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	<title>Global Voices en Français &#187; Norbert Bousigue</title>
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	<description>Le Monde Parle. Écoutez-Vous?</description>
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		<title>Colombie : L&#039;héritage afro-colombien de San Basilio de Palenque</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/11/10/23294/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/11/10/23294/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 10:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Catalina Restrepo  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 
Le petit village de San Basilio de Palenque, au nord de la Colombie, était l&#39;une des premières communautés de marrons, esclaves africains en fuite, à l&#39;époque de la colonisation espagnole. Leurs descendants tentent à présent de préserver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/catalina-restrepo/">Catalina Restrepo</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/11/09/colombia-preserving-afro-colombian-culture-in-san-basilio-de-palenque/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>Le petit village de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palenque_de_San_Basilio">San Basilio de Palenque</a>, au nord de la Colombie, était l&#39;une des premières communautés de marrons, esclaves africains en fuite, à l&#39;époque de la colonisation espagnole. Leurs descendants tentent à présent de préserver leur héritage culturel, qui comprend le <a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Criollo_palenquero">Palenquero</a> [en espagnol], un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ole_%28linguistique%29">créole</a> à base espagnole parlé par une population estimée à 2 500 personnes. Que ce soit au travers des histoires d&#39;esclavage transmises de génération en génération, ou par les traditions musicales qui sont encore vivantes, ce village semble comme un morceau d&#39;Afrique dans cette partie de la Colombie.</p>
<div id="attachment_105532" style="width: 410px; text-align: center;"><a href="http://www.flickr.com/photos/mompi26/4010843948/"><img class="aligncenter" title="palenque" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/11/palenque.jpg" alt="Photo of San Basilio de Palenque by Royale_With_Cheese and used under a Creative Commons license." width="400" height="267" /></a>Photo de San Basilio de Palenque par Royale_With_Cheese, utilisée sous licence Creative Commons.</div>
<p>Interrogée par le blog <em><a href="http://azadondepalo.wordpress.com/2009/07/02/piel-prieta-con-sabor-a-papaya-y-a-patrimonio/">Azadón de Palo</a> </em>[en espagnol], María Elena Salgado, une habitante du village, répond à la question « À quoi ressemble la vie à San Basilio de Palenque ? » :</p>
<blockquote><p>Es un lugar pequeño, donde todos nos conocemos. Somos generaciones de todas las familias, desde las primeras que se refugiaron en los Montes de María (así se llama la zona que rodea a San Basilio). Nuestras casas son humildes, hechas con material que nos da la naturaleza; tierra, bahareque, tapia y cemento a la vista. Nuestros techos son de palma y lata, que ayuda a refrescar y soportar el calor.</p></blockquote>
<div class="translation">C&#39;est un petit village, où on se connaît tous. Nous sommes les descendants de toutes les familles, des premières familles qui se sont réfugiées dans les Monts de Marie (c&#39;est le nom de la région qui entoure San Basilio). Nos maisons sont humbles, fabriquées avec les matériaux que nous donne la nature ; terre, tiges de canne, briques crue et ciment apparent. Nos toits sont faits de feuilles de palmier et de tôle, ce qui nous permet de les rafraîchir et de supporter la chaleur.</div>
<div id="attachment_105534" style="width: 310px; text-align: center;"><a href="http://www.flickr.com/photos/troskiller/3822956595/"><img class="aligncenter" title="singer" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/11/singer.jpg" alt="Musical group Las Alegres Ambulancias that hails from San Basilio de Palenque. Photo by Troskiller and used under a Creative Commons license. " width="300" height="444" /></a>Le groupe Las Alegres Ambulancias, qui vient de San Basilio de Palenque.</div>
<div style="width: 310px; text-align: center;">Photo de Troskiller, utilisée sous licence Creative Commons.</div>
<p>Les sonorités afro-colombiennes retentissent dans les maisons, dans lesquelles de larges groupes de la société se reconnaissent. L&#39;essence de ce concept prend de la force, et c&#39;est dans cet esprit que le blog <a href="http://colombiapassport.com/2007/07/10/colombia-negra-otra-gran-nacion-por-descubrir/comment-page-1/"><em>Colombian Passport</em></a> [en espagnol] publie ceci sur cette histoire :</p>
<blockquote><p>Lo que bien se sabe acerca de los colombianos negros es que son las personas descendientes de los que fueron traídos como mercancía, forzados por las compañías negreras europeas entre los siglos XV y XVIII a todo el territorio de las Américas.</p></blockquote>
<div class="translation">Ce que l&#39;on sait des Colombiens noirs est qu&#39;ils sont les descendants de ceux qui ont été amenés de force comme marchandise par les compagnies négrières européennes, du XVe au XVIIIe siècles, dans toutes les Amériques.</div>
<p>Patricia Quintero Barrera écrit sur le blog <em><a href="http://etnicografica.wordpress.com/2009/05/21/hoy-dia-nacional-de-la-afrocolombianidad/">Etnicográfica</a></em> [en espagnol] :</p>
<blockquote><p>La Afrocolombianidad o Identidad étnica Afrocolombiana es el conjunto de aportes y contribuciones, materiales y espirituales, desarrollados por los pueblos africanos y la población afrocolombiana en el proceso de construcción y desarrollo de nuestra Nación y las diversas esferas de la sociedad Colombiana. Son el conjunto de realidades, valores y sentimientos que están integrados en la cotidianidad individual y colectiva de todos nosotros y nosotras. La Afrocolombianidad es un patrimonio de cada colombiano(a), indistintamente del color de la piel o el lugar donde haya nacido.</p></blockquote>
<div class="translation">L&#39;Afrocolombianité ou Identité ethnique Afro-Colombienne est l&#39;ensemble des apports et contributions, matériels et spirituels, réalisés par les Africains et les Afro-Colombiens dans le processus de construction et de développement de notre nation, et des différents éléments de la société colombienne. C&#39;est l&#39;ensemble des réalités, des valeurs et des sentiments qui sont intégrés dans la vie quotidienne individuelle et collective de nous toutes et tous. L&#39;Afrocolombianité est un patrimoine de chaque Colombien, quels que soient la couleur de sa peau et l&#39;endroit où il est né.</div>
<p>Sur la chaîne Asabbagh de YouTube, on trouve enfin la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=j7pULdFkuB8&amp;feature=geosearch">bande-annonce d&#39;un documentaire</a> [en espagnol, sous-titré en anglais] qui présente San Basilio de Palenque, qui est à présent un village qui n&#39;a pas été déclaré comme faisant partie du Patrimoine Culturel Immatériel de l&#39;Humanité par l&#39;UNESCO en vain.</p>
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		<title>Angola : Le coût de la vie élevé de Luanda</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/11/09/23234/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/11/09/23234/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 17:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Angola]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Général]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Clara Onofre  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 
La capitale de l&#39;Angola, Luanda, est une ville où tout est très cher ; aussi bien pour les Angolais que pour les étrangers, ceux qui sont là le savent bien. Les services de base, comme l&#39;alimentation, l&#39;éducation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/clara-onofre/">Clara Onofre</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/11/09/angola-the-high-cost-of-living-in-luanda/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>La capitale de l&#39;Angola, Luanda, est une ville où tout est très cher ; aussi bien pour les Angolais que pour les étrangers, ceux qui sont là le savent bien. Les services de base, comme l&#39;alimentation, l&#39;éducation et le logement sont à des prix équivalents à ceux que l&#39;on trouve dans des pays européens. Mais la grande différence est que les salaires sont tout simplement risibles en Angola si on les compare à ceux que l&#39;on trouve en Europe, ce qui entraîne une lutte quotidienne pour satisfaire ses besoins élémentaires.</p>
<p>Cette lutte ne concerne évidemment pas les fortunés qui, pour d&#39;obscures raisons, ou pas, sont protégés par des comptes bancaires à rendre jaloux les simples mortels. Selon une enquête menée en juin 2009 par une société britannique, ECA International, <a href="http://www.citymayors.com/statistics/expensive-cities-intro.html">Luanda serait la ville la plus chère du monde</a> [en anglais].</p>
<p>Sur son blog <a href="http://mundodaverdade.blogspot.com/2007/05/o-nvel-de-vida-em-luanda.html"><em>Mundo da Verdade</em></a> [en portugais], Miguel Caxias donne une idée des prix pratiqués dans la ville :</p>
<blockquote><p>Só para terem uma ideia, o custo por noite no hotel em que estou é de 170 USD (quarto individual, com casa de banho e pequeno-almoço mesmo muito sofrível). Estamos a falar de um hotel que deve ter se tanto, duas estrelas. Para um europeu, não só por costumes alimentícios mas também por costumes de segurança, não se arrisca a comer em qualquer botequim de esquina, obviamente. No restaurante onde temos feito as nossas refeições, o custo médio de uma dose é de 30USD (junte-se a isso bebida, sobremesa, entradas e o preço salta logo para 40/45 USD de despesa individual).</p>
<p>Luanda está numa fase de construção massiva. Junto à Marginal existem apartamentos a 1 milhão de USD. Estão todos vendidos!!!</p></blockquote>
<div class="translation">“Juste pour vous donner une idée, le prix d&#39;une nuitée (chambre individuelle avec salle de bains, plus petit déjeuner très quelconque) dans l&#39;hôtel où je réside est de 170 dollars (110 euros). Nous parlons d&#39;un hôtel qui doit avoir au mieux deux étoiles. Un Européen, non seulement en raison des habitudes alimentaires, mais aussi pour des raisons de sécurité, ne se risque évidemment pas à manger dans la gargote du coin. Le prix moyen d&#39;un repas est de 30 dollars (20 euros) dans le restaurant que nous fréquentons (et avec une boisson, un dessert et des entrées le prix grimpe rapidement à 40/45 dollars [près de 30 euros] par personne).</p>
<p>Luanda connaît une phase de construction massive. Près du Marginal [quartier du front de mer], il y a des appartements à 1 million de dollars (650 mille euros). Tous ont été vendus !!!”</p></div>
<p>Le coût de la vie élevé de l&#39;Angola est paradoxal, puisqu&#39;il ne reflète pas une qualité de vie élevée, au moins pour ceux pour qui ça ne se passe pas bien du point de vue économique. L&#39;Angola enregistre des bons résultats si on consulte ses indicateurs de développement, mais malheureusement les citoyens du pays ne le ressentent pas, en majorité, dans leurs finances personnelles. Une demande excessive couplée à une offre insuffisante rend la situation difficile.</p>
<p>L&#39;auteur du blog <a href="http://diariodaafrica.blogspot.com/2009/02/os-precos-em-angola.html"><em>Diário de África</em></a> [en portugais], qui est Brésilien, se livre à une rapide analyse de ce qui se passe en Angola.</p>
<blockquote><p>“Não são apenas os alugueres (habitação) que custam caro. Tudo é caríssimo. Um quilo de tomate pode sair por 20 USD. Uma bandeja de uvas pode custar 30 USD o quilo. Um bife com batatas fritas pode custar facilmente, 50 dólares. Um cano furado pode sair por 1000.000 USD. Tapar um pequeno furo na tubulação do ar-condicionado do carro e colocar o gás para enfrentarmos o calor luandense custa 200 USD.</p>
<p>Precisa de electricista? Ele não vai sair da sua casa sem ter tirado pelo menos 100 USD de você. Mesmo que só tenha trocado uma lâmpada. Porque é tudo tão caro?”</p></blockquote>
<div class="translation">Ce ne sont pas seulement les loyers (logement) qui coûtent cher. Tout est très cher. Un kilo de tomates peut atteindre 20 dollars (13 euros). Un plateau de raisins peut coûter 30 dollars (20 euros) le kilo. Un beef avec des frites peut facilement coûter 50 dollars (30 euros). Un tuyau percé peut atteindre 1000 dollars (650 euros). Boucher un petit trou dans la conduite d&#39;air conditionné de la voiture et faire le plein de gaz pour faire face à la chaleur de Luanda coûte 200 dollars (130 euros).</p>
<p>Besoin d&#39;un électricien ? Il ne va pas sortir de chez lui sans vous prendre au moins 100 dollars (65 euros). Même s&#39;il n&#39;a seulement à changer qu&#39;une ampoule. Pourquoi tout est si cher ?</p></div>
<p>Selon ce blogueur, la réponse est simple et, une fois encore, revient à la guerre qui a volé au pays plus de 30 années de développement.</p>
<blockquote><p>O atabalhoado processo de independência e a guerra acabaram com tudo. Primeiro, a independência. Em 1975, pelo menos 300 mil portugueses abandonaram Angola. Médicos, dentistas, advogados, empresários, encanadores, mecânicos, burocratas, professores. Em questão de meses, Angola ficou sem quadros. Não havia quem soubesse gerenciar as finanças do país. Depois a guerra. O esforço de guerra sugou o dinheiro que deveria ser investido na saúde, na educação, nas infra-estruturas do país. Agora multiplique essa situação por 30 anos. O resultado chama-se Luanda.</p>
<p>Com a alta no preço do petróleo nos últimos anos, os fretes subiram e por tabela, o de todos os produtos. Chegou-se a uma situação tal que mesmo os itens produzidos em Angola podem custar mais que os importados. Porquê? Os economistas que me corrijam, mas parece ter algo a ver com a tal lei da oferta e da procura. Quem quer agora, tem de pagar mais.</p>
<p>O país não tem indústrias. Tudo é importado. Vem de navio. No porto, não há espaço. Os navios ficam dois, três meses atracados em alto-mar, aguardando autorização para descarregar. Só agora é que a agricultura começa a dar os primeiros passos. Mas só nas áreas em que não há minas terrestres. O último número que ouvi era de que mais da metade das terras cultiváveis do país estava cheia de minas. Enquanto o terreno não estiver limpo, nada feito. Portanto, até a comida precisar ser importada.</p></blockquote>
<div class="translation">“Le désastreux processus d&#39;indépendance et la guerre ont tout détruit. D&#39;abord, l&#39;indépendance. En 1975, au moins 300 mille Portugais ont abandonné l&#39;Angola. Médecins, dentistes, avocats, entrepreneurs, plombiers, mécaniciens, fonctionnaires, professeurs. En quelques mois, l&#39;Angola s&#39;est retrouvé sans cadres. Il n&#39;y avait personne qui sache gérer les finances du pays. Ensuite la guerre. L&#39;effort de guerre a pompé l&#39;argent qui aurait dû être investi dans la santé, dans l&#39;éducation, et dans les infrastructures du pays. Multipliez maintenant cette situation par 30 années. Le résultat s&#39;appelle Luanda.</p>
<p>Avec la hausse du prix du pétrole ces dernières années, le coût des transports a augmenté et, indirectement, celui de tous les produits. On est arrivé à une situation telle que même les produits fabriqués en Angola peuvent coûter plus que ceux qui sont importés. Pourquoi ? Que les économistes me corrigent, mais il me semble que cela a à voir avec la loi de l&#39;offre et de la demande. Celui qui veut quelque chose tout de suite doit le payer plus cher.</p>
<p>Le pays n&#39;a pas d&#39;industries. Tout est importé. Par navires. Dans le port, il n&#39;y a pas de place. Les bateaux attendent deux, trois mois au large, attendant l&#39;autorisation de décharger. C&#39;est seulement maintenant que l&#39;agriculture commence à faire ses premiers pas. Mais seulement dans les régions où il n&#39;y a pas de mines terrestres. La dernière statistique que j&#39;ai entendue disait que plus de la moitié des terres cultivables du pays était remplie de mines. Aussi longtemps que le terrain ne sera pas nettoyé, rien ne sera fait. Par conséquent, même la nourriture doit être importée.”</p></div>
<dl id="attachment_4606" style="width: 310px;">
<dt> <img class="aligncenter" title="angola-300x220" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/11/angola-300x220.jpg" alt="A piece of goat costs 600 KZ ($7 USD). Tweetpic by @bethinagava" width="300" height="220" /></dt>
</dl>
<p>Un morceau de chèvre : 600 kwanzas (5 euros).<br />
Tweetpic de @bethinagava</p>
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		<title>Les effets de la crise économique sur la maternité</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/10/16/21589/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/10/16/21589/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 16:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Daniel Chandranayagam  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Lorsque l&#39;économie mondiale a plongé l&#39;an dernier, que  la maternité puisse être une victime de la crise n&#39;est sans doute pas apparu comme une évidence pour la plupart des gens. Cependant, des informations récentes montrent que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/daniel/">Daniel Chandranayagam</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/10/15/how-the-recession-has-affected-motherhood/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p>Lorsque l&#39;économie mondiale a plongé l&#39;an dernier, que  la maternité puisse être une victime de la crise n&#39;est sans doute pas apparu comme une évidence pour la plupart des gens. Cependant, des informations récentes montrent que les mères ont fini par être tout autant frappées par la récession que les marchés financiers.</p>
<p><strong>Des revenus de substitution</strong></p>
<p><em><a href="http://www.associatedcontent.com/article/277958/single_mothers_are_turning_to_online.html">Associated Content</a></em> [en anglais] rapporte que :</p>
<blockquote><p>Avec le coût extrêmement élevé pour élever correctement ses enfants aux États-Unis et le problème incessant des femmes qui ne parviennent pas à se faire verser régulièrement la pension alimentaire de leurs enfants, de plus en plus de mères célibataires se tournent vers la prostitution pour pouvoir payer leurs factures et subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants.</p></blockquote>
<p>Ce reportage affirme que le réseau Internet a ouvert de nouvelles possibilités pour ces femmes. “Holly”, 25 ans, y déclare :</p>
<blockquote><p>Mon ex-mari ne payait pas la pension alimentaire de notre fils, qui a quatre ans, et j&#39;avais  absolument besoin d&#39;argent… J&#39;ai passé une annonce sur Yahoo pour trouver un protecteur et j&#39;ai rencontré un type bien qui avait envie de m&#39;aider.</p></blockquote>
<p>Selon <a href="http://www.japantoday.com/category/kuchikomi/view/single-mothers-squeezed-by-recession-turning-to-prostitution-as-last-resort"><em>Japan Today</em></a> [en anglais], ce phénomène est également en train de se répandre au Japon <a href="http://www.japantoday.com/category/kuchikomi/view/single-mothers-squeezed-by-recession-turning-to-prostitution-as-last-resort"></a>:</p>
<blockquote><p>Il y a au Japon 1 230 000 foyers monoparentaux dont l&#39;adulte est une femme, selon les statistiques du Ministère de la Santé et du Travail. Leur revenu annuel moyen, y compris les aides de l&#39;état, est de 2 110 000 de yens (environ 15 500 euros), soit 40 % de la moyenne de l&#39;ensemble des ménages. La nouvelle loi sociale de 2002 a réduit ces droits. La crise économique actuelle fait disparaître toute opportunité d&#39;emploi. Pour la jeune femme, âgée de  28 ans, que [le journaliste Daisuke] Suzuki surnomme “Ruriko Kumata,” la prostitution semble être le seul moyen pour survivre.</p></blockquote>
<p>Il n&#39;y a pas que des mères, mais également des femmes seules, qui ont recours à la prostitution ou à des emplois comme “hôtesses” au Japon. <a href="http://www.groundreport.com/World/Japanese-women-turn-for-club-jobs-again/2904802"><em>Ground Report</em></a> [en anglais] affirme que de plus en plus de jeunes japonaises se tournent vers des “<em>club jobs</em>”. De son côté, sur son blog <em><a href="http://www.nurseinaustralia.com/nurses-turn-to-prostitution/">Nurse In Australia</a></em> [en anglais], une infirmière écrit qu&#39;en Australie des infirmières abandonnent leur profession et se prostituent.</p>
<p>Répondant à un <a href="http://abcnews.go.com/Business/Economy/story?id=6308834&amp;page=1&amp;page=1">reportage</a> [en anglais] voisin [sur les effets de la crise sur un bordel du Nevada, avec de plus en plus de postulantes à un emploi, et des clients dépensant moins], <em><a href="http://wandaphullworld.com/2008/11/24/desperate-women-are-turning-to-prostitution-during-recession/">Wandaphull World</a>,</em> un blog “consacré à toutes les  “VRAIES” femmes du monde”, déclare [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Mesdames, je sais que les temps sont durs et que nous arrivons à peine à payer nos loyers, mais ça ne va pas toujours durer, alors priez et soyez  patientes. C&#39;est un temps d&#39;épreuves pour tout le monde, mais nous devons toujours tenir bon en tant que femmes et garder nos cœurs, nos maisons et notre corps intacts car nous en aurons besoin après la crise. Les femmes sont beaucoup plus fortes que ce que les gens pensent et je suis tout à fait sûre que les “femmes qui travaillent vraiment dur” d&#39;aujourd&#39;hui trouveront cette histoire aussi répugnante que je l&#39;ai trouvée, et pourtant [j&#39;]ai de la peine pour les femmes qui pensent que c&#39;est [nécessaire].</p></blockquote>
<p><strong>Bien réfléchir à la maternité</strong></p>
<p>Une autre conséquence de la crise est que beaucoup de femmes reconsidèrent leurs projets de maternité. D&#39;après une dépêche Reuters, <a href="http://www.besternews.com/article/Bester%20News%20-%20Top%20News/Recession%20giving%20U.S.%20women%20pause%20about%20motherhood/"><em>Bester News</em></a> affirme que [en anglais] :</p>
<blockquote><p>D&#39;après une enquête[…], l&#39;inquiétude provenant de l&#39;économie a poussé beaucoup d&#39;Américaines à réfléchir à deux fois avant d&#39;avoir un enfant, pratiquement la moitié des femmes interrogées disant qu&#39;elles voulaient repousser leur grossesse ou limiter le nombre de leurs enfants.</p></blockquote>
<p>Leah, qui blogue sur <a href="http://www.workitmom.com/bloggers/workingonmotherhood/?p=55"><em>Work It, Mom</em></a> [en anglais], écrit que:</p>
<blockquote><p><a href="http://parenting.blogs.nytimes.com/2009/02/09/postponing-a-baby-in-this-recession/">New York Times Magazine</a>, <a href="http://www.webmd.com/baby/news/20081014/shrinking-economy-puts-baby-on-hold">WebMd</a>, et <a href="http://www.workitmom.com/blogs/member_blog_post/6464">Work It, Mom</a> [en anglais] ont tous expliqué que la crise économique  affecte négativement la natalité et la nombre d&#39;enfants par couple. Agrandir une famille, que ce soit de façon traditionnelle, ou par procréation assistée médicalement, ou par adoption, est coûteux quoi qu&#39;on fasse, et en plus des trois dépenses importantes que je soulignais l&#39;automne dernier, congé maternité, garde des enfants, et assurance médicale, il y a des tas d&#39;autres facteurs financiers qui peuvent influer sur la décision d&#39;un couple d&#39;avoir un enfant… ou pas.</p></blockquote>
<p>Erica a fait le commentaire suivant à ce billet [en anglais] :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai presque 29 ans et j&#39;espérais vraiment avoir mes 2 enfants avant mes 30 ans. Mais avec cette récession, cela semble moins probable. J&#39;espère que peut être l&#39;an prochain les choses iront mieux. Mon mari estime que nous devrions être heureux avec l&#39;enfant que nous avons parce qu&#39;il ne croit pas que nous pourrons jamais nous permettre d&#39;en avoir un autre.</p></blockquote>
<p>Une enquête récente du <a href="http://www.guttmacher.org/">Guttmacher Institute</a> confirme ces points de vue, en constatant que “près de deux-tiers (64%) des femmes des États-Unis de revenu bas ou moyen en âge d&#39;avoir des enfants disent qu&#39;elles ne peuvent se permettre d&#39;avoir un enfant à cause de la mauvaise situation actuelle de l&#39;économie.”</p>
<p><strong>Quel contrôle des naissances ?</strong></p>
<p>Le Guttmacher Institute a aussi constaté que les femmes soit se privent de pilules contraceptives, soit achètent des contraceptifs moins coûteux, pour faire des économies pendant la crise. Le blog <em>Women’s Rights</em> de <a href="http://www.care2.com/causes/womens-rights/blog/birth/"><em>Care2.com</em></a> déclare [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Le problème est qu&#39;une contraception à un coût supportable n&#39;est pas encore considéré comme un droit fondamental aux États-Unis… Il ne s&#39;agit pas seulement d&#39;avoir accès à la pilule, il s&#39;agit des besoins élémentaires des femmes concernant leur santé, comme les frottis ou les examens gynécologiques. Et lorsque le gouvernement réfléchit à la façon dont il peut aider les Américains à surmonter la crise, le planning familial et la santé en matière de procréation doivent être hautement prioritaires.</p></blockquote>
<p><em>Cafe Kim</em>, écrit [en anglais] sur le blog <a href="http://www.cafemom.com/dailybuzz/healthy_living/4988/Can_You_Still_Afford_Birth_Control_in_the_Recession"> <em>Healthy Living Buzz</em></a> :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai trouvé les résultats de cette enquête alarmants parce que si ces femmes ne peuvent pas s&#39;offrir de contraception, comment pourront-elle faire face à ce que coûte d&#39;avoir un enfant ? Qu&#39;est-ce qui peut être fait à ce sujet ?</p></blockquote>
<p><em>Octobersmom</em> fait ce commentaire [en anglais] sur ce billet :</p>
<blockquote><p>[Un] enfant est sacrément plus cher qu&#39;un bébé ! Si vous ne pouvez pas vous offrir de contraception alors, quel bonheur, le reste du pays paiera pour votre bébé parce que vous n&#39;avez pas pu garder votre culotte.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.walletpop.com/blog/2009/05/19/recession-adoptions-economy-forces-some-women-to-give-up-babies/">Francine Huff</a>, sur <em>Wallet Pop</em>, dit [en anglais] que des familles en difficulté songent à présent à donner leurs enfants parce qu&#39;elles n&#39;arrivent pas à élever leurs enfants. De plus, selon <em>Wallet Pop</em>, des agences d&#39;adoption affirment qu&#39;il y a eu une augmentation des demandes de renseignements provenant de femmes qui envisagent de donner leurs enfants pour qu&#39;ils soient adoptés. Après ces quelques exemples montrant comment la crise économique a  affecté la maternité, peut être y aura-t-il plus à dire sur le chemin de la reprise.</div>
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		<title>Sri Lanka : Discrimination contre les Tamouls</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/10/13/21448/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/10/13/21448/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 08:01:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Rezwan  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 
Sur le blog Groundviews, Marisa de Silva souligne [en anglais] le fait que “même après la guerre, la discrimination reste profonde au Sri Lanka”, en donnant quelques exemples de ce que subissent ses amis Tamouls dans leur vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/rezwan/">Rezwan</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/10/13/sri-lanka-discrimination-runs-deep/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>Sur le blog <em>Groundviews</em>, <a href="http://www.groundviews.org/2009/10/13/even-post-war-discrimination-runs-deep-in-sri-lanka/">Marisa de Silva</a> souligne [en anglais] le fait que “même après la guerre, la discrimination reste profonde au Sri Lanka”, en donnant quelques exemples de ce que subissent ses amis Tamouls dans leur vie quotidienne. Les papiers officiels (acte de naissance, procédure de divorce, formulaire de retrait d&#39;argent à la banque) rédigés en cingalais compliquent la vie de Tamouls qui ne savent pas lire cette langue. Une exception toutefois, les cartes d&#39;identité sont bilingues, ce qui garantit à leurs porteurs de ne pas passer inaperçus lors d&#39;un contrôle d&#39;identité.</p>
<p><a href="http://www.groundviews.org/2009/10/11/post-war-politics/">Sanjana</a> analyse, toujours sur le même blog [en anglais], la vie politique de l&#39;île.</p>
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		<title>Pakistan : Les déplacés rentrent chez eux pour une nouvelle vie</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/09/16/19411/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 09:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Faisal Kapadia  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 


Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées.
Photo de Olaf Kellerhoff, publiée sous licence Creative Commons.
Après presque deux mois passés dans des camps aux conditions de vie sordides, les personnes déplacées du District de Swat, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/faisal-kapadia/">Faisal Kapadia</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/09/15/pakistan-back-home-and-starting-a-new-life/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<div id="attachment_96359" style="width: 430px;"><a href="http://www.flickr.com/photos/olafkellerhoff/3578715821/"><img title="Swat IDPs [640x480]" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/09/Swat-IDPs-640x480.jpg" alt="Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées" width="576" height="432" /></a></div>
<p style="text-align: center;"><em>Distribution de farine dans un camp de personnes déplacées.<br />
Photo de Olaf Kellerhoff, publiée sous licence Creative Commons.</em></p>
<p>Après presque deux mois passés dans des camps aux conditions de vie sordides, les <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/31/16258/">personnes déplacées</a> du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/District_de_Swat">District de Swat</a>, au Pakistan, ont été autorisées <a href="http://www.dawn.com/wps/wcm/connect/dawn-content-library/dawn/news/pakistan/provinces/12-more+idp+families+back+home--bi-11">à rentrer chez elles</a> [en anglais], à partir du 13 juillet 2009. Bien qu&#39;il ait eu des plaintes à propos d&#39;un manque d&#39;encadrement médical convenable sur le chemin du retour, et qu&#39;il y ait eu des <a href="http://www.geo.tv/8-3-2009/46992.htm">problèmes de manque de moyens de transport</a> [en anglais], dont on a moins parlé, l&#39;ensemble du pays a semblé soulagé, avec l&#39;espoir que les souffrances de ces personnes déplacées s&#39;atténueraient à leur retour chez elles. Toutefois certains de ces déplacés hésitent encore à rentrer, car le chemin du retour est parsemé d&#39;embûches et que le niveau de sécurité est toujours fluctuant.</p>
<p>Écrivant sur le blog <em>Teeth Maestro</em> [en anglais], <a href="http://teeth.com.pk/blog/2009/07/26/return-to-jalala-idp-situation-update">Awab Alvi</a> a interrogé un fonctionnaire responsable du District de Mardan, qui a requis l&#39;anonymat, sur la  situation sur le terrain :</p>
<blockquote><p>Concernant le retour des réfugiés, il a dit qu&#39;il avait discuté avec le Naib Nazim [maire adjoint] de Buner deux jours auparavant, et que celui-ci avait insisté sur le fait que la situation dans la région ne permettait pas à quiconque de vivre dans des conditions convenables. Il y a eu dans le district entier des destructions à grande échelle. Mais il a dit que les gens [les réfugiés] voulaient partir le plus vite possible. Ils disaient que même si on leur construisait le Taj Mahal ici, il ne resteraient pas.</p></blockquote>
<p>Sur le blog <em>Pak Factor</em> [en anglais], <a href="http://www.pakfactor.com/swat-idps-an-aid-worker%E2%80%99s-diary.html">Niyaz Muhammad</a> a interrogé Bakhtmel, un des déplacés du Swat. Il dit la même chose :</p>
<blockquote><p>“Si nous rentrons nous vivrons dans l&#39;obscurité, car les infrastructures ont été détruites. Il n&#39;y a pas d&#39;électricité ni de télécommunications”, dit-il. “Mes champs et mes moyens de subsistance ont été détruits, aussi je ne serai en aucune manière capable de gagner ma vie quand je rentrerai,” explique-t-il. “Cela veut dire que nous dépendrons de l&#39;aide extérieure et que nous devrons probablement vivre sous des tentes parce que nos maisons ont été endommagées et sont inhabitables”.</p></blockquote>
<p>Sur le blog <em>Pakistan Politics</em> [en anglais], <a href="http://pakistanpal.blogspot.com/2009/09/evaluating-swat-test.html">Pakistan Pal</a> donne son point de vue sur le retour de ces déplacés, en revenant sur la situation actuelle :</p>
<blockquote><p>L&#39;aspect le plus remarquable de l&#39;opération Malakand est le retour des personnes déplacées. On estime que 1,8 millions de réfugiés sont rentrés, 80 pour cent pour la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Divisions_of_Pakistan">division</a> [en anglais] et 90 pour cent dans le Swat, démentant les prédictions apocalyptiques de beaucoup d&#39;observateurs étrangers. Cela ne serait pas produit s&#39;ils ne s&#39;étaient  pas sentis rassurés pour leur sécurité. L&#39;inquiétude de la population à propos des <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/06/29/13629/">militants</a> ne disparaîtra pas en une nuit, mais le retour des personnes déplacées est un indicateur important d&#39;une normalité en train de se mettre en place. La gestion des personnes déplacées a été perçue à juste titre comme l&#39;étape cruciale de l&#39;opération. Leur rapatriement rapide et dans l&#39;ensemble ordonné est une réussite importante.</p></blockquote>
<p>Le blog <a href="http://jazba.wordpress.com/2009/09/04/swat-museum-to-be-re-opened/">Jazba</a> [en anglais] fait état d&#39;une bonne nouvelle, un signe de retour à la normalité, pour la population du Swat :</p>
<blockquote><p>Le gouvernement de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NWFP">Province Frontière du Nord-Ouest</a> a décidé… de réouvrir le Musée du Swat, tous les travaux nécessaires à cette réouverture ayant été réalisés. Pendant l&#39;opération <em><a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/11/16860/">Rah-e-Rast</a></em> (Voie Droite) de l&#39;armée pakistanaise, le Musée du Swat était fermé pour une durée indéfinie et tout le patrimoine du Musée a été déménagé à Peshawar pour le préserver. Mais après le succès complet de l&#39;opération des forces armées et le retour sans encombre des personnes déplacées, toutes les administrations ont été réouvertes. Comme l&#39;état de droit et l&#39;ordre s&#39;améliorent dans le Swat, le gouvernement de la Province Frontière du Nord-Ouest a décidé d&#39;ouvrir le Musée du Swat.</p></blockquote>
<p>Le gouvernement a aussi <a href="http://www.google.com.pk/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=6&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.app.com.pk%2Fen_%2Findex.php%3Foption%3Dcom_content%26task%3Dview%26id%3D84363%26Itemid%3D1&amp;ei=096tSry7JqfW6gOHs7XqBw&amp;usg=AFQjCNEv-beJ7V_58q22RYaATRi6519YcA">déclaré</a> [en anglais] qu&#39;une somme totale de 5,75 milliards de roupies pakistanaises (12 millions d&#39;euros) d&#39;aides en argent a été distribuée aux personnes déplacées rentrant chez elles, pour leur réinstallation.</p>
<p>Quel que soit le point de vue, la totalité de cette période d&#39;exode, suivie du retour, a été une grande et horrible tragédie de l&#39;histoire du Pakistan. Une seule conclusion ressort de tout ce qui précède, la réinstallation n&#39;est en aucune façon une tâche facile pour tout gouvernement, surtout quand cela prend les proportions de ce qu&#39;il a fallu gérer au Pakistan. La bonne nouvelle est que malgré les nombreux obstacles et difficultés encore à venir, au moins une grande partie des familles déplacées commence à présent une nouvelle vie.</p>
</div>
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		<title>Inde : Vague de suicides chez les paysans</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/26/17763/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/26/17763/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 09:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Rezwan  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

[Tous les liens pointent vers des articles en anglais].
L&#39;Inde est le second pays au monde par sa population, de 1,2 milliards de personnes, et c&#39;est encore un pays rural, puisque 70 % de celle-ci vit dans des villages. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/rezwan/">Rezwan</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/25/india-a-wave-of-suicides-among-farmers/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p><em>[Tous les liens pointent vers des articles en anglais].</em></p>
<p>L&#39;Inde est le second pays au monde par sa population, de 1,2 milliards de personnes, et c&#39;est encore un pays rural, puisque 70 % de celle-ci vit dans des villages. Plus de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty_in_India">450 millions d&#39;Indiens</a> (42 % de la population) vivent avec moins de 1,25 $ par jour, sous le seuil de pauvreté reconnu au niveau international. Bien que l&#39;agriculture ne produise que 28 % de la richesse nationale, elle représente plus de la moitié des emplois. Malheureusement, de plus en plus de paysans ont recours aux moyens les plus extrêmes pour échapper à l&#39;endettement et à la pauvreté : des <a href="http://www.independent.co.uk/news/world/asia/1500-farmers-commit-mass-suicide-in-india-1669018.html">milliers d&#39;entre eux se suicident</a> chaque année, et ce <a href="http://www.celsias.com/article/how-gm-seeds-killed-more-indians-world-war-ii/">depuis longtemps</a>.</p>
<p><a href="http://devinder-sharma.blogspot.com/2009/08/i-know-now-why-farmers-kill-themselves.html"><em>Devinder Sharma</em></a>, un analyste des politiques alimentaires et commerciales vivant en Inde, écrit sur le blog <em>Ground Reality</em> (<em>Réalité du terrain</em>) :</p>
<blockquote><p>60 paysans se sont suicidés [dans l&#39;état d&#39;Andhra Pradesh] en juillet [2009]. Et au 10 août, 16 autres ont mis fin à leurs jours. Qu&#39;un tel drame mortifère continue de se produire dans les campagnes malgré toutes les commissions et les mesures d&#39;aide en dit beaucoup sur l&#39;apathie criminelle qui prévaut parmi l&#39;élite urbaine et les décideurs politiques. Ce qui est tragique est que personne n&#39;a franchement envie de s&#39;attaquer aux causes qui produisent ces souffrances humaines sans fin.</p></blockquote>
<p>Pourquoi ces paysans se suicident-ils ? La journaliste indépendante <a href="http://nitawriter.wordpress.com/2007/05/14/why-indians-commit-suicide/"><em>Nita J. Kulkarni</em></a> l&#39;explique sur son blog <em><a href="http://nitawriter.wordpress.com/2007/05/14/why-indians-commit-suicide/">A Wide Angle View of India</a> (L&#39;Inde vue grand angle) </em>:</p>
<blockquote><p>Les paysans tombent dans l&#39;endettement à cause d&#39;un ensemble de coûts d&#39;exploitation élevés, les semences hybrides (soit disant à haut rendement) et les pesticides vendus par les multinationales ayant un prix exorbitant, alors que leur production ne se vend pas à un bon prix, en partie à cause des importations. La sécheresse s&#39;est ajoutée à leurs malheurs. L&#39;irrigation est trop coûteuse pour ces paysans, et le gouvernement ne les a pas aidés.</p></blockquote>
<p>Sur son blog <em>My Thoughts</em> (<em>Ce que je pense</em>), <a href="http://ceospeaks.mrkconsultancy.com/2009/08/large-part-of-india-drought-hit-but-no.html"><em>S Gupta</em></a> critique l&#39;inefficacité de l&#39;organisation des secours publics, face à la sécheresse de l&#39;été 2009, en affirmant que la distribution directe de nourriture va à l&#39;encontre de la dignité de beaucoup, qui préfèrent ne rien recevoir, et que d&#39;autre part le riz et le blé de bonne qualité sont détournés et revendus au marché noir.</p>
<p><a href="http://soniafaleiro.blogspot.com/2005/12/death-along-famished-road.html"><em>Sonia Faleiro</em></a>, une journaliste et romancière indienne reconnue, explique comment les cultivateurs de coton de la région de Vidarbha, dans l&#39;état du Maharashtra, sont enlisés dans l&#39;endettement, en l&#39;absence d&#39;aide publique :</p>
<blockquote><p>Une culture touchée par la maladie, ou bien l&#39;achat malencontreux de fausses semences, par exemple, rendent un emprunt nécessaire. Seulement cinq pour cent des paysans peuvent emprunter auprès des coopératives ou des banques, [les autres en étant exclus] le plus souvent à cause d&#39;un précédent défaut de remboursement. Ceux-là [les exclus du crédit bancaire] sont contraints de se retrouver entre les griffes d&#39;usuriers, le plus souvent hostiles, qui arrachent environ 500 roupies d&#39;intérêt tous les quatre mois pour 1 000 roupies empruntées.</p></blockquote>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img title="india farmers [640x480]" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/india-farmers-640x480.jpg" alt="The burden of debt becomes unbearable, tips over at any small provocation by nature, and farmers commit suicide." width="300" height="380" /><p class="wp-caption-text">Le fardeau de la dette devient insupportable, et à la moindre contrariété de la nature, les paysans étranglés par les dettes se suicident.</p></div><em>Photo de <a href="http://www.flickr.com/photos/chinogypsie/">chinogypsie</a>, sur Flickr, sous licence Creative Commons.</em></p>
<div><a href="http://blog.savevillage.org/?p=20"><em>Vikas</em></a>, sur <em>Associación Prabhat</em>, le blog d&#39;une ONG espagnole et indienne qui soutient les efforts de développement dans les villages de régions oubliées de l&#39;Inde, s&#39;indigne de l&#39;inaction du gouvernement et du manque d&#39;intérêt des autres :</div>
<blockquote><p>Si le gouvernement veut résoudre le problème des paysans, alors pourquoi les paysans ne reçoivent-ils pas des aides particulières après une sécheresse ou une inondation (le plus souvent dans l&#39;état du Bihar). Pourquoi les paysans dans beaucoup de régions n&#39;ont même pas un droit légal au crédit auprès des banques commerciales… Pourquoi personne ne parle de la malnutrition et de la faim qui touche une grande partie de l&#39;Inde (25 % des pauvres sous-alimentés du monde vivent en Inde) ?</p>
<p>Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de ce lent massacre systématique des paysans dans beaucoup d&#39;endroits en Inde ?</p>
<p>Je pense que l&#39;Inde est trop occupée par son progrès économique et qu&#39;elle ne veut que continuer à vivre dans son rêve où elle s&#39;imagine se rapprocher des pays développés (et que les 25 % des pauvres du monde qui vivent en Inde n&#39;existent pas).</p></blockquote>
<p>La réalisatrice, enseignante et blogueuse indienne <a href="http://calamur.org/gargi/2009/08/17/24-hour-infomercials/"><em>Harini Calamur</em></a> s&#39;indigne également du manque de couverture médiatique des souffrances des paysans qui ont recours au suicide, en le comparant à l&#39;importante couverture médiatique des célébrités :</p>
<blockquote><p>Le jour où Shahrukh Khan a été arrêté pendant deux heures […] 21 paysans se sont suicidés en Andhra Pradesh parce qu&#39;ils ne pouvaient rembourser leurs dettes.</p>
<p>Mais les suicides des paysans ne sont pas sponsorisés, ils ne font pas monter l&#39;audience et ils ne sont absolument pas propices aux vociférations improvisées de nos estimés « journalistes ».</p></blockquote>
<p><em><a href="http://yayaver.blogspot.com/2009/08/no-rain-drop-blames-itself-for-flood.html">Himanshu Rai</a></em>, expert en informatique et blogueur, souligne également la sélectivité des Indiens devant les problèmes :</p>
<blockquote><p>Les disparités croissantes entre les campagnes et les villes engendrent un grand vide dans le modèle de développement. Ce qu&#39;il y a d&#39;ironique est que personne ne se soucie plus des pauvres, ni du besoin d&#39;un changement réel.</p>
<p>La classe moyenne urbaine, qui représente moins de 5 % de la population, bénéficie d&#39;une couverture médiatique disproportionnée. Les suppressions d&#39;emploi dans les compagnies aériennes deviennent un problème plus important que les suicides de masse des paysans dans notre pays.</p></blockquote>
<p>Un <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/8178072.stm">rapport récent</a> du Navdanya Trust, un groupe de pression indien en faveur de l&#39;environnement, indiquait qu&#39;il y a « plus d&#39;affamés en Inde qu&#39;en Afrique sub-saharienne », et que les plus affamés des indiens sont ses paysans.</p>
<p>Les paysans ont beau manifester, leur seule arme reste le suicide. Après quatre années de sécheresse, 5 000 paysans de l&#39;état du Jharkhand ont conclu un <a href="http://southasia.oneworld.net/todaysheadlines/distressed-indian-farmers-sign-suicide-pact">pacte de suicide</a>, en se plaignant que le gouvernement n&#39;ait rien fait pour améliorer leur sort.</p>
<p>La philosophe et militante écologiste et féministe <a href="http://www.voltairenet.org/article159305.html"><em>Vandana Shiva</em></a> en rend responsable les transformations économiques négatives que subit l&#39;agriculture et la mondialisation. Comme le taux de chômage dépasse les 7 %, les paysans ont peu d&#39;opportunités de pouvoir changer de métier pour survivre.</p>
<p>Les réalisateurs amateurs Vibhu Mohunta et Ashish Dhadade ont réalisé <a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-1LLzAO9M8">Mitti</a>, une courte vidéo [10 minutes] qui veut sensibiliser à la détresse des paysans indiens.</p>
<p>Le journaliste indien reconnu <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath">Palagummi</a></em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath"><strong> </strong></a><em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/P._Sainath"> Sainath</a></em> écrit sur <em>Counterpunch</em> que la pauvreté et la faim augmentent rapidement chez les paysans indiens :</p>
<blockquote><p>Des millions de petits paysans indiens sont des acheteurs nets de céréales. Ils ne parviennent pas à produire assez pour nourrir leur famille et doivent travailler sur les champs des autres et ailleurs pour boucher les trous. Comme ils doivent acheter ce dont ils manquent sur le marché, ils sont profondément affectés par les brusques hausses des prix alimentaires, comme il s&#39;en est produit depuis 1991, qui ont été particulièrement brutales cette année. La faim est vraiment une réalité pour ceux qui produisent la nourriture. Il faut y ajouter le fait que la « disponibilité nette par personne » des céréales a fortement diminué depuis le début des réformes, de 510 grammes par Indien [par jour] en 1991 à 422 grammes vers 2005 (ce n&#39;est pas une diminution de 88 grammes, c&#39;est une diminution de 88 multipliée par 365 puis par un milliard d&#39;Indiens). Comme le professeur Utsa Patnaik, le meilleur économiste indien s&#39;agissant d&#39;agriculture, l&#39;a constamment souligné, une famille pauvre moyenne dispose actuellement d&#39;environ 100 kg de moins que dix ans plus tôt.</p></blockquote>
<p>Les paysans indiens pauvres connaîtront encore plus de problèmes si les nappes phréatiques ne sont pas gérées convenablement, comme l&#39;explique le géologue <a href="http://suvratk.blogspot.com/2008/10/groundwater-map-of-india-and-farmer.html"><em>Suvrata Kher</em></a>. L&#39;absence de mécanismes de crédit comme le microcrédit, et le manque de diversification des cultures, et d&#39;autres sources de revenus, ne feront qu&#39;accroître leurs difficultés. Ils sont pris dans le cycle de la pauvreté, et les calamités naturelles comme les sécheresses les plongent dans la détresse. L&#39;économiste et environnementaliste <a href="http://quicktake.wordpress.com/2009/07/09/radically-rethinking-indian-agriculture-sanjeev-sanyal/"><em>Sanjeev Sanyal</em></a> pense que l&#39;Inde a besoin de repenser radicalement son agriculture pour arrêter ces morts.</div>
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		<title>République Dominicaine : Moins de coupures de courant ?</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/20/17484/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/20/17484/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 13:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Énergie]]></category>

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		<description><![CDATA[Billet publié par Eduardo Avila  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Chaque 16 août en République Dominicaine, comme d&#39;habitude à la date où le gouvernement achève une nouvelle année au pouvoir, le Président Leonel Fernández remanie son gouvernement. Les changements de cette année n&#39;ont dans l&#39;ensemble pas été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/eduardo-avila/">Eduardo Avila</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/19/dominican-republic-solving-the-issue-of-power-outages/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p>Chaque 16 août en République Dominicaine, comme d&#39;habitude à la date où le gouvernement achève une nouvelle année au pouvoir, le Président Leonel Fernández remanie son gouvernement. Les changements de cette année n&#39;ont dans l&#39;ensemble pas été importants, à une exception qui a entraîné des réactions variées. Le vice-président exécutif de la <a href="http://cdeee.gov.do/">Corporation Dominicaine des Entreprises Électriques d&#39;État</a> [en espagnol], la CDEEE, Radhamés Segura, a été remplacé par une personnalité très connue du secteur privé, l&#39;homme d&#39;affaires Celso Marranzini. Sur le blog <em><a href="http://duarte101.com/2009/08/18/remeneando-cdeee/">Duarte 101</a></em> [en espagnol], Joan Guerrero écrit à son propos :</p>
<blockquote><p>Celso llegó. Como un invitado inesperado, dejó reacciones en todos los medios con su nueva posición, adjudicada por el presidente Fernández.</p></blockquote>
<div class="translation">Celso est arrivé. Comme un invité inattendu, il a provoqué des réactions dans tous les médias avec son nouveau poste, qui lui a été attribué par le président Fernández.</div>
<p>Les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Electricity_sector_in_the_Dominican_Republic">coupures de courant sont une réalité quotidienne en République Dominicaine</a> [en anglais], et on dit souvent que c&#39;est un des principaux obstacles à ses plans de développement. En outre, l&#39;état accorde d&#39;importantes subventions au secteur de l&#39;énergie. Ces coupures se produisent depuis plus de 40 ans, et il y a eu toutes sortes de tentatives pour régler ce problème. À ce jour, aucune d&#39;entre elles n&#39;a réussi. Beaucoup de gens se demandent si la nomination de Marranzini changera pour le mieux les choses.</p>
<div id="attachment_91639" style="width: 410px;"><a href="http://www.flickr.com/photos/romancing_the_road/129638151/"><img title="power" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/power.jpg" alt="Photo by Señor Adventure and used under a Creative Commons license." width="400" height="300" /></a>Photo de Señor Adventure, utilisée sous licence Creative Commons.</div>
<p>Beaucoup pensent que le limogeage de Segura à l&#39;occasion du remaniement ne faisait guère de doute. Compte tenu du fait que le prix du kilowattheure d&#39;électricité est l&#39;un des plus élevés de la région, et des allégations de corruption et de népotisme, les jours de Segura à la CDEEE étaient comptés. Par contre, pour son remplacement, peu s&#39;attendaient à ce que Segura soit remplacé par l&#39;un des critiques les plus virulents à son encontre, Marranzini, qui ces dernières semaines a fait toute une série de déclarations au nom du secteur privé critiquant la mauvaise administration et l&#39;incapacité de l&#39;équipe de Segura à résoudre une bonne fois pour toutes le problème des coupures de courant.</p>
<p>Certains pensent que cette décision du Président a un double but : 1.) renforcer la crédibilité du gouvernement, qui a été notablement affectée par les accusations à l&#39;encontre de Segura et 2) réduire au silence les critiques du secteur privé contre le gouvernement, en particulier concernant l&#39;énergie. Luis José sur<em> <a href="http://ahiequeprende.com/2009/08/17/jugadas-con-mala-fe/">Ahí e&#39; que Prende</a></em> [en espagnol] revient sur cette nomination :</p>
<blockquote><p>¿Qué significa que Leonel haya puesto a Celso Marranzini en la CDEEE? Esa fue una jugada con mala fe, con la que se lava las manos y le echa el muerto de la energía a quien más la ha criticado: al sector privado.</p>
<p>Colocar a un empresario famoso, que tiene la buena fe de la mayoría de los sectores, obliga al sector privado a calmarse y a callarse la boca, porque ahora cuando critiquen los apagones no están criticando exclusivamente un funcionario cualquiera, sino que están criticando a don Celso Marranzini, una persona con una trayectoria envidiable que le hace merecer el respeto de muchos.</p>
<p>El lío lo va a tener ahora Celso Marranzini, quien después de criticar tanto a Segura y haberle tirado tan duro al Gobierno, va a tener que hacer una buena gestión si no quiere que lo crucifiquen.</p></blockquote>
<div class="translation">
<p>Que signifie la nomination de Celso Marranzini à la CDEEE ? C&#39;est un jeu hypocrite, avec l&#39;un [le gouvernement] qui s&#39;en lave les mains et laisse le cadavre du problème de l&#39;énergie à celui qui l&#39;a le plus critiqué : le secteur privé.</p>
<p>Placer un entrepreneur connu, qui a la confiance de la majorité des secteurs, oblige ceux du secteur privé à se calmer et à se taire, parce que maintenant, quand ils critiquent les coupures, ils ne critiquent pas uniquement un fonctionnaire quelconque, mais ils critiquent Monsieur Celso Marranzini, une personne qui bénéficie du respect de beaucoup grâce à son parcours enviable.</p>
<p>Maintenant ça ne va pas être simple pour Celso Marranzini, qui après avoir autant critiqué Segura et avoir été si dur envers le gouvernement, va devoir bien administrer s&#39;il ne veut pas pas qu&#39;on le crucifie.</p></div>
<p>L&#39;opinion du grand public sur Marranzini est contrastée. Certains espèrent qu&#39;il pourra résoudre la question de l&#39;énergie. Toutefois d&#39;autres sont plus sceptiques et critiquent la façon dont il est arrivé à ce poste. Rafael Pérez, sur <a href="http://duarte101.com/2009/08/18/humildad-celso-cdeee"><em>Duarte 101</em></a> [en espagnol], présente la &#8220;Méthode Celso&#8221; pour obtenir un poste à responsabilité : critiquer intensivement un responsable public, de préférence avec de bonnes raisons, jusqu&#39;à ce que le Président en soit las, qu&#39;il limoge le responsable critiqué, et le remplace par son critique. Marino, un lecteur de <em><a href="http://ahiequeprende.com/2009/08/17/jugadas-con-mala-fe/">Ahí e&#39; que Prende</a></em> [en espagnol] va encore plus loin :</p>
<blockquote><p>Ahora, Una sola pregunta, supuestamente ya sabemos quien es el Ing. Radhames Segura, ahora… quien Conoce al LADRONAZO de Celso Marranzini, que vendia energia con su distribuidora ILEGAL, a una suma de 200% mas cara que lo que el la Compraba… y ahora es el Titular de la institucion que el y su grupo de empresarios tiene QUEBRADO… que carajazo va resolver ese tigre.</p></blockquote>
<div class="translation">
<p>Maintenant une seule question, à ce qu&#39;on suppose on sait déjà qui est M. Radhames Segura, maintenant… qui Connaît le GROS VOLEUR qu&#39;est Celso Marranzini, qui vendait de l&#39;énergie par son entreprise de distribution ILLÉGALE, à un prix 200 % plus cher que ce qu&#39;il l&#39;Achetait… et maintenant il est le Patron de l&#39;institution que lui et son groupe d&#39;entrepreneurs ont MIS EN FAILLITE… qu&#39;est-ce que ce tigre va être bien capable de résoudre.</p></div>
<p>En le limogeant de la CDEEE, le Président Fernández a nommé Segura comme conseiller gouvernemental dans le domaine de l&#39;énergie. Toutefois, celui-ci a décliné le poste et a annoncé publiquement qu&#39;il allait se consacrer à restaurer son image publique.</p></div>
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		<title>Algérie : Après les affrontements entre Chinois et Algériens</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/13/17116/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 09:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Amira Al Hussaini  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

L&#39;afflux d&#39;immigrants chinois en Algérie a dégénéré en affrontement à Alger, les 3 et 4 août 2009, impliquant au total une centaine d&#39;habitants, Chinois et Algériens, de la cité Boushaki à Bab Ezzouar, qui ont fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/amira-al-hussaini/">Amira Al Hussaini</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/13/algeria-business-as-usual-after-chinese-face-off/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>L&#39;afflux d&#39;<a href="http://www.france24.com/fr/20090805-algerie-alger-chinois-affrontement-commercant-blesse-bab-ezzouar">immigrants chinois</a> en Algérie a dégénéré en affrontement à Alger, les 3 et 4 août 2009, impliquant au total une centaine d&#39;habitants, Chinois et Algériens, de la cité Boushaki à Bab Ezzouar, qui ont fait usage de couteaux et de barres de fer.</p>
<p>Les autorités chinoises semblent vouloir <a href="http://french.china.org.cn/foreign/txt/2009-08/07/content_18295944.htm">minimiser</a> cet incident.</p>
<p>L&#39;opinion algérienne semble considérer que les chinois sont responsables des tensions : ils « ne <a href="http://www.city-dz.com/?p=9287">respectent pas les mœurs locales</a> », ils « <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gN1Su09pgYGxuFnD8hatT8VznqPA">boivent de l&#39;alcool</a> », et si l&#39;on en croit <a href="http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=4746">Kimo</a>, drogue et prostitution ne tarderont pas à arriver avec les « chinetoques ».</p>
<p>Au-delà de ces réactions, cet incident fait se poser la question de savoir s&#39;il aura un impact sur les nombreux<a href="http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSAHM455539"> investissements chinois</a> [en anglais] en Algérie.</p>
<p>Le blog géopolitique <a href="http://themoornextdoor.wordpress.com/2009/08/08/algerians-and-chinese/"><em>The Moor Next Door</em></a> revient [en anglais] sur l&#39;histoire des relations entre la Chine et l&#39;Algérie :</p>
<blockquote><p>L&#39;Algérie et la Chine ont plutôt de bonnes relations. Quand on dit « l&#39;Algérie et la Chine », on veut dire que les gouvernements de la République Algérienne Démocratique et Populaire et de la République Populaire de Chine ont des relations amicales de longue date. La RPC a été le premier état à reconnaître l&#39;indépendance de l&#39;Algérie. Un assez grand nombre d&#39;officiers, ingénieurs et autres ont été formés en RPC. La télévision chinoise diffusait autrefois des émissions sur la révolution « populaire » algérienne. Les communistes algériens comptaient beaucoup de maoïstes dans leurs rangs dans les années 1960 et 1970, et l&#39;Ambassade de Chine est historiquement l&#39;une des plus importantes à Alger. Tout Algérien qui a effectué son service militaire a eu entre ses mains un fusil de fabrication chinoise et a servi dans une armée suivant le modèle de l&#39;Armée Populaire de Libération.</p></blockquote>
<p>L&#39;auteur de ce blog, <em>Kal</em>, se focalise ensuite sur les relations actuelles entre la Chine et l&#39;Algérie :</p>
<blockquote><p>Les Algériens n&#39;ont pas bien pris l&#39;arrivée d&#39;un grand nombre de Chinois durant la dernière décennie, principalement pour construire les logements et les infrastructures que le président Bouteflika a promis aux Algériens en 1999, 2004 et 2009 [dates des trois scrutins où il a été triomphalement élu]. Les Algériens veulent ces emplois. Mais ils reviennent à des entreprises chinoises selon les conditions chinoises.</p></blockquote>
<p>Il poursuit en disant :</p>
<blockquote><p>Aussi l&#39;embrasement récent des relations sino-algériennes est le résultat de problèmes de politique intérieure ; autrement dit, de problèmes que les deux gouvernements ont par le passé ignoré dans leurs accords entre eux. Mais à présent, les rebelles, en Algérie, s&#39;attaquent aux intérêts chinois en s&#39;appuyant sur la conduite d&#39;une rébellion chinoise ; et les simples Algériens tabassent des citoyens chinois, qui sont venus en Algérie à la suite de relations par ailleurs anciennes et fructueuses.</p></blockquote>
<p>Mais cette bagarre aura-t-elle un impact sur les relations sino-algériennes ?<em> The Moor Next Door </em>pense que rien n&#39;a changé en Algérie :</p>
<blockquote><p>Un titre disant « Une bagarre se produit en Algérie » a autant d&#39;importance dans le Maghreb que « Un chien a mordu un homme ». Il faut tenir compte que la veille des violences à Bab Ezzouar, il y a eu des émeutes avec les jeunes à El Tarf, près de la frontière tunisienne, et que depuis un peu moins d&#39;un an, des violences opposent régulièrement les Berbères <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibadite">Ibadites</a> et les arabophones à Berriane, au nord de Ghardaïa. Sans parler des nombreuses vagues d&#39;incendies de voitures et de pneus qui se produisent souvent un peu partout en Algérie. Tout ceci, c&#39;est aussi l&#39;Algérie de Bouteflika, et c&#39;est la conséquence de l&#39;échec de l&#39;ordre socio-économique qu&#39;il a mis en place, qui répond uniquement au niveau macro-économique aux problèmes économiques et sociaux, mais qui n&#39;arrive pas à faire disparaître de façon efficace les tensions fondamentales de la société algérienne.</p></blockquote>
</div>
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		<title>Bolivie : Expulsion de Brésiliens</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/12/16983/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/12/16983/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2009 11:40:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Malgré la récente régularisation des immigrants par le Brésil, qui profite surtout à ses voisins sudaméricains, le gouvernement bolivien vient d&#39;expulser du Pando, qui est frontalier avec l&#39;état brésilien d&#39;Acre, environ quatre mille travailleurs agricoles, seringueiros et paysans. Cette décision touche tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em> &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/10/brazil-bolivia-expels-brazilian-citizens/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Malgré la récente <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/20/15255/">régularisation des immigrants par le Brésil</a>, qui profite surtout à ses voisins sudaméricains, le gouvernement bolivien vient d&#39;expulser du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partement_de_Pando">Pando</a>, qui est frontalier avec l&#39;état brésilien d&#39;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_(Br%C3%A9sil)">Acre</a>, environ quatre mille travailleurs agricoles, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seringueiro">seringueiros</a> et paysans. Cette décision touche tout étranger vivant à moins de 50 kilomètres de la frontière, mais elle concerne tout particulièrement les Brésiliens qui vivent dans cette région amazonienne.</p>
<p>Le <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/30/bolivia-expulsa-brasileiros-de-territorio-na-fronteira/">Blog da Amazonia</a> [en portugais], qui suit cette affaire, écrit :</p>
<blockquote><p>Milhares de brasileiros que vivem em território boliviano estão ameaçados de expulsão porque Evo Morales, sob a alegação de garantir a soberania do seu país, quer assentar 4 mil famílias de camponeses oriundos de La Paz e Cochabamba, em 200 mil hectares de terras localizadas na região fronteiriça.</p>
<p>As primeiras vítimas são as famílias de pequenos posseiros brasileiros expulsos do departamento de Pando. Cerca de 40 famílias já chegaram ao município de Plácido de Castro, a 97 quilômetros de Rio Branco. Neste ponto, o estado do Acre e o departamento boliviano de Pando são separados pelo Rio Abunã.</p></blockquote>
<div class="translation">Des milliers de Brésiliens qui vivent sur le territoire bolivien sont menacés d&#39;expulsion parce qu&#39;Evo Morales, au prétexte de garantir la souveraineté de son pays, veut établir 4 mille familles de paysans originaires de La Paz et Cochabamba, sur 200 mille hectares de terres situées dans la région frontière.</p>
<p>Les premières victimes sont les familles des petits cultivateurs brésiliens expulsés du département de Pando. 40 familles environ sont déjà arrivées à Plácido Castro, à 97 kilomètres de Rio Branco [la capitale d&#39;Acre]. À cet endroit, l&#39;état d&#39;Acre et le département bolivien de Pando sont séparés par le Rio Abunã.</p></div>
<p>Certains paysans ont été contraints de quitter leur maison et leur terre, et d&#39;autres ont été menacés d&#39;avoir leurs biens incendiés avant qu&#39;ils ne soient remis aux Boliviens. Le <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/30/bolivia-expulsa-brasileiros-de-territorio-na-fronteira/">Blog da Amazonia</a> [en portugais] rapporte cette situation et le désespoir de chefs de famille qui ont investi leur temps et leur argent depuis plus de 40 ans dans ces terres :</p>
<div id="attachment_89046" class="wp-caption aligncenter" style="width: 448px;"><a rel="attachment wp-att-89046" href="http://fr.globalvoicesonline.org/?attachment_id=89046"><img class="size-full wp-image-89046" title="posseiro-djalma" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/posseiro-djalma.jpg" alt="Photo by: Alisson Ferreira e Altino Machado/ Published with permission" width="438" height="328" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Le seringueiro Djalma Soares abandonne sous la menace ses biens.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo, publiée avec autorisation, de Alisson Ferreira et Altino Machado.</p>
</div>
<blockquote><p>O seringueiro Djalma Soares, 55 anos de idade, vivia em território boliviano desde os nove anos. Em 46 anos de vida lá, jamais acumulou qualquer riqueza como seringueiro e coletor de castanha-do-brasil.</p>
<p>- Os funcionários do governo boliviano disseram que iriam subir o rio e na volta não queriam mais me encontrar na minha colocação. Eu falei: tudo bem, eu volto pro meu Brasil. Trouxe uma rede, um lençol e três panelas. O resto ficou tudo: bacia, machado, terçado, cabrita e outros instrumentos de trabalho. Lá eu dava meu jeito de sobreviver. Não sei como será minha vida aqui na cidade, sem emprego.</p></blockquote>
<div class="translation">Le seringueiro Djalma Soares, 55 ans, vivait sur le territoire bolivien depuis ses neuf ans. En 46 années de vie à cet endroit, il n&#39;a jamais acumulé la moindre richesse, en tant que seringueiro ou ramasseur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noix_du_Br%C3%A9sil">noix du Brésil</a>.</p>
<p>« Les fonctionnaires boliviens ont dit qu&#39;ils allaient remonter la rivière et qu&#39;ils ne voulaient pas me voir là où je me trouvais à leur retour. J&#39;ai dit : c&#39;est bon, je retourne dans mon Brésil. J&#39;ai pris un hamac, un drap et trois marmites. Tout le reste est abandonné là-bas : cuvette, hache, machette, petite chèvre et autres instruments de travail. Là-bas, j&#39;arrivais à survivre. Je ne sais pas comment ma vie sera ici en ville, sans travail. »</p></div>
<p>Bien qu&#39;il ait promis que les Brésiliens qui perdent leur propriété seront réinstallés dans une région plus éloignée de la frontière bolivienne, le gouvernement d&#39;Evo Morales ne donnera pas de compensation pour les biens tels que les maisons, ou pour le travail effectué sur les terres. Et le gouvernement ne versera pas non plus  d&#39;argent pour les propriétés où étaient établis des Brésiliens. C&#39;est pour cela que certains ont déclaré qu&#39;ils ne se laisseraient pas expulser sans réagir, comme le rapporte un entretien du <a href="http://blogdaamazonia.blog.terra.com.br/2009/07/31/brasileiros-prometem-tocar-fogo-em-propriedades-se-forem-expulsos-da-bolivia/">Blog da Amazonia</a> [en portugais] avec une autre victime des expulsions :</p>
<blockquote><p>O que fazer então?</p>
<p>A Bolívia não vai ficar com isso de graça, não. Tem muito brasileiro revoltado com essa situação. Eu não vou deixar nada lá. Eu não quero ir para um lugar qualquer que eles vão oferecer. Eu prefiro tocar fogo na minha casa. Toco fogo em tudo e venho embora pra recomeçar a vida.</p>
<p>O senhor tem coragem de fazer isso mesmo?</p>
<p>Tenho, sim. Eu não tenho condição de gastar o que não tenho. Eu gastei, por exemplo, R$ 7 mil para construir minha casa. Eu não vou deixar ela na chave para um boliviano chegar e se apossar dela.</p>
<p>Tem mais gente pensando assim?</p>
<p>Tem gente com pensamento pior do que o meu.</p>
<p>Como assim?</p>
<p>Tem muita família de brasileiros pensando em fazer besteira com os bolivianos. Tem gente que tá pensando em ficar lá e matar esses caras. Quando estão no Brasil, os bolivianos parecem santos, mas lá são muito desumanos. Nesta semana mesmo eu vi eles tomando borracha. Um seringueiro vinha descendo o rio numa canoa e eles foram lá e tomaram a borracha. Chefe, eu pelo menos tenho uma partezinha aqui no Brasil, mas muitos tudo o que tem tá jogado lá dentro da Bolívia. Como é que alguém assim vai sair com uma mão no fecho e outra no cano, sem ter para onde ir nem onde ficar? Nenhum de nós vai mais pra dentro da Bolívia, ninguém quer isso.</p></blockquote>
<div class="translation">Qu&#39;allez-vous faire alors ?</p>
<p>La Bolivie ne va prendre tout ça pour rien. Il y a beaucoup de Brésiliens qui sont révoltés par cette situation. Je ne vais rien laisser là-bas. Et je ne veux aller dans aucun endroit qu&#39;ils vont donner. Je préfère mettre le feu à ma maison. Je mets le feu à tout et je m&#39;en retourne pour recommencer ma vie.</p>
<p>Aurez-vous le courage de faire ça ?</p>
<p>Oui. Je ne peux pas dépenser ce que je n&#39;ai pas. J&#39;ai dépensé, par exemple, 7 mille réaux (2 700 euros) pour construire ma maison. Je ne vais pas la laisser avec la clé sur la porte pour qu&#39;un Bolivien arrive et se l&#39;approprie.</p>
<p>Est-ce que d&#39;autres personnes pensent la même chose ?</p>
<p>Il y a des personnes qui pensent bien pire que moi.</p>
<p>Comment ?</p>
<p>Il y a beaucoup de familles de Brésiliens qui envisagent de faire des bêtises contre les Boliviens. Il y a des personnes qui pensent rester là-bas et les tuer. Quand ils sont au Brésil, les Boliviens ont l&#39;air gentil, mais là-bas ils sont vraiment inhumains. Cette semaine j&#39;en ai vu qui prenaient du caoutchouc. Un seringueiro descendait la rivière en canot et eux sont arrivés et ont pris son caoutchouc. Monsieur, moi j&#39;ai au moins un petit bout de terrain ici au Brésil, mais pour beaucoup, la seule chose qu&#39;ils possèdent est là-bas en Bolivie. Qui va partir sans rien, ni nulle part où aller ? Aucun d&#39;entre nous n&#39;ira à l&#39;intérieur de la Bolivie, personne ne le veut.</p></div>
<p>Beaucoup de colons brésiliens sont inquiets, même si le gouvernement bolivien a fixé la date limite du règlement de ce problème au 14 décembre 2009. Selon le <em>Blog da Amazonia</em>, le Brésil a versé 10,2 millions de dollars (7,2 millions d&#39;euros) à l&#39;<a href="http://www.iom.int/jahia/jsp/index.jsp">Organisation Internationale pour les Migrations</a> pour traiter spécifiquement de ce problème en Bolivie.</p>
<p>Certains blogs, comme <em><a href="http://tomauma.blogspot.com/2009/07/e-continuamos-tomando.html">Tomando mais uma</a></em> [en portugais], sont fortement déçus de cette situation et de la façon dont s&#39;en occupe le gouvernement brésilien. Ce blog souligne non seulement les liens supposés entre Evo Morales et les producteurs de coca, mais affirme également que derrière cette expulsion, il y a des préoccupations politiques et électorales :</p>
<blockquote><p>Homens, mulheres e crianças estão sendo forçados por funcionários bolivianos a abandonarem suas posses apenas com a roupa do corpo. Isso porque o departamento de Pando é tradicionalmente de oposição ao governo de Evo (…)</p>
<p>E pior, essa “grande marcha da coca” que está resultando na expulsão dos brasileiros, ocorre menos de um mês depois de Lula sancionar a Lei da Anistia Migratória, que autoriza a residência provisória de cidadãos estrangeiros em situação irregular no Brasil, beneficiando centenas de milhares de bolivianos que perambulam por aqui tocando flauta andina. Cadê a reciprocidade?</p>
<p>Ô Amorim, vê se faz alguma coisa que preste…</p></blockquote>
<div class="translation">Hommes, femmes et enfants sont obligés par les fonctionnaires boliviens à abandonner leurs terres en emportant seulement leurs vêtements. Tout ça parce que le département de Pando est traditionnellement dans l&#39;opposition à Evo (…)</p>
<p>Et pire, cette « grande marche de la coca » qui provoque l&#39;expulsion des Brésiliens se produit moins d&#39;un mois après la signature par Lula de la loi de régularisation, qui acorde un permis de séjour provisoire aux étrangers en situation irrégulière au Brésil, ce qui profite à des centaines de milliers de Boliviens qui traînent chez nous en jouant de la flûte andine. Qu&#39;en est-il de la réciprocité?</p>
<p>Eh, Amorim [le Ministre des Affaires Étrangères], est-ce que tu peux faire quelque chose de valable…</p></div>
<div id="attachment_89049" class="wp-caption aligncenter" style="width: 448px;"><a rel="attachment wp-att-89049" href="http://fr.globalvoicesonline.org/?attachment_id=89049"><img class="size-full wp-image-89049" title="posserios3" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/posserios3.jpg" alt="Photo by Alisson Ferreira e Altino Machado/ Published with permission" width="438" height="328" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Francisco Siqueira et sa famille ont également été expulsés de la Bolivie.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo, publiée avec autorisation, de Alisson Ferreira et Altino Machado.</p>
</div>
<p><a href="http://edineimuniz.blogspot.com/2009/07/uma-crise-anunciada.html">Ednei Muniz</a> [en portugais] ajoute que les prochaines élections, en décembre 2009, sont la principale explication des décisions d&#39;Evo Morales :</p>
<blockquote><p>Políticos de oposição a Evo Morales, por sua vez, segundo dizem os jornais bolivianos, acusam o Executivo de utilizar a reforma agrária para tentar modificar a tendência eleitoral de Pando, onde candidatos opositores sempre venceram.</p>
<p>Dizem os oposicionistas, que Evo planeja transferir para o Departamento de Pando apenas os militantes do ‘Movimento Rumo ao Socialismo’, grupo político que dá suporte ao Presidente. As eleições gerais ocorrerão em 06 de dezembro próximo – e como a Bolívia ainda não superou o fantasma do golpe é bom o governo brasileiro ficar de olhos bem abertos – ainda mais agora diante da possibilidade real de envolvimento de brasileiros nos conflitos, em função, claro, das graves questões fundiárias que se avizinham diante das medidas adotadas por Morales.</p>
<p>Se não bastasse todo esse cenário, os conflitos em Pando - de setembro de 2008 - envolvendo camponeses favoráveis ao governo e opositores liderados por Leopoldo Fernandes deixaram feridas profundas na região, e com elas também a certeza de que o problema deve – considerando a tradição boliviana – reaparecer nas eleições de dezembro.</p></blockquote>
<div class="translation">Les responsables politiques de l&#39;opposition à Evo Morales, de leur côté, d&#39;après ce que disent les journaux boliviens, accusent le Gouvernement d&#39;utiliser la réforme agraire pour tenter de modifier la sociologie électorale du Pando, où les candidats de l&#39;opposition ont toujours gagné.</p>
<p>Les gens de l&#39;opposition disent qu&#39;Evo projette de n&#39;installer dans le département de Pando que des militants du Mouvement vers le Socialisme (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Movimiento_Al_Socialismo">MAS</a>), le mouvement politique qui soutient le Président. Les élections générales auront lieu le 6 décembre prochain, et comme la Bolivie n&#39;a pas encore vaincu le fantôme des coups d&#39;état, le gouvernement brésilien ferait bien de faire très attention, encore plus aujourd&#39;hui devant la possibilité réelle d&#39;implication de Brésiliens dans un conflit, étant données, bien entendu, les graves questions foncières soulevées par les décisions prises par Morales.</p>
<p>Comme si tout cela ne suffisait pas, <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/09/13/bolivia-government-declares-state-of-emergency-in-pando/">le conflit dans le Pando</a> [en anglais], en septembre 2008, mettant aux prises des paysans favorables au gouvernement et des opposants, menés par Leopoldo Fernandes, a laissé de profondes blessures dans la région, et avec elles la certitude de ce que le problème, compte tenu de la tradition bolivienne, doive réapparaître lors des élections de décembre.</div>
</div>
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		<title>Malawi : Difficultés et progrès dans le système de santé</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/08/11/16925/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 11:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Steve Sharra  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Cet article présente ce que des blogueurs du Malawi écrivent sur le système de santé de leur pays. Tour à tour, ils décrivent les progrès de l&#39;ophtalmologie, réfléchissent au rôle des sages-femmes, s&#39;indignent des négligences dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/steve-sharra/">Steve Sharra</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/08/11/malawi-the-good-the-bad-and-the-hopeful-in-health-care/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Cet article présente ce que des blogueurs du Malawi écrivent sur le système de santé de leur pays. Tour à tour, ils décrivent les progrès de l&#39;ophtalmologie, réfléchissent au rôle des sages-femmes, s&#39;indignent des négligences dans les hôpitaux et du gaspillage de l&#39;argent public, et enfin donnent quelques bonnes nouvelles, ce qui est rare, concernant l&#39;épidémie de SIDA.</p>
<div id="attachment_90069" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px;"><img class="size-medium wp-image-90069" title="drkalua-checks-mlwn-kids1" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/drkalua-checks-mlwn-kids1-300x223.jpg" alt="Dr. Kalua examines Malawian kids. Photo: Vision2020 IAPB" width="300" height="223" /></p>
<p class="wp-caption-text">Le Dr. Kalua examine des enfants au Malawi.</p>
<p class="wp-caption-text">Photo : Vision2020 IAPB.</p>
</div>
<p>Le <a href="http://khumbokalua.blogspot.com/">Dr. Khumbo Kalua</a> [en anglais] est un ophtalmologue, enseignant-chercheur universitaire. Il nous apprend que la Faculté de Médecine de l&#39;Université du Malawi a mis en place depuis peu une formation diplômante en ophthalmologie. Le nombre d&#39;ophthalmologues du pays a également augmenté, avec trois nouveaux spécialistes formés ces deux dernières années (dont le Dr. Khumbo Kalua lui-même). Le nouveau Ministre de la Santé, qui est aussi député depuis peu, le Dr. Moses Chirambo, est également ophthalmologue, et a pendant longtemps été le seul de tout le Malawi.</p>
<p>Cette nouvelle formation, et ces nouveaux praticiens, sont le résultat du programme de l&#39;OMS <a href="http://v2020.org/page.asp?section=000100010027">Vision 2020 Droit à la Vue</a>, dans lequel le Malawi est impliqué depuis de nombreuses années à présent. Le <a href="http://khumbokalua.blogspot.com/2009/08/blogging-from-malawi-vision-2020-malawi.html">Dr. Kalua</a> dit [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Le Malawi participe à VISION 2020 depuis 2000, et a organisé avec succès des ateliers VISION 2020 pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe.</p>
<p>Le Malawi a achevé le plan quinquennal d&#39;ophtalmologie de VISION 2020 en 2004, et des progrès ont été réalisés, afin d&#39;aboutir à l&#39;élimination de la cécité évitable avant 2020 au Malawi.</p>
<p>Sur la base des 3 piliers de VISION 2020, en termes de contrôle des maladies, la cécité des enfants a été choisie comme l&#39;une des priorités les plus importantes, et un service d&#39;ophthalmologie pédiatrique doit être créé à Blantyre.</p></blockquote>
<p><a href="http://stabilymsiskablogger.blogspot.com/">Stabbily Msiska</a> [en anglais], infirmière qui étudie actuellement en Norvège, est une autre blogueuse du Malawi abordant les questions de santé. Stabbie, comme elle se surnomme elle-même, a commencé à bloguer en mars 2009, à son arrivée en Norvège. Ses 15 années en tant que sage-femme lui ont appris les choses simples, et qui ne coûtent rien, qui ont de l&#39;importance pour les femmes,  <a href="http://stabilymsiskablogger.blogspot.com/2009/05/neglected-things.html">au Malawi comme en Norvège</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Étant moi-même 3 fois maman, j&#39;ai vraiment regretté de ne pas être soutenue par une sage-femme pouvant m&#39;accueillir et se mettre à ma place pendant la grossesse, l&#39;accouchement, et après. Maintenant que je vis loin de chez moi dans ce pays scandinave, je me rends vraiment compte qu&#39;il y a des choses, qui ne coûtent rien mais sont importantes, que doivent faire toutes les sages-femmes du monde. Un sourire, des salutations, donner des informations complètes, expliquer les procédures, le respect, la compréhension, la sympathie. Avec toutes ces choses qui ne coûtent rien, nos hôpitaux seront des endroits formidables pour les femmes.</p></blockquote>
<div id="attachment_90161" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px;"><img class="size-medium wp-image-90161" title="stabbily2" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/08/stabbily2-300x299.jpg" alt="Malawian Nurse-Midwife, Stabbie Msiska" width="300" height="299" /></p>
<p class="wp-caption-text">Stabbie Msiska, sage-femme du Malawi.</p>
</div>
<p>Toutefois le système de santé du Malawi reste marqué par des problèmes importants, surtout pour les simples citoyens qui ne peuvent s&#39;offrir les soins coûteux de médecins privés. <a href="http://joenowblogs.blogspot.com/">Joe Mlenga</a> parle [en anglais] d&#39;un de ses parents éloignés qui s&#39;est pendu récemment pour en finir avec les difficultés financières graves dans lesquelles il se débattait. Selon Mlenga, cet homme était encore vivant lorsqu&#39;on l&#39;a trouvé. On l&#39;a transporté rapidement à l&#39;hôpital, où les infirmières et le personnel médical <a href="http://joenowblogs.blogspot.com/2009/08/eating-and-saving-life.html">dînaient</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>On m&#39;a dit qu&#39;ils ont continué leur repas pendant que Rogers gisait agonisant. Quand l&#39;équipe médicale a eu fini son repas et qu&#39;elle a commencé à s&#39;occuper de Rogers, il n&#39;était plus.</p></blockquote>
<p>Malheureusement, poursuit Joe, de telles négligences ne sont pas rares dans les hôpitaux du Malawi, et il rapporte un incident qu&#39;il a vu personnellement :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai personnellement vu une fois une mère portant son jeune fils très malade se précipiter dans l&#39;entrée de l&#39;hôpital de référence de Blantyre, QECH, pour prévenir les ambulanciers qu&#39;elle avait besoin d&#39;un chariot ou d&#39;un fauteuil roulant. Personne n&#39;a semblé réagir, et cette femme a fini par prendre elle-même un chariot… Elle a ensuite été aidée par le conducteur d&#39;un minibus qui avait accepté gentiment de faire un détour par l&#39;hôpital !</p></blockquote>
<p><a href="http://munthalikondwani.blogspot.com/">Kondwani Munthali</a> fait part de son mécontentement [en anglais] concernant un projet gouvernemental d&#39;étude de la faisabilité de la transformation d&#39;un vieux bateau sur le lac Malawi, le MV Chancy Maples, en hôpital mobile. <a href="http://munthalikondwani.blogspot.com/2009/07/sick-joke-goverment-can-play-and-bat.html">Selon Munthali</a> [en anglais], cette idée vient de donateurs écossais, qui veulent que le Malawi paie cette étude d&#39;un coût de 50 millions de kwachas (250 000 euros).</p>
<blockquote><p>Pour autant que je respecte les responsables du Ministère,  on peut faire beaucoup de choses avec 50 millions de kwachas. Former au moins 10 médecins, 200 auxiliaires médicaux et 100 infirmières. Ou mieux encore, on peut fournir en médicaments pendant cinq mois l&#39;hôpital de Lifuwu.</p>
<p>Nous devons fixer nos priorités en tenant compte de la pauvreté et des besoins du Malawi. Je trouve complètement fou de dépenser plus de 250 000 euros pour mener une étude de faisabilité sur un bateau, et peut être encore un million d&#39;euros pour le réparer et l&#39;équiper, alors qu&#39;il y a tant de besoins urgents, dont un appareil pour le cancer.</p>
<p>Monsieur le Président, cette folie doit être arrêtée. Sauvez d&#39;abord les vies des plus pauvres, et laissez les Écossais payer leurs projets favoris sans y mêler les plus pauvres. Combien de gens l&#39;hôpital mobile sur le lac traitera-t-il, combien coûtera-t-il à faire fonctionner et combien  produira-t-il de revenus ? Nous dépenserons plus pour entretenir ce vieux bateau que pour sauver des vies.</p></blockquote>
<p>La difficile situation du secteur de la santé au Malawi remplit de scepticisme un autre blogueur à propos de l&#39;image de progrès économiques que se donne le Malawi ces dernières années. <a href="http://alicknyasulu.blogspot.com/">Alick Nyasulu</a> [en anglais], qui est économiste, s&#39;interroge sur la croissance économique, si souvent citée en exemple, qu&#39;on attribue au Malawi. Il répond que la croissance économique ne profite pas aux simples citoyens, en particulier aux plus pauvres, comme le montrent les plaies socio-économiques qui sont en augmentation, par exemple les vols à main armée et les violences domestiques. Pour lui, les <a href="http://alicknyasulu.blogspot.com/2009/07/malawi-economic-growth-who-benefits.html">problèmes du système de santé</a>, sur lesquels il insiste [en anglais], en sont la preuve :</p>
<blockquote><p>Une urgence médicale à Ntchenachena, Chididi ou Mposa signifie la mort, malgré la croissance économique.</p>
<p>L&#39;éducation et la santé sont en crise dans ce pays. Les gens riches utilisent pour leur famille des services réservés à une élite, pour leur santé et leur éducation. Je ne suis pas jaloux des riches. Plus de 80 pour cent de la population du Malawi vit dans des régions rurales dont les dispensaires tournent souvent avec une infirmière qui ne dispose pas des médicaments adéquats. Les distances pour atteindre ces services, et l&#39;état des chemins ruraux, compliquent la situation. Je ne suis pas sadique en disant que les services de santé sont aussi mauvais que ceux de l&#39;éducation, surtout dans les régions rurales. C&#39;est malheureusement là où vit la majorité de notre population, résignée à une vie sans espoir ni avenir.</p></blockquote>
<p>Enfin, si pour <a href="http://mzatinkolokosa.blogspot.com/">Mzati Nkolokosa</a> [en anglais], le VIH et le SIDA font toujours rage, on aperçoit une lueur au bout du tunnel. Il revient tout d&#39;abord sur les <a href="http://mzatinkolokosa.blogspot.com/2009/07/window-of-hope.html">ravages provoqués par l&#39;épidémie</a> [en anglais] :</p>
<blockquote><p>J&#39;ai perdu des amis et des parents à cause du SIDA. Cette maladie a ruiné nos vies. Le SIDA a tué des gens qualifiés qui ne seront jamais remplacés.</p>
<p>Ceux parmi nous qui se sont formés à l&#39;Université du Malawi savent que le SIDA a fait des dégâts dans le monde de l&#39;éducation. En tant qu&#39;étudiants, nous avons vu un enseignant perdre du poids, ses cheveux blanchir, ne plus assurer ses cours, ou bien des étudiants privés de cours parce qu&#39;un professeur (le seul capabable d&#39;assurer cet enseignement dans tout le Malawi), était malade.</p>
<p>Dure époque. Dans mon village de Liwonde, les gens qui avaient de l&#39;argent sont partis. Les entrepreneurs qui prospéraient à la fin des années 1980 et au début des années 1990 sont tous partis.</p></blockquote>
<p>Mais il termine sur une note plus positive :</p>
<blockquote><p>Mais l&#39;espoir existe à présent. Les traitements permettent aux parents de vivre plus longtemps et d&#39;élever leurs enfants, qui autrement auraient été des orphelins. La sensibilisation à la maladie est maintenant élevée. Ma génération fait les bons choix. La prévalence de la maladie est à présent de 12,5 pour cent au Malawi.</p>
<p>Mais la bonne nouvelle est que dans la tranche d&#39;âges de 5 à 11 ans, la prévalence est de un pour cent. Cela veut dire que si nous pouvons élever cette génération en lui donnant une éducation sérieuse qui lui évite d&#39;être contaminée par le VIH, nous pouvons à l&#39;avenir avoir des générations quasiment libérées du SIDA.</p></blockquote>
</div>
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