur le Président, cette folie doit être arrêtée. Sauvez d&#39;abord les vies des plus pauvres, et laissez les Écossais payer leurs projets favoris sans y mêler les plus pauvres. Combien de gens l&#39;hôpital mobile sur le lac traitera-t-il, combien coûtera-t-il à faire fonctionner et combien  produira-t-il de revenus ? Nous dépenserons plus pour entretenir ce vieux bateau que pour sauver des vies.</p></blockquote>
<p>La difficile situation du secteur de la santé au Malawi remplit de scepticisme un autre blogueur à propos de l&#39;image de progrès économiques que se donne le Malawi ces dernières années. <a href="http://alicknyasulu.blogspot.com/">Alick Nyasulu</a> [en anglais], qui est économiste, s&#39;interroge sur la croissance économique, si souvent citée en exemple, qu&#39;on attribue au Malawi. Il répond que la croissance économique ne profite pas aux simples citoyens, en particulier aux plus pauvres, comme le montrent les plaies socio-économiques qui sont en augmentation, par exemple les vols à main armée et les violences domestiques. Pour lui, les <a href="http://alicknyasulu.blogspot.com/2009/07/malawi-economic-growth-who-benefits.html">problèmes du système de santé</a>, sur lesquels il insiste [en anglais], en sont la preuve :</p>
<blockquote><p>Une urgence médicale à Ntchenachena, Chididi ou Mposa signifie la mort, malgré la croissance économique.</p>
<p>L&#39;éducation et la santé sont en crise dans ce pays. Les gens riches utilisent pour leur famille des services réservés à une élite, pour leur santé et leur éducation. Je ne suis pas jaloux des riches. Plus de 80 pour cent de la population du Malawi vit dans des régions rurales dont les dispensaires tournent souvent avec une infirmière qui ne dispose pas des médicaments adéquats. Les distances pour atteindre ces services, et l&#39;état des chemins ruraux, compliquent la situation. Je ne suis pas sadique en disant que les services de santé sont aussi mauvais que ceux de l&#39;éducation, surtout dans les régions rurales. C&#39;est malheureusement là où vit la majorité de notre population, résignée à une vie sans espoir ni avenir.</p></blockquote>
<p>Enfin, si pour <a href="http://mzatinkolokosa.blogspot.com/">Mzati Nkolokosa</a> [en anglais], le VIH et le SIDA font toujours rage, on aperçoit une lueur au bout du tunnel. Il revient tout d&#39;abord sur les <a href="http://mzatinkolokosa.blogspot.com/2009/07/window-of-hope.html">ravages provoqués par l&#39;épidémie</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai perdu des amis et des parents à cause du SIDA. Cette maladie a ruiné nos vies. Le SIDA a tué des gens qualifiés qui ne seront jamais remplacés.</p>
<p>Ceux parmi nous qui se sont formés à l&#39;Université du Malawi savent que le SIDA a fait des dégâts dans le monde de l&#39;éducation. En tant qu&#39;étudiants, nous avons vu un enseignant perdre du poids, ses cheveux blanchir, ne plus assurer ses cours, ou bien des étudiants privés de cours parce qu&#39;un professeur (le seul capabable d&#39;assurer cet enseignement dans tout le Malawi), était malade.</p>
<p>Dure époque. Dans mon village de Liwonde, les gens qui avaient de l&#39;argent sont partis. Les entrepreneurs qui prospéraient à la fin des années 1980 et au début des années 1990 sont tous partis.</p></blockquote>
<p>Mais il termine sur une note plus positive :</p>
<blockquote><p>Mais l&#39;espoir existe à présent. Les traitements permettent aux parents de vivre plus longtemps et d&#39;élever leurs enfants, qui autrement auraient été des orphelins. La sensibilisation à la maladie est maintenant élevée. Ma génération fait les bons choix. La prévalence de la maladie est à présent de 12,5 pour cent au Malawi.</p>
<p>Mais la bonne nouvelle est que dans la tranche d&#39;âges de 5 à 11 ans, la prévalence est de un pour cent. Cela veut dire que si nous pouvons élever cette génération en lui donnant une éducation sérieuse qui lui évite d&#39;être contaminée par le VIH, nous pouvons à l&#39;avenir avoir des générations quasiment libérées du SIDA.</p></blockquote>
</div>
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		<title>Asie du Sud-Est : Internet et nationalisme</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 18:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Mong Palatino  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Internet est de plus en plus employé pour différentes campagnes nationalistes par beaucoup de gens en Asie du Sud-Est. Et même des dirigeants politiques utilisent au mieux le cyberespace pour promouvoir l&#39;unité et le patriotisme dans leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/mong/">Mong Palatino</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/04/southeast-asia-internet-and-nationalism/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Internet est de plus en plus employé pour différentes campagnes nationalistes par beaucoup de gens en Asie du Sud-Est. Et même des dirigeants politiques utilisent au mieux le cyberespace pour promouvoir l&#39;unité et le patriotisme dans leur pays.</p>
<p>Cette tendance est encourageante puisque qu&#39;elle donne l&#39;occasion aux simples citoyens d&#39;exprimer leur sentiment d&#39;appartenance à des communautés plus vastes. Cependant, on trouve également en ligne des initiatives ultra-nationalistes qui vont à l&#39;encontre de la formation d&#39;une solidarité régionale en Asie du Sud-Est.</p>
<p>Le site qui est peut être le plus <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/22/15553/">controversé</a> en Indochine actuellement est <a href="http://www.ilovethailand.org/file/intro_site/">ilovethailand.org</a> [en thaï]. Ce site web a été créé par le Premier Ministre de Thaïlande pour améliorer la réputation internationale du pays. Ce site vise également à <a href="http://facthai.wordpress.com/2009/07/31/thai-websites-anger-cambodians-eturbonews/">unir et inspirer</a> [en anglais] les Thaïlandais, dont beaucoup sont mécontents des <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/04/13/6388/">disputes</a> entre les principales forces politiques du pays.</p>
<p>Pour <a href="http://nationmultimedia.com/2009/07/27/opinion/opinion_30108417.php">Chang Noi</a> [en anglais], cette campagne Internet du gouvernement thaïlandais n&#39;est qu&#39;une technique de propagande de masse :</p>
<blockquote><p>Aucune des campagnes [de  <a href="http://www.ilovethailand.org/file/intro_site/">ilovethailand.org</a>] ne reconnaît qu&#39;il pourrait y avoir des causes réelles derrière ces divisions. Aucune de ces campagnes ne propose de solution à ces causes. Aucune de ces campagnes ne considère que les gens peuvent s&#39;être lancés dans l&#39;activisme politique parce qu&#39;ils ont pensé que c&#39;était leur devoir de citoyens et parce qu&#39;ils avaient à l&#39;esprit les intérêts de leur pays. Les deux [campagnes] veulent cacher les vrais problèmes sous le tapis, où ils vont mijoter et s&#39;envenimer.</p></blockquote>
<p>Ce site web thaïlandais a également engendré une <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/07/22/cambodia-thailand-ilovethailand-website-sparks-controversy/">controverse</a> [en anglais] parce qu&#39;il revendique certaines régions du Cambodge, comme étant des“territoires perdus” de la Thaïlande.</p>
<p>Le Cambodge et la Thaïlande se <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/22/15310/">disputent</a> en effet depuis des décennies la possession de l&#39;ancien temple de <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/10/20/thailandcambodia-conflict-over-preah-vihear-temple-part-ii/">Preah Vihear</a> [en anglais]. Ce <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2008/10/19/955/">différend territorial</a> a déjà provoqué plusieurs <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/04/03/fighting-erupts-again-on-preah-vihear-border/">violents incidents de frontière</a> [en anglais] entre les patrouilles des deux états voisins.</p>
<p>Beaucoup de blogueurs ont exprimé leur déception en constatant que le gouvernement thaïlandais a choisi pour rassembler le pays de provoquer un conflit avec d&#39;autres états voisins. Ceux-là pensent qu&#39;il ne faut pas promouvoir en ligne cette version néfaste du nationalisme.</p>
<p>Comme on pouvait s&#39;y attendre, le gouvernement cambodgien a adressé une protestation officielle par la voie diplomatique à propos de ce site web. Et un site Internet favorable au Cambodge a été lancé : <a href="http://www.ilovekhmer.org/">ilovekhmer.org</a> [en khmer]. Ce site veut dénoncer les allégations, qualifiées de fausses, de ilovethailand.org.</p>
<p>Ces deux sites web, ilovethailand.org et ilovekhmer.org, sont devenus des portails Internet très populaires en Thaïlande et au Cambodge. Que les deux pays se disputent en ligne au sujet de leur conflit frontalier peut paraître positif, mais malheureusement cette guerre virtuelle alimente également les sentiments xénophobes dans les deux états.</p>
<p>Le Premier Ministre de Malaisie est un autre dirigeant qui a saisi le potentiel d&#39;Internet pour tenter d&#39;unir la société de son pays. Outre le fait qu&#39;il décrit son activité quoitidienne <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/04/06/malaysia%E2%80%99s-new-prime-minister-is-a-blogger-and-twitterer/">sur un blog et sur Twitter</a> [en anglais], le Premier Ministre Najib Abdul Razak a également lancé <a href="http://www.1malaysia.com.my/index.php">1Malaysia.com.my</a> [en anglais] pour servir de “plate-forme interactive” entre le dirigeant du pays et ses administrés. Le slogan de la campagne du Premier Ministre est “1Malaysia : le Peuple d&#39;abord,  la performance maintenant”.</p>
<p>En réponse, des militants en faveur de la démocratie en Malaisie ont lancé leur propre campagne en ligne, avec pour slogan <a href="http://www.facebook.com/pages/1BLACKMalaysia-Democracy-First-Elections-Now/90393349238">“1BlackMalaysia : Démocratie d&#39;abord, élections maintenant”</a> [en anglais]. Ils considèrent que leur nouveau gouvernant a sapé les institutions démocratiques en Malaisie. Ce groupe a publié des pages sur Facebook et un blog encourageant les Malaisiens à créer et télécharger des affiches <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/07/26/malaysia-%E2%80%9Cwhere-is-democracy%E2%80%9D/">“Où est la démocratie ?”</a> [en anglais].</p>
<p>L&#39;Indonésie a démontré qu&#39;une tragédie nationale pouvait <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/07/21/indonesia-online-nationalism/">réunir les blogueurs</a> [en anglais]. Quelques heures après que des <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/07/17/indonesia-bomb-explosions-at-kuningan-jakarta/">attentats meurtriers</a> [en anglais] aient frappé Jakarta le 17 juillet 2009, les utilisateurs indonésiens de Twitter commençaient à envoyer des tweets disant “Nous n&#39;avons pas peur”. Pendant plusieurs jours, le hashtag <a href="http://search.twitter.com/search?q=%23IndonesiaUnite">#indonesiaunite</a> [en anglais et en indonésien] est devenu le sujet le plus actif sur Twitter. Des utilisateurs de Plurk et de Facebook ont aussi changé leur avatar en adoptant les couleurs du drapeau indonésien, rouge et blanc. Les blogueurs du pays ont découvert l&#39;intérêt d&#39;utiliser des sites de microblog pour pousser les gens à réagir. Des analystes politiques ont été heureusement surpris de constater que des jeunes Indonésiens apolitiques se sont joints aux Indonésiens engagés pour condamner les attaques terroristes de Jakarta.</p>
<p>Les utilisateurs philippins de Plurk <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/01/18/philippines-helping-flood-victims-through-plurk-and-blogs/">ont collecté des dons</a> [en anglais] pour les victimes des inondations à Mindanao, via PayPal, en début d&#39;année. Après le <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/08/03/philippines-people-mourn-death-of-corazon-aquino/">décès</a> [en anglais] de l&#39;ancienne présidente Corazon Aquino, le 1er août 2009, des utilisateurs de Twitter ont en sa mémoire ajouté un <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/08/03/philippines-people-mourn-death-of-corazon-aquino/">twibbon</a> (ruban jaune) sur leur profil. Des <a href="http://www.bloggerskapihan.com/2009/07/22/cyberprotest-day-vs-con-ass-sa-hulyo-26-linggo/">pétitions en ligne</a> [en tagalog] contre le projet d&#39;amender la Constitution du pays ont recueilli des milliers de signatures et de soutiens, notamment sur <a href="http://www.facebook.com/pilipinaskontraconass">Facebook</a> [en anglais].</p>
<p>Au Viêtnam, une vigoureuse <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/04/16/cyber-activism-in-vietnam/">campagne</a> [en anglais] pour faire pression afin d&#39;obtenir plus de <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/06/19/vietnam-arrests-prominent-lawyer-and-writer/">liberté sur Internet</a> [en anglais] est en cours. Sur le web, les campagnes de soutien à l&#39;icône de l&#39;opposition birmane <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/06/05/myanmar-64-words-for-aung-san-suu-kyi/">Aung San Suu Kyi</a> [en anglais] sont nombreuses. Au Brunéi, les blogueurs ont organisé différentes actions pour obtenir de l&#39;argent au profit <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/05/16/bloggers-raise-funds-for-brunei-special-olympics-team/">d&#39;équipes sportives</a> [en anglais], de <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/02/25/brunei-fund-drive-for-flood-victims/">victimes d&#39;inondations</a> [en anglais] et de groupes de défenseurs de l&#39;environnement.</p>
<p>Le nationalisme est populaire, mais il fait débat sur Internet. Certains politiciens et groupes d&#39;opposants de l&#39;Asie du Sud-Est ont très bien utilisé Internet, de façon constante et persévérante, pour promouvoir des actions nationalistes. Ce phénomène d&#39;appropriation du web est positif dans la mesure où il étend et améliore la participation politique des citoyens ordinaires. Mais il engendre aussi malheureusement racisme et xénophobie.</p>
<p>Il est aussi déplaisant de voir des politiciens utiliser le web pour camoufler leurs mauvais agissements par des plaidoyers nationalistes contestables. Internet demeure un outil et un lieu d&#39;échange formidable pour des individus et des groupes sincères, afin de mettre en avant des thèmes aussi sérieux que le nationalisme. Les blogueurs d&#39;Asie du Sud-Est ne doivent pas laisser corrompre le potentiel libérateur du web par quelques personnes.</p></div>
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		<title>Chine : Vers la fin de la politique de l&#039;enfant unique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 08:52:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par George Sun  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

À en croire Time magazine [en anglais], la politique de l&#39;enfant unique, un des fondements de la Chine actuelle, pourrait changer, après qu&#39;une responsable de la planification familiale de Shanghaï ait affirmé dans un média officiel que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/sun/">George Sun</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/07/28/china-one-child-policy-heading-for-a-revision/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>À en croire <a href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1912936,00.html?xid=rss-topstories">Time magazine</a> [en anglais], la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_de_l%27enfant_unique">politique de l&#39;enfant unique</a>, un des fondements de la Chine actuelle, pourrait changer, après qu&#39;une responsable de la planification familiale de Shanghaï ait affirmé dans un média officiel que l&#39;on encourageait les couples de la ville à avoir deux enfants, en raison du vieillissement de la population et de la crainte d&#39;un futur manque de d&#39;œuvre. Mais devant les réactions provoquées à l&#39;étranger par cette annonce, la même responsable a ensuite limité la portée de son propos, le 25 juillet 2009, en affirmant qu&#39;à Shanghaï on permettait d&#39;avoir deux enfants par couple depuis des années, et que la municipalité n&#39;encouragerait pas activement toute mesure qui irait à l&#39;encontre d&#39;une politique nationale.</p>
<p>Pendant trois décennies, des millions de parents chinois ont élevé leur seul enfant en se conformant aux exigences strictes de la législation sur la planification familiale. Mais le geste de la municipalité de Shanghaï, qui pousse les jeunes couples à avoir deux enfants pour faire face au vieillissement de sa population, ne serait-il pas le premier pas des autorités chinoises pour changer de politique familiale ?</p>
<p>On dit à présent que le gouvernement chinois étudie une modification de la politique de l&#39;enfant unique, qui certes a contribué au développement économique initié par les réformes de Deng Xioping il y a trente ans, mais au prix d&#39;une exigence sociale lourde et controversée.</p>
<p>Cette information, qui a largement fait l&#39;objet d&#39;articles dans la presse chinoise, a également entraîné l&#39;intérêt des blogueurs et beaucoup de réactions. Sur Foreign Policy, <a href="http://blog.foreignpolicy.com/blog/7529">James Downie</a> estime [en anglais]qu&#39;un grand changement attend les grandes villes chinoises :</p>
<blockquote><p>Introduire cette réforme dans les plus grandes villes chinoises sera le premier pas important, et il sera intéressant de voir dans quelle mesure la Chine revient sur la politique (encore populaire) de l&#39;enfant unique.</p></blockquote>
<p>Il faut dire que cette politique provoque [logiquement] un déséquilibre de la population à Shanghaï. <a href="http://familylifenz.wordpress.com/2009/07/28/shanghai-starts-backpedaling-one-child-policy-in-face-of-demographic-implosion/">Brendan Malone</a> [en anglais] s&#39;inquiète du lourd fardeau qui pèse sur les jeunes générations :</p>
<blockquote><p>Des jeunes générations moins nombreuses, c&#39;est précisément ce qui inquiète Shanghaï, parce que la ville n&#39;a pas assez de jeunes hommes et de jeunes femmes pour entretenir sa population vieillissante.</p></blockquote>
<p>Pour cet autre <a href="http://blog.sina.com.cn/s/blog_4bc788e80100eb78.html">blogueur</a> [en chinois], modifier la politique de l&#39;enfant unique n&#39;est pas qu&#39;une question de développement économique :</p>
<blockquote><p>计划生育政策是我们的国策，但不是永远的办法。在上个世纪70年代推行计划生育政策时，中央和国务院的许诺是30年，现在30年已经到了，就应该承诺。</p></blockquote>
<div class="translation">La politique de l&#39;enfant unique est notre politique nationale. Mais cela ne signifie pas pour autant que cette politique n&#39;ait aucun défaut, ni qu&#39;elle soit éternelle. Dans les années 70, le gouvernement et l&#39;assemblée nationale populaire ont promis que cette politique durerait 30 ans. 30 ans plus tard, il est temps qu&#39;ils tiennent leur promesse.</div>
<p>Cet autre <a href="http://comment.ifeng.com/view.php?docName=%E4%B8%93%E5%AE%B6%E7%A7%B0%E4%B8%8A%E6%B5%B7%E6%94%BE%E5%AE%BD%E8%AE%A1%E5%88%92%E7%94%9F%E8%82%B2%E6%94%BF%E7%AD%96%E6%AD%A3%E5%BD%93%E5%85%B6%E6%97%B6%20%E6%9C%89%E5%88%A9%E4%BA%8E%E6%89%A9%E5%A4%A7%E5%86%85%E9%9C%80&amp;docUrl=http%3A%2F%2Ffinance.ifeng.com%2Fnews%2Fopinion%2Fmssd%2F20090727%2F994389.shtml">blogueur</a> trouve injuste [en chinois] que seuls les habitants de Shanghaï aient le privilège d&#39;avoir plus d&#39;enfants :</p>
<blockquote><p>凭什么上海想生二胎就可以生，难道上海不属于中国，上海经济有特权，难道人也有特权吗？老龄化可以放开户口限制，坚决抗议。</p></blockquote>
<div class="translation">Pourquoi ce privilège n&#39;appartient-il qu&#39;à Shanghaï ? N&#39;est-ce pas une partie de la Chine ? Ils ont déjà des privilèges économiques, et maintenant ils veulent demander des privilèges pour avoir des enfants. Je proteste vigoureusement contre l&#39;idée qu&#39;on peut alléger les restrictions de résidence à cause du vieillissement.</div>
<p>Et cette <a href="http://comment.xinmin.cn/index.php?app=common&amp;controller=Comment.List&amp;indexId=2298864&amp;title=&amp;url=http%3A%2F%2Fnews.xinmin.cn%2Frollnews%2F2009%2F07%2F28%2F2298864.html">femme</a> du Sichuan, qui est la seule enfant de ses parents, trouve difficile à vivre [en chinois] pour elle et son mari ne pas pouvoir avoir d&#39;autre enfant parce qu&#39;ils ne vivent pas à Shanghaï :</p>
<blockquote><p>如果准许生二胎 那么任何夫妇都应该可以生 为什么要有那么多条条框框呀？不成了特殊群体的特殊权利了吗？我老公有个哥哥 我是独生子女 我们都在外地工作 家也安在外地 有个儿子 我还想着生个女儿呢！</p></blockquote>
<div class="translation">Si on autorise les parents à avoir un second enfant, alors tous les couples  du pays doivent avoir ce droit. Pourquoi impose-t-on tant de restrictions et de règles pour les gens dans tout le pays, sauf à Shanghaï. Mon mari a un frère, mais je suis l&#39;unique enfant de mes parents. Nous vivons et travaillons loin de chez nous avec notre unique fils. Nous voudrions avoir aussi une fille !</div>
<p>Mais pour cet autre <a href="http://hi.baidu.com/xufulin/blog/item/0d1a1b01ff3ac3077aec2c66.html">blogueur</a> [en chinois], si tous les couples chinois ont un second enfant, les conséquences peuvent être importantes :</p>
<blockquote><p>中国这个世界人口大国，难道还嫌人口不够多？事实上，鼓励二胎的努力，主要目的是为了平衡劳动力的变少和老龄人口的增多。多年来，中国的计划生育政策一方面取得了巨大的成功，另一方面似乎又非常失败。它有效控制了人口，但却又导致了强制堕胎现象出现。</p></blockquote>
<div class="translation">Le pays le plus peuplé du monde voudrait, semble-t-il, avoir une population encore plus importante. La nouvelle orientation, qui vise à calmer l&#39;inquiétude grandissante concernant le vieillissement de la population et la diminution de la main d&#39;œuvre, est le geste officiel le plus notable à ce jour d&#39;aller à l&#39;encontre d&#39;une politique qui est considérée à la fois comme un succès spectaculaire et un échec terrible. Alors qu&#39;elle a permis de contrôler la croissance de la population, elle a aussi conduit à des avortements forcés.</div>
<p><a href="http://blog.huanqiu.com/?uid-54285-action-viewspace-itemid-284717">Chen Jibing</a>, journaliste de Shanghaï, écrit [en chinois] pour sa part sur son blog que le changement de politique familiale est l&#39;expression d&#39;une angoisse culturelle des Shanghaïens d&#39;origine :</p>
<blockquote><p>我个人认为，这里还有更深层次的心理原因——“你想不想生二胎”这个问题背后，隐含的其实是上海乃至整个中国东南沿海发达地区的一种文化焦虑。</p></blockquote>
<div class="translation">Je pense personnellement que derrière la question “Voulez-vous un  autre enfant ?”, il y a une raison psychologique. Cela provient d&#39;une angoisse culturelle, sensible aussi bien à Shanghaï que dans les régions côtières environnantes.</div>
<blockquote><p>在上海，我相信每个像我这样年龄的中青年父母都会有一个不大不小的烦恼——孩子不愿也不会说上海话。按照目前的这种趋势，恐怕不需要再过30年，曾一度被全国人民拿来作为讽刺小品素材的上海方言将会基本消失。</p></blockquote>
<div class="translation">À Shanghaï, je pense que tous les jeunes parents comme moi sont plus ou moins contrariés par le phénomène qui voit les enfants ne plus vouloir parler le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shangha%C3%AFen">shanghaïen</a>. Si cette tendance continue, j&#39;ai bien peur que dans 30 ans le shanghaïen, une langue qui était autrefois souvent utilisée dans les sketches satitiques, ait dans l&#39;ensemble disparu.</div>
</div>
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