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	<title>Global Voices en français &#187; Ethnicité</title>
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	<description>Le Monde Parle. Écoutez-Vous?</description>
	<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:35:53 +0000</pubDate>
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			<title>Global Voices en français</title>
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		<title>Géorgie-Russie : Où en sont les relations interethniques ?</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 19:24:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Suzanne Lehn</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Voir aussi la couverture spéciale de Global Voices (en anglais) sur la crise d&#39;Ossétie du Sud
shupaka, qui vit à Tbilissi, décrit sur LiveJournal (en russe), quel effet cela fait d&#39;être d&#39;origine russe à Tbilissi en ce moment :
Aujourd&#39;hui on m&#39;a de nouveau demandé comment on traite les Russes [en Géorgie] ? Est-ce que ça ne va pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voir aussi la <a href="http://globalvoicesonline.org/specialcoverage/south-ossetia-crisis-2008/">couverture spéciale de Global Voices</a> (en anglais) sur la crise d&#39;Ossétie du Sud</em></p>
<p><em>shupaka</em>, qui vit à Tbilissi, <a href="http://shupaka.livejournal.com/199565.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/shupaka.livejournal.com');">décrit sur LiveJournal</a> (en russe), quel effet cela fait d&#39;être d&#39;origine russe à Tbilissi en ce moment :</p>
<blockquote><p>Aujourd&#39;hui on m&#39;a de nouveau demandé comment on traite les Russes [en Géorgie] ? Est-ce que ça ne va pas leur attirer des ennuis s&#39;ils parlent russe à Tbilissi ?</p>
<p>Ma mère est russe et ma belle-mère aussi. Je leur ai demandé, juste au cas où, comment on les traite ici ? Est-ce qu&#39;on ne vous persécute pas ? Mes mamans disent : &#8220;non, on ne nous persécute pas&#8221;.</p>
<p>Elles sont citoyennes géorgiennes, mes deux mamans, et l&#39;administration russe leur apporte autant de difficultés qu&#39;à tous les autres citoyens géorgiens.</p>
<p>C&#39;est plus facile pour ma belle-mère – ses parents vivent en Ukraine ; pour maman, c&#39;est plus dur – son père et ses soeurs vivent en Sibérie.</p>
<p>Maman parle géorgien au travail, dans la rue, dans les magasins et les transports en commun. Avec un accent, cependant, et pas toujours sans fautes, les gens qui ne la connaissent pas lui demandent souvent : «Saddauri har ?», c&#39;est-à-dire, &#8220;d&#39;où êtes-vous ?&#8221; Les Géorgiens adorent quand un non-Géorgien parle le géorgien. </p>
<p>Et ma belle-mère parle russe la plupart du temps. Et elle enseigne aussi le russe aux enfants – plusieurs fois par semaine, le soir, elle lit du [<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Korney_Chukovsky" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Kornéï Choukovski</a>] et du [<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Korney_Chukovsky" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Nikolaï Nosov</a>] (en anglais) aux enfants du voisinage. Et le nombre de ses élèves n&#39;a pas baissé – elle en a autant qu&#39;avant l&#39;occupation.</p>
<p>J&#39;ai mené aujourd&#39;hui une expérience extrêmement stupide : je me suis adressée aux gens en russe. Dans un bus, j&#39;ai dit «Ostanovite, pojalouysta» [«arrêtez-vous ici s&#39;il vous plaît»] au lieu de «gaacheret», dans un magasin j&#39;ai demandé «boutylkou borjoma» [«une bouteille d&#39;eau minérale de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Borzhom" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Borjomi</a>»] au lieu de «erti bordjomi», dans un drugstore&#8230; et ainsi de suite. Je n&#39;ai remarqué aucune réaction négative.</p></blockquote>
<p>Plus tôt dans le mois, le 12 août, sur LiveJournal, <em>voinodel</em> (Vadim Rechkalov, le correspondant de guerre russe de <em>Moskovski Komosomolets</em>) a publié ce «<a href="http://voinodel.livejournal.com/18188.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/voinodel.livejournal.com');">monologue</a>» (en russe) de Mme Lobjanidze, une habitante de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladikavkaz" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Vladikavkaz</a>, la capitale de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ossétie_du_Nord" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">l&#39;Ossétie du Nord</a>, en Russie :</p>
<blockquote><p>Mon gendre est Ossète. Mon petit-fils de 8 ans serait Ossète lui aussi – c&#39;est-à-dire du côté de son père. Moi, je suis russe. C&#39;est-à-dire, par le sang. Mais sur mon passeport, je suis géorgienne. Ils ont supprimé maintenant la ligne «ethnie» dans les passeports, mais mon nom de famille est géorgien, j&#39;en ai hérité de mon défunt mari. Mon fils est aussi géorgien sur son passeport, et par le sang également – si bien entendu vous regardez du côté de son père. Il est marié à une Arménienne. Avec tout ça, qui suis-je – mon petit-fils est ossète, alors que ma petite-fille est géorgienne – si bien entendu vous regardez du côté de son père à elle ?</p>
<p>Mais je suis surtout inquiète pour mon fils. Tout peut arriver à présent. Les Ossètes du Sud vont maintenant revenir de la guerre en colère. Et ils vont commencer à&#8230; Je ne sais même pas à quoi m&#39;attendre&#8230;</p>
<p>J&#39;ai pensé que j&#39;étais paranoïaque. J&#39;ai appelé [la police]. J&#39;ai demandé ce que je devrais faire dans cette situation. Voyez-vous, mon fils est géorgien. Une policière a demandé où il est enregistré, quelle est sa citoyenneté ? J&#39;ai dit qu&#39;il est enregistré à Vladikavkaz, la capitale de l&#39;Ossétie du Nord, et citoyen russe. Il est né ici, n&#39;a jamais été en Géorgie. Il désapprouve la politique de Saakashvili. Mais notre nom de famille est Lobzhanidze. Que devons-nous faire ?</p>
<p>La femme m&#39;a écoutée attentivement et a dit : prenez toutes les précautions. Nous avons été submergés par toutes sortes de gens, a-t-elle dit. Essayez de le protéger. Ne le laissez pas sortir seul dans la rue. Quel âge a votre fils ? Il a déjà 30 ans, ai-je répondu. Comment puis-je l&#39;empêcher de sortir ? Et la policière a continué : oui, je vous comprends, la situation est tendue, mais nous ne pouvons pas donner à chacun un policier pour le ou la protéger. Je demande s&#39;il y a déjà eu des incidents. Elle a répondu que non, pas encore&#8230;</p></blockquote>
<blockquote><p>P.S.</p>
<p>Toute la famille de [Mme Lobzhanidze] reste à la maison depuis le 8 août. Ils ne vont même pas au travail. Mais il ne s&#39;agit que de la famille du côté de son mari. La famille arménienne et russe semble n&#39;avoir rien à craindre. Pas encore.</p></blockquote>
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		<title>Blogueuse de la semaine : Janine Mendes-Franco</title>
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		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/27/722/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 14:47:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Ulrich</dc:creator>
		
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Notre série, les &#8220;Blogueurs de la semaine&#8221; , nous amène cette fois-ci sur les superbes îles de Trinité-et-Tobago, où vit l&#39;éditrice de Global Voices pour la zone des Caraïbes anglophones,  Janine Mendes-Franco. Je l&#39;ai rencontrée pour la première fois lors du  Sommet 2008 de Global Voices, en juin dernier, où elle a charmé  de nombreux participants. J&#39;ai récemment eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post">
<div id="single" class="entry">
<p><img class="alignright size-full wp-image-48990" title="janine" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/janine.jpg" alt="" />Notre série, les &#8220;<a href="http://globalvoicesonline.org/-/special/gv-contributor-profiles/">Blogueurs de la semaine&#8221;</a> , nous amène cette fois-ci sur les superbes îles de <a href="http://globalvoicesonline.org/-/world/americas/trinidad-tobago/">Trinité-et-Tobago</a>, où vit l&#39;éditrice de Global Voices pour la zone des Caraïbes anglophones,  <a href="http://globalvoicesonline.org/author/janine-mendes-franco/">Janine Mendes-Franco</a>. Je l&#39;ai rencontrée pour la première fois lors du  <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2008/03/15/410/">Sommet 2008 de Global Voices</a>, en juin dernier, où elle a charmé  de nombreux participants. J&#39;ai récemment eu l&#39;occasion d&#39;un peu mieux <a href="http://www.newcheeze.com/blog/?p=72" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">la connaître</a> et de l&#39;interroger sur son implication dans Global Voices, sur l&#39;identité caribéenne et ses talents pour le jardinage, entre autres sujets&#8230;</p>
<p><strong>- Comment avez-vous découvert Global Voices et quand avez-vous commencé à y contribuer en tant qu&#39;auteur ? </strong>Global Voices est apparu sur mon radar vers la fin de  2005, quand  <a href="http://globalvoicesonline.org/author/georgia-popplewell/">Georgia Popplewell</a> a commencé à couvrir la zone Caraïbes pour le site.  J&#39;ai commencé à lire régulièrement ses billets et suis devenue &#8220;accro&#8221;.  Georgia m&#39;a recrutée comme auteur pour la remplacer durant le sommet Global Voices 2006  en Inde, et le reste a suivi&#8230;Je suis une Global Voiceuse depuis.</p>
<p><strong>- Quelle était votre motivation principale quand vous avez commencé à contribuer au site  Global Voices?</strong><br />
Cela peut sembler faible, mais j&#39;aidais juste une amie, et même si c&#39;était un service que je rendais,  j&#39;ai vite pris grand plaisir à lire tous les blogs caribéens dans mon lecteur RSS chaque matin, pour voir ce que mes compatriotes écrivaient. Je voulais vraiment faire partie de cette &#8220;conversation&#8221;.</p>
<p><strong>- A propos de votre blog personnel : quand avez-vous commencé à bloguer et pourquoi ? </strong> Mon blog personnel est ce que les gens à la Trinité appellent un <em>outside child</em>  (&#8221;enfant du dehors&#8221;, enfant négligé) depuis que je contribue à Global Voices. Je l&#39;ai ouvert en avril 2005 sur l&#39;insistance de Georgia (ça devient une constante, non ?). Elle n&#39;arrêtait pas de me dire que c&#39;était une excellente façon d&#39;améliorer son style écrit (et écrire est très important dans mon travail de productrice TV). Quand j&#39;y repense, maintenant, je crois que c&#39;était un complot. Elle avait tout prévu bien à l&#39;avance et je suis tombée dans son jeu. Plaisanterie à part, elle avait raison.  </p>
<p>Publier un blog m&#39;a apporté beaucoup plus qu&#39;un espace où améliorer mon style écrit : cela m&#39;a ouvert au monde entier ! Ceci dit, mon blog va connaître une rénovation majeure bientôt. Au début, c&#39;était un forum sur  “Voilà ce que j&#39;ai à dire sur tout ce qui me passe par la tête&#8221; et maintenant, il faut qu&#39;il détermine son style. Ce serait bien aussi si je publiais de façon plus régulière …</p>
<p><strong>-De quoi parle votre blog ? Comment le décririez-vous à quelqu&#39;un qui ne le connaît pas ? </strong>Je l&#39;ai appelé <a href="http://www.newcheeze.com/blog" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">Francomenz</a> , c&#39;est un jeu de mots sur mon nom de famille et une expression locale, “franko-men”, qui signifie “être franc, dire les choses telles qu&#39;elles sont&#8221;. J&#39;ai publié de façon très irrégulière, ces derniers temps, ce qui m&#39;a donné le recul nécessaire pour réfléchir à mon blog . J&#39;ai écrit sur tous les sujets, depuis l&#39;<a href="http://www.newcheeze.com/blog/?cat=12" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">art</a> jusqu&#39;à la <a href="http://www.newcheeze.com/blog/?cat=21" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">politique</a>, et pas toujours sur la zone Caraïbe, ce qui est l&#39;un des problèmes selon moi. C&#39;est une auberge espagnole d&#39;opinions, sur ce qui me <a href="http://www.newcheeze.com/blog/?cat=7" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">touche</a>, ou bien <a href="http://www.newcheeze.com/blog/?p=114" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">m&#39;irrite</a> ou m&#39;<a href="http://www.newcheeze.com/blog/?p=133" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">amuse </a>. Mais ce n&#39;est certainement pas la meilleure manière d&#39;augmenter les statistiques de fréquentation, car, comme le dit Forrest Gump, “On ne sait jamais sur quoi on va tomber&#8221;.</p>
<p><strong>- Quelle est votre plus mémorable expérience de blogueuse ? </strong></p>
<p>On ne peut se réjouir des ravages apportés par les catastrophes naturelles, mais je dois dire que j&#39;ai apprécié de couvrir <a href="http://globalvoicesonline.org/2007/11/29/caribbean-earthquake-tremors/">le tremblement de terre des Caraïbes</a> en novembre dernier. Il y a quelque chose de très stimulant à couvrir l&#39;info pure et dure sur un blog, en temps réel, surtout quand une région entière de la terre communique sur le même événement.  Les Caraïbes sont en général vues comme un monolithe par la communauté internationale, mais tous ceux qui les connaissent savent bien qu&#39;il y a de réelles différences d&#39;un territoire à un autre. J&#39;ai pris conscience à ce moment-là d&#39;à quel point nous sommes interconnectés.</p>
<p><strong>- Combien de langues parlez-vous ? Et dans quelle langue publiez-vous votre blog ? </strong></p>
<p> Ma langue maternelle est l&#39;anglais. Autrefois, je parlais aussi le français et l&#39;espagnol couramment, j&#39;ai même étudié le français à l&#39;université, au Canada.  Mais j&#39;ai tout perdu par manque de pratique. Ce n&#39;est pas comme le vélo. Si vous ne parlez pas, vous oubliez vocabulaire, grammaire, etc&#8230;  J&#39;arrive en général à saisir ce que les gens disent, mais j&#39;ai besoin d&#39;une sérieuse remise à niveau - avec les podcasts ! Après tout, ça a marché pour moi pour le Hongrois !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-48992" title="janine-mendes-franco" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/janine-mendes-franco.jpg" alt="" /><br />
<small><em><span style="font-size: x-small;">Photo de Janine au Sommet Global Voices 2008 par </span><a href="http://flickr.com/photos/nehavish/2615936018/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/flickr.com');"><span style="font-size: x-small;">Neha Viswanathan</span></a></em></small></p>
<p><strong>- Quelle est votre profession - quand vous ne travaillez pas pour Global Voices ?</strong><br />
J&#39;ai une société de communication, appelée <a href="http://www.newcheeze.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">The New Cheeze</a>.</p>
<p><strong>- Décrivez-nous la blogosphère des Caraïbes anglophones. Quels sont ses principaux problèmes ? </strong><br />
<a href="http://globalvoicesonline.org/-/world/americas/trinidad-tobago/">Trinité-et-Tobago</a> a une blogosphère relativement active, mais elle pourrait être plus importante, si l&#39;on en croit les statistiques de la <em>Telecommunications Authority of Trinidad and Tobago</em> – qui annonce un taux de pénétration d&#39;internet dans les ménages de 27.3%.  Ces chiffres ne prennent pas en considération la taille des ménages ou l&#39;accès à Internet depuis le bureau ou les cafés Internet. Je pense que le taux de pénétration dépasse probablement les 30%.</p>
<p>Un ministre de notre gouvernement, dans le cadre du programme ICT, a ouvert des cafés internet dans plusieurs communautés rurales. Les résidents peuvent être formés à l&#39;utilisation d&#39;Internet et ont l&#39;accès gratuit. Le fait que la blogosphère locale soit toujours aux mains de la classe moyenne me dépasse. Ou bien la pénétration d&#39;Internet est moindre que ce que l&#39;on dit, ou bien la formation sur l&#39;utilisation des médias personnels en ligne n&#39;est pas au point.  </p>
<p>La dernière hypothèse est probablement la bonne. J&#39;ai visité un jour un &#8220;café internet&#8221; dans une zone rurale et j&#39;ai remarqué que les locaux utilisaient Internet pour lire leurs e-mails, télécharger de la musique ou visiter des réseaux sociaux en ligne. YouTube était aussi un site un site très fréquenté. Mais personne ne semblait soupçonner qu&#39;on pouvait aussi participer et contribuer, télécharger ses propres vidéos, au lieu d&#39;être spectateurs des contributions des autres. Quelques personnes étaient là pour accéder à des sites porno, donc, de toute évidence, il faut plus de formation pour que les gens comprennent comment le pouvoir des médias en lignes peut être utilisé de façon constructive, via les blogs, les médias personnels, l&#39;autopublication de livres, les sites marchands, etc..</p>
<p><strong>- Quels sont vos intérêts et hobbies?</strong><br />
<img class="alignright size-full wp-image-48991" title="janine-mendes-franco2" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/janine-mendes-franco2.jpg" alt="" />J&#39;aime <a href="http://www.newcheeze.com/blog/?cat=22" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');">lire</a>, même si, comme ma page sur le site <a href="http://www.goodreads.com/user/show/1224848" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.goodreads.com');">my GoodReads</a> vous le confirmera, je n&#39;ai pas touché à un livre ces derniers temps. J&#39;en ai commencé un en allant au Sommet de Budapest et puis&#8230;Disons qu&#39;il faut que je recommence le livre depuis le début. :O) De mon goût pour les livres est né le goût d&#39;écrire. J&#39;ai deux projets personnels en cours, que j&#39;espère finir bientôt. Je chante et je joue de la guitare, c&#39;est toujours une excellente façon d&#39;évacuer le stress, comme la gym , que je pratique régulièrement, que ce soit en salle de sport ou en promenant <a href="http://flickr.com/photos/85337083@N00/2310083341/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/flickr.com');">nos deux chiens</a>. Et j&#39;adore <a href="http://flickr.com/photos/85337083@N00/2762787814/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/flickr.com');">jardiner </a>! Notre potager de balcon est prêt pour une deuxième récolte, et je suis heureuse d&#39;annoncer que le jardin lui-même est en fleurs, grâce, principalement, à la saison des pluies. J&#39;adore danser (j&#39;ai commencé la danse classique à trois ans) et maintenant, grâce à <a href="http://globalvoicesonline.org/author/neha-viswanathan/">Neha</a>, je me débrouille avec les chorégraphies de<a href="http://flickr.com/photos/oso/2631502106/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/flickr.com');">Bollywood </a> ! :O) Et à part ça&#8230;Je ne suis pas mauvaise en ping-pong et je suis super forte en billard  !</p>
<p><strong>- Pour finir, et c&#39;est le plus important, quelles sont les sujets qui vous concernent le plus, dans la vie et dans votre profession ?</strong><br />
Waou! Vaste sujet. La situation de mon pays m&#39;inquiète. Je crois que nous nous consacrons trop au superficiel, au détriment du nécessaire.  C&#39;est une approche aveugle du développement, des fondations très fragiles sur lesquelles construire. Bâtir des gratte-ciels n&#39;a aucun sens quand le système de santé publique est en lambeaux, quand les chiffres de <a href="http://globalvoicesonline.org/2007/12/17/caribbean-a-more-violent-world/">la criminalité explosent </a>; quand il n&#39;y a aucune prise en compte de<a href="http://www.newcheeze.com/blog/?p=70" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.newcheeze.com');"> l&#39;environnement</a>. Je n&#39;accepte pas que les changements qui affectent Trinité-et-Tobago (et la plus grande partie des Caraïbes) dépende uniquement de la mondialisation. Il nous faut nous mobiliser et être les maîtres de notre propre destinée.</p>
<p>Ceci, je suppose, est aussi un sujet d&#39;inquiètude dans ma profession, que ce soit dans la production audiovisuelle ou dans Global Voices.  Appelez-le une conséquence du colonialisme, appelez-le ce que vous voulez mais j&#39;ai remarque que les Caraïbes ont, à divers degrés, peur de se regarder en face.  C&#39;est pourquoi Trinité-et-Tobago commence tout juste, au début du 21ème siècle, à édifier son industrie cinématographique, alors que nous avons les talents et des outils pour le faire depuis bientôt quarante ans  (la preuve en est dans des films comme <em>The Right and the Wrong</em> [1970] et <em>Bim</em> [1974]). C&#39;est aussi pourquoi la <a href="http://globalvoicesonline.org/-/world/americas/jamaica/">Jamaïque</a> connaît toujours le phénomène du <a href="http://francismove.blogspot.com/2008/08/skin-bleaching.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/francismove.blogspot.com');">blanchiment de la peau</a>. Et c&#39;est aussi, partiellement, la raison pour laquelle tellement de nations caribéennes se débattent avec un taux de criminalité en explosion.</p>
<p>L&#39;auto-critique est essentielle pour progresser, et j&#39;ai peur que nous ne soyions pas assez honnêtes avec nous-même. Si nous n&#39;avons pas de débat constructif sur ce que nous avons enduré et d&#39;où nous venons, alors, nous fonçons dans l&#39;obscurité. Quand vous ne vous connaissez pas vous-même, quand vous ne savez pas en quoi vous croyez, alors, il est probable que vous n&#39;écoutez que des bavardages légers, et vous comemncez à croire que votre identité est ce que les autres vous disent d&#39;être.  </p>
<p><small><em><span style="font-size: x-small;">* En médaillon: photo de la boucle d&#39;oreille de Janine (!) par </span><a href="http://flickr.com/photos/arabspring/2642637382/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/flickr.com');"><span style="font-size: x-small;">Razan Ghazzawi</span></a><span style="font-size: x-small;">, au sommet 2008 de Global Voices</span></em></small></p>
</div>
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		<title>Ossétie du Sud : Photos et reportages depuis Tskhinvali</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/25/708/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/25/708/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2008 11:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Suzanne Lehn</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le 21 août, la Columbia Journalism Review a publié , sous la signature de Julia Joffe, un panorama des blogs de différents journalistes russes couvrant la guerre en Ossétie du Sud. Son article présente des reportages des utilisateurs de LiveJournal krig42 (le reporter de la Komsomolskaya Pravda Dmitri Stechine) et ep-news (Evgueni Poddoubny, correspondant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>Le 21 août, la <em>Columbia Journalism Review</em> a publié , sous la signature de Julia Joffe, un <a href="http://www.cjr.org/behind_the_news/blogging_for_truth.php?page=all" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.cjr.org');">panorama des blogs de différents journalistes russes couvrant la guerre en Ossétie du Sud</a>. Son article présente des reportages des utilisateurs de LiveJournal k<em>rig42</em> (le reporter de la <em>Komsomolskaya Pravda</em> Dmitri Stechine) et <em>ep-news</em> (Evgueni Poddoubny, correspondant de <em>TV Center</em>) ; sont également cités <em>m-romanoff</em> (Mikhaïl Romanov, en collaboration avec Ilya Barabanov), <em>barabanch</em> - un <a href="http://newtimes.ru/magazine/2008/issue079/doc-57033.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/newtimes.ru');">reportage depuis Tskhinvali</a> à The New Times Weekly (en russe), ainsi que la correspondante du <em>Moskovski Komsomolets</em> Irina Kursenkova.</div>
<div>Ci-dessous, quelques autres billets parus sur les blogs de journalistes russes et nord-ossètes, avec des photos et des compte-rendus de ce qu&#39;ils ont vu à Tskhinvali, la capitale de l&#39;Ossétie du Sud, tout au long de la semaine dernière.</div>
<div><em>voinodel</em> (Vadim Rechkalov, correspondant de guerre de <em>Moskovski Komsomolets</em>) a publié <a href="http://voinodel.livejournal.com/20990.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/voinodel.livejournal.com');">sept photos de Tskhinvali, prises de différents points de vue, et a écrit ceci</a> (en russe) :</div>
<blockquote>
<div>Je vous présente Vitalik. C&#39;est un bon ami, qui est venu tout droit de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Khankala_attack" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Khankala</a> (en anglais), une base militaire russe près de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grozny" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Grozny</a>], pour défendre l&#39;Ossétie du Sud. Vitalik et moi allons maintenant vous emmener pour une petite visite guidée de Tskhinvali en ruines.</div>
<div>[photo de Vitalik]</div>
<div>Vous pouvez photographier Tskhinvali ainsi :</div>
<div>[une photo en gros plan de deux chars détruits à côté d&#39;un immeuble résidentiel]</div>
<div>ou comme ceci :</div>
<div>[photo des mêmes deux chars depuis un angle différent]</div>
<div>mais si vous les photographiez comme cela ?</div>
<div>[quatre prises de vues panoramiques de Tskhinvali depuis une colline dominant la ville]</div>
</blockquote>
<div>Il y a quatre pages de commentaires sur le billet de Rechkalov. A un moment, le journaliste a estimé nécessaire d&#39;<a href="http://voinodel.livejournal.com/20990.html?thread=218878#t218878" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/voinodel.livejournal.com');">expliquer ce qu&#39;il essayait de démontrer</a> (en russe) quand il a publié les photos :</div>
<blockquote>
<div>Ce billet n&#39;a qu&#39;un seul message, tout à fait délibéré et clairement défini. Au cas où quelqu&#39;un aurait oublié les informations des deux premiers jours. Quand Tskhinvali a été appelé le deuxième <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Stalingrad" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Stalingrad</a> et qu&#39;on avait dit que la ville n&#39;existait plus. Et tout le reste.</div>
<div>[&#8230;]</div>
<div>J&#39;ai l&#39;impression que certains commentateurs qui sont si soucieux de la Patrie qu&#39;ils seraient heureux de ne rien voir d&#39;autre sur ces photos que les fondations [des bâtiments]. Qu&#39;est-ce qui ne va pas chez vous, les gars ? Vous êtes fous ?  Avez-vous déjà habité, vous-mêmes, dans un immeuble réduit à ses fondations ?  Et vous êtes-vous lavés dans un gobelet, avec toute votre famille ? Si on n&#39;a pas confirmé 2000 morts, mais, disons, seulement 300, ça ne vous plaît pas ? Il vous en faut 2000 ? Ou, encore mieux, 10 000 ? Pour que vous puissiez écraser les Géorgiens ? C&#39;est vous qui allez les combattre ? Non, c&#39;est le soldat Bogdanov [&#8230;]. Et vous allez continuer [à publier des commentaires], sans vous rendre compte que parmi ceux qui ont défendu Tskhinvali il y avait aussi des Géorgiens, et ils étaient de bons combattants, et les gens les respectent.  Parce que l&#39;ethnie n&#39;a rien voir là-dedans.</div>
<div>Il y a un message dans ce billet – Tskhinvali n&#39;est pas Stalingrad. Et vous ne devriez pas utiliser en vain des mots comme Stalingrad. [&#8230;]</div>
</blockquote>
<div><em>pro100_petrov</em> a publié <a href="http://pro100-petrov.livejournal.com/85883.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/pro100-petrov.livejournal.com');">huit photos de Tskhinvali et a écrit</a> (russe) :</div>
<blockquote>
<div>[&#8230;] en deux mots : oui, la phrase «a été effacée de la surface de la Terre» est exagérée si on l&#39;applique à cette ville. Il y a des immeubles qui n&#39;ont pas été trop endommagés. Maintenant qu&#39;on y a remplacé les vitres, ils ressemblent à ce qu&#39;ils étaient avant la guerre.</div>
<div>[photo]</div>
<div>Mais en général, la ville ressemble à ça :</div>
<div>[trois photos, la dernière d&#39;une école de Tskhinvali]</div>
<div>[photo de l&#39;hôtel Alan : «Des journalistes étaient cachés dans la cave. [&#8230;] Les dégâts sont importants.»]</div>
<div>[photo d&#39;une maison en ruines : «Et ça, disent-ils, c&#39;est le résultat du [<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/9K51_Grad" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">système de fusées à lancement multiple Grad</a>]. Dites, les militaires ! C&#39;est vraiment des Grad ?»]</div>
<div>
<div>[photo d&#39;un char : «Un char géorgien détruit. Il y en a plein comme ça dans toute la ville. A côté du char, il y a un Géorgien mort couché dans les buissons. Il y en a aussi beaucoup ici. [&#8230;]»]</div>
<div>[photo de gens sur et autour d&#39;un char : «Des irréguliers ossètes. Ils se font prendre en photo à côté de chars détruits avec des téléphones portables qui ne marchent pas.»]</div>
</div>
</blockquote>
<div><em>alan_tsurkhbaev</em> (le journaliste nord-ossète Alan Tskhurbaev) a eu l&#39;<a href="http://alan-tskhurbaev.livejournal.com/20593.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/alan-tskhurbaev.livejournal.com');">échange suivant</a> (en russe) sur le degré de destruction à Tskhinvali avec <em>pro100-petrov</em> dans la section de commentaires d&#39;un de ses billets ;</div>
<blockquote>
<div><em>pro100-petrov</em> :</div>
<div>[&#8230;] Les tours dans la partie sud [de la ville] ont certes été gravement endommagées. Mais je n&#39;irai pas jusqu&#39;à dire que seulement la moitié des immeubles sont inhabitables. Je pense que c&#39;est 70 à 80 %. Ca dépend de ce que vous considérez comme inhabitable. Si un missile fait un trou dans le mur du bâtiment, mais que la cave et une chambre sont intactes, est-ce qu&#39;on dira que c&#39;est inhabitable ou pas ?</div>
<div><em>alan_tskhurbaev</em> :</div>
<div>En effet, ce n&#39;est pas une question facile. Précisons qu&#39;il y a un grand immeuble de neuf étages avec un énorme trou sous le toit, fait par un missile. Il y a des gens qui habitent cet immeuble, beaucoup de gens. Cet immeuble devrait-il être considéré comme détruit ou inhabiltable, ou non ? D&#39;autant plus qu&#39;il est probable que le trou existe depuis 1991&#8230;</div>
<div>Mais le principal est que Tskhinvali m&#39;avait l&#39;air d&#39;une ville vivante, ni désertée ni détruite, selon la description des médias.</div>
</blockquote>
<div><em>slonopatam</em> a <a href="http://slonopatam.livejournal.com/120530.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/slonopatam.livejournal.com');">publié une photo de deux femmes âgées</a> posant à côté d&#39;un char détruit au centre de Tskhinvali. Voici le commentaire de  <em>butttto</em> :</div>
<blockquote>
<div>La vie continue&#8230; Les vieux le savent mieux que les jeunes&#8230;</div>
</blockquote>
<div><em>liza-valieva</em> (la journaliste nord-ossète Liza Valieva) <a href="http://liza-valieva.livejournal.com/84631.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/liza-valieva.livejournal.com');">a publié trois photos et écrit ceci</a> à propos des efforts pour nettoyer la ville :</div>
<blockquote>
<div>[photo]</div>
<div>L&#39;une des premières photos prises à Tskhinvali. Des prisonniers géorgiens, avec des habitants de Tskhinvali, nettoient la ville.</div>
<div>Comme me l&#39;a dit un des officiels du ministère des affaires intérieures d&#39;Ossétie du Sud, les prisonniers géorgiens étaient autorisés à se laver, étaient nourris puis emmenés nettoyer Tskhinvali et les environs. «Qu&#39;ils nettoient ce que leurs compatriotes ont saccagé», a-t-il dit.</div>
<div>Je pense que c&#39;est une sage décision.</div>
<div>[photo]</div>
<div>Je suis entrée dans un des premiers magasins qui a rouvert à Tskhinvali, et où il n&#39;y avait que des ballons colorés, du ketchup et de la mayonnaise. Les vendeuses discutaient avec animation. L&#39;une d&#39;elles m&#39;a dit, consternée :</div>
<div>[photo]</div>
<div>- Vous avez vu les prisonniers géorgiens qui nettoient là-dehors ? Si quelqu&#39;un de ma famille avait été tué, j&#39;irais tuer l&#39;un d&#39;eux.</div>
<div>- Ils sont à plaindre, eux aussi, ai-je dit, en regrettant aussitôt mes paroles. J&#39;imaginais la fureur qui allait s&#39;abattre sur moi. Mais, à ma grande surprise, il n&#39;en a rien été, elle a été immédiatement d&#39;accord avec moi.</div>
<div>- Oui, je comprends, ils sont à plaindre, eux aussi.</div>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Brésil : Grande tension autour des terres des Indiens</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/21/679/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/21/679/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 09:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Perroud</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[Billet]]></category>

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		<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>

		<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le monde a rendu hommage aux droits des peuples autochtones à l&#39;occasion de la Journée internationale des populations autochtones [9 août; en français], les conflits sur l&#39;appropriation des terres au Brésil sont en train d&#39;amener le pays au bord de la guerre civile [en anglais]. Un différend historique entre les riziculteurs et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le monde a rendu hommage aux droits des peuples autochtones à l&#39;occasion de la <a href="http://www.un.org/depts/dhl/dhlf/indigenous/index.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.un.org');">Journée internationale des populations autochtones</a> [9 août; en français], les conflits sur l&#39;appropriation des terres au Brésil sont en train d&#39;amener le pays <a href="http://www.huffingtonpost.com/2008/08/05/brazilian-supreme-court-w_n_116981.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.huffingtonpost.com');">au bord de la guerre civile</a> [en anglais]. Un différend historique entre les riziculteurs et des tribus indiennes dans l&#39;état septentrional de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roraima" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Roraima</a> [en français], frontalier du Guyana et du Vénézuela, s&#39;est envenimé au mois d&#39;avril et des actes de violence ont été commis, soulevant des craintes que ces affrontements fréquents n&#39;aboutissent à un conflit national interne.</p>
<p>Une vidéo publiée par le <a href="http://www.cir.org.br/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.cir.org.br');">Conseil des populations autochtones de Roraima</a> (CIR) [en portugais] et l&#39;ONG <a href="http://www.survivalfrance.org/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.survivalfrance.org');">Survival International</a> [en français] montre l&#39;attaque d&#39;un village <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Macuxi" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Macuxi</a> [en français] par des hommes armés, lesquels auraient été embauchés, d&#39;après les membres de la tribu, par un agriculteur et homme politique local, Paulo César Quartiero.</p>
<p><strong>Avertissement :</strong> Cette vidéo contient des scènes de violence qui peuvent heurter la sensibilité.</p>
<p><iframe src="http://www.dotsub.com/media/5d21de1e-6c62-451e-b7fd-e43306d655d1/e/m" frameborder="0" width="420" height="347"></iframe></p>
<p>Environ 18 000 Indiens des tribus <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ingariko" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Ingariko</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Macuxi" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Macuxi</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patamona" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Patamona</a>, Taurpeng et <a>Wapishana</a> vivent dans la région connue sous le nom de <a href="http://pt.wikipedia.org/wiki/Raposa_Serra_do_Sol" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/pt.wikipedia.org');">Raposa Serra do Sol</a> [en portugais]. Les conflits s&#39;y sont intensifiés en 2005, quand le gouvernement fédéral a officiellement ratifié les frontières actuelles de la Raposa do Sol, une réserve de 4,2 millions d&#39;acres [1,7 millions d&#39;hectares]. Le décret prévoit que le territoire soit défendu par les forces armées et la police fédérale. Depuis, la plupart des propriétaires terriens et des riziculteurs ont quitté la région, en échange de compensations financières de la part du gouvernement fédéral.</p>
<p>Cependant, ces frontières sont remises en cause par le gouvernement de l&#39;état de Roraima, qui demande que la réserve soit réduite, au motif que 46% du territoire de Roraima est déjà indien et qu&#39;une extension supplémentaire des réserves représente un obstacle au développement économique de l&#39;état. Depuis des décennies, des colons ont vécu et cultivé ces terres, depuis l&#39;invasion par la première génération [de colons] de terres indiennes non encore protégées. En dépit de la ratification, un petit nombre d&#39;entre eux refuse de partir, arguant qu&#39;ils occupent 1% ou moins des terres. Les tentatives de les faire évacuer ont été suspendues en avril 2008, quand la violence a éclaté.</p>
<p><strong>Un funeste mois d&#39;août</strong></p>
<p>Le gouvernement soutient les populations autochtones, mais depuis le début du conflit sa politique à leur égard a été largement critiquée par la population, y compris au sein de l&#39;armée. La décision est désormais entre les mains de la Cour Suprême brésilienne, qui doit décider dans le courant du mois d&#39;août si le gouvernement doit expulser les riziculteurs ou modifier les frontières de la réserve de Raposa Serra do Sol. Si la Cour Suprême donne raison aux riziculteurs, il est à craindre que le précédent ne suscite la remise en question d&#39;autres réserves dont les frontières ont déjà été définies et ratifiées.</p>
<p>Les blogueurs brésiliens ont des points de vue divergents sur le sujet. L&#39;ex-Président de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Nationale_de_l%27Indien" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Fondation Nationale de l&#39;Indien</a> [en français] (FUNAI), <a href="http://merciogomes.blogspot.com/2008/08/o-que-promete-este-agosto-para-questo.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/merciogomes.blogspot.com');">Mércio Pereira Gomes</a> [en portugais] a mis en ligne un sondage sur l&#39;issue attendue des délibérations de la Cour Suprême brésilienne. Au 9 août, sur les 253 personnes ayant voté, 34% pensaient que la Cour soutiendrait la ratification du Président Lula et 39% estimaient qu&#39;elle décréterait de nouvelles frontières :</p>
<blockquote><p>Está todo mundo ansiosíssimo sobre o que sairá do STF. Basta ver ao lado o placar da enquete sobre esse assunto. Quase meio-a-meio entre os que acreditam que o STF vai manter e os que acreditam que ela vai mandar refazer a homologação de Raposa Serra do Sol. Hoje mesmo está havendo no Ministério da Justiça um debate com alguns antropólogos, o jurista Dalmo Dallari e o próprio governador do estado de Roraima sobre Raposa Serra do Sol. Debate para tentar influenciar a decisão do ministro Ayres Britto, que, segundo ele mesmo, a decisão e o voto já foram feitas.</p>
</blockquote>
<div class="translation">Tout le monde est extrêmement anxieux de ce qui ressortira de [l&#39;arrêt de] la Cour Suprême (STF). Il suffit de voir ci-contre les résultats de l&#39;enquête sur cette question. On est quasiment à moitié-moitié entre ceux qui croient que la STF maintiendra [les frontières] et ceux qui croient qu&#39;elle va demander de recommencer l&#39;homologation de la Raposa Serra do Sol. Il y a un débat aujourd&#39;hui au Ministère de la Justice sur la Raposa Serra dol Sol avec des anthropologues, le juriste Dalmo Dallari et même le Gouverneur de l&#39;état de Roraima. Un débat pour tenter d&#39;influencer la décision du Ministre Ayres Britto, dont la décision, à l&#39;entendre, est déjà prise.</div>
<p><a href="http://paginacriticapara.blogspot.com/2008/08/agosto-desgosto.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/paginacriticapara.blogspot.com');">Aldenor Jr</a> [en portugais] semble déjà connaître la décision et craint qu&#39;il n&#39;y ait encore plus de violence :</p>
<blockquote><p>Enquanto os ministros não firmam uma posição definitiva, os ocupantes ilegais das terras públicas, incentivados pela meia dúzia de grandes rizicultores, preparam a guerra. Há denúncias de que, nas últimas semanas, teriam entrado na região armas, munições e um contingente ainda maior de pistoleiros, que ocupam posições ofensivas nas proximidades das aldeias Macuxi. A qualquer momento, sem qualquer aviso, a violência poderá explodir sem controle.</p>
<p>O intenso lobby a favor do esfacelamento do território indígena, realizado por políticos identificados com gananciosos e obscuros interesses, não parou de trabalhar durante o recesso, lançando sóbrias expectativas sobre o desenlace da polêmica em plenário. Haverá ainda tempo para inverter essa tendência?</p>
</blockquote>
<div class="translation">
<p>Pendant que les Ministres n&#39;arrivent pas à une position définitive, les occupants illégaux de territoires publics préparent la guerre, encouragés par une demi-douzaine de grands riziculteurs. On rapporte que sont entrés dans la région ces dernières semaines des armes, des munitions et un encore plus important contingent d&#39;hommes armés, qui ont pris des positions offensives à proximité des villages Macuxi. Des violences peuvent éclater, en dehors de tout contrôle, à n&#39;importe quel moment et sans préavis.</p>
<p>L&#39;intense lobbying mené par des hommes politiques aux intérêts obscurs en faveur de l&#39;effacement de la réserve ne s&#39;est pas interrompu, créant des attentes graves quant à l&#39;issue de la controverse à la Chambre des Députés. Sera-t-il encore temps d&#39;inverser cette tendance ?</p>
</div>
<p>Au contraire, <a href="http://outrapolitica.wordpress.com/2008/08/05/decisao-sobre-terra-indigena-e-um-teste-para-todo-brasileiro/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/outrapolitica.wordpress.com');">José Correa Leite</a> [en portugais] estime qu&#39;un seul résultat est possible. Si la décision diffère [du résultat attendu], cela révélera vers quel genre d&#39;intérêts s&#39;oriente le Brésil :</p>
<blockquote><p>A população de Roraima não chega a 400 mil habitantes. Para os cerca de 350 mil não-índios há quase 11 milhões de hectares de terras disponíveis, diz estudo do Instituto Socioambiental. Comparando, Pernambuco tem 9,8 milhões de hectares para cerca de 8 milhões de habitantes.<br />
A defesa das nossas fronteiras na Amazônia sempre receberam grande contribuição das comunidades indígenas. Por exemplo, pela incorporação de seus jovens ao Exército para ações em áreas aonde ninguém quer ou sabe ir.<br />
Assim, não há razão concreta, de natureza social ou de segurança, para desconstituir a terra indígena Raposa Serra do Sol. A decisão do Supremo, seja qual for, dirá algo relevante sobre o compromisso do Estado na defesa de uma das principais raízes de nossa identidade cultural, e sobre seu dever de protegê-la, mesmo contrariando interesses ou remando contra marés de incompreensão momentâneas.</p>
</blockquote>
<div class="translation">
<p>La population de Roraima n&#39;atteint pas les 400 000 personnes. Pour les quelque 350 000 non-Indiens, il y a quasiment 11 millions d&#39;hectares de terres disponibles, d&#39;après une étude de l&#39;Institut Socio-environnemental (<a href="http://www.socioambiental.org/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.socioambiental.org');">Instituto Socioambiental</a>, en portugais). Par comparaison, l&#39;état du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pernambouc_(État)" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Pernambouc</a>  a 9,8 millions d&#39;hectares pour près de 8 millions d&#39;habitants.</p>
<p>La défense de nos frontières en Amazonie a toujours reçu un soutien important de la part des communautés autochtones. Par exemple, l&#39;incorporation de leurs jeunes dans l&#39;Armée pour des actions dans des lieux où personne ne veut ou ne sait comment aller.</p>
<p>Il n&#39;y a donc pas de raison concrète, de nature sociale ou de sécurité, pour destituer le territoire indien de la Raposa Serra do Sol. La décision de la Cour Suprême, quelle qu&#39;elle soit, dira quelque chose d&#39;essentiel sur l&#39;implication de l&#39;État dans la défense d&#39;une des principales sources de notre identité culturelle et sur son devoir de la protéger, même à l&#39;encontre d&#39;intérêts ou en butte à une mécompréhension momentanée.</p>
</div>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-48097" title="419180" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/419180.jpg" alt="" width="542" height="334" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tales-of-iraq-war.blogspot.com/">La charge de Latuff<br />
</a></p>
<p><strong>L&#39;autre côté</strong></p>
<p>Dans une série de quatre longs articles, <a href="http://comentandoanoticia.blogspot.com/2008/05/raposa-do-sol-conhecendo-um-pouco-da.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/comentandoanoticia.blogspot.com');">Adelson Elias Vasconcellos</a> [en portugais] explique pourquoi il estime que le gouvernement doit revoir les critères qui ont mené à l&#39;autorisation &#8220;en grande urgence&#8221; des frontières de la réserve de la Raposa do Sol, en 2005 :</p>
<blockquote><p>E muito deste dolo se deve ao fato de Lula ter assinado, na ONU, em 2005, o protocolo que torna o Brasil signatário da Declaração Internacional de Autodeterminação das Nações e Povos Indígenas que, se homologadas pelo Congresso, será incorporada à Constituição do Brasil, e partir deste momento, toda e qualquer tribo, nação ou etnia indígenas, poderá declarar-se independente do Brasil. Em números reais, hoje seria 216 novos países que resultaria na perda de mais de 13% de nossa área geográfica, sendo que 90% disto em terras da amazônia. Dá para perceber o forte inteesse estrangeiro na questão da homologação de terras indígenas?</p>
</blockquote>
<div class="translation">
<p>Et une grande partie de ces dégâts sont dus au fait que Lula a signé à l&#39;ONU, en 2005, le protocole qui rend le Brésil signataire de la Déclaration Internationale d&#39;Auto-détermination des Nations et des Peuples Autochtones, laquelle, si elle est ratifiée par le Congrès, sera incorporée à la Constitution du Brésil et à partir de ce moment, n&#39;importe quelle tribu, nation ou ethnie autochtone pourra se déclarer indépendante du Brésil. En nombres réels, aujourd&#39;hui, cela ferait 216 nouveaux pays, ce qui entraînerait la perte de plus de 13% de notre espace géographique, dont 90% en Amazonie. On perçoit mieux le fort intérêt étranger dans la question de l&#39;homologation des terres indiennes, non ?</p>
</div>
<p><a href="http://rizzolot.wordpress.com/2008/05/20/indios-da-sodiur-pregam-reserva-raposa-do-sol-nao-continua/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/rizzolot.wordpress.com');">Fernando Rizzolo</a> [en portugais] a une opinion similaire :</p>
<blockquote><p>Só quem não conhece geografia, mal intencionado, ou extremamente leigo, consegue dormir em paz deixando nossas fronteiras abertas numa região perigosa; e não preciso nem dizer porquê.</p>
</blockquote>
<div class="translation">Seuls ceux qui ne connaissent rien à la géographie, les mal-intentionnés ou les béotiens peuvent dormir en paix en laissant nos frontières ouvertes dans une région dangereuse, et il est inutile de dire pourquoi.</div>
<p><a href="http://jornaldebordo.blogspot.com/2008/08/reserva-raposa-serra-do-sol.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/jornaldebordo.blogspot.com');">Bob Back</a> [en portugais] estime aussi qu&#39;autre chose est en jeu que les droits des populations autochtones :</p>
<blockquote><p>A região tornou-se alvo de interesses estrangeiros, de mineradoras e até de governos, que alimentam a esperança de conseguir arrancar uma lasquinha fresquinha do Brasil. Atuam ali ONGs com interesses excusos.<br />
Colocando-se de ponta-cabeça o mapa do Brasil, este assemelha-se a um imenso presunto, de quem a comunidade internacional busca tirar um pedacinho, alimentando em nossos índios a esperança de tornarem-se em breve uma nação independente do Brasil.<br />
Por iso, convém dizer que só pode haver soberania onde há autoridade. A reserva Raposa do Sol tornou-se terra-de-ninguém, em clima de verdadeiro faroeste.<br />
Até que o cherife apareça para pôr ordem na casa e dizer a que veio…</p>
</blockquote>
<div class="translation">
<p>La région est devenue la cible d&#39;intérêts étrangers, d&#39;exploitation minière et même de gouvernements, qui ont nourri l&#39;espoir d&#39;obtenir un petit bout bien frais du Brésil. Œuvrent là-bas des ONG dont on ne sait rien des intérêts.</p>
<p>En renversant la carte du Brésil, on dirait un immense jambon, dont la communauté internationale espère prendre un bout en alimentant l&#39;espoir de nos Indiens de bientôt devenir une nation indépendante du Brésil.</p>
<p>À cause de cela, il faut dire qu&#39;on ne peut avoir de souveraineté que là où l&#39;on a de l&#39;autorité. La réserve de Raposa do Sol est devenue un <em>no man&#39;s land</em>, dans un climat de vrai Far West.</p>
<p>Jusqu&#39;à ce que le sheriff arrive pour remettre la maison en ordre et dise pourquoi il est venu…</p>
</div>
<p><strong>Débat et mobilisations</strong></p>
<p><a href="http://altino.blogspot.com/2008/08/em-defesa-da-raposa-serra-do-sol.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/altino.blogspot.com');">Altino Machado</a> [en portugais], conjointement avec le collectif <a href="http://www.makunaimagrita.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.makunaimagrita.com');">Makunaima Grita</a> [en portugais], est l&#39;un des nombreux blogueurs qui font la promotion d&#39;une <a href="http://www.petitiononline.com/rss408/petition.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.petitiononline.com');">pétition en ligne</a> [en portugais] de soutien aux populations autochtones de la Raposa Serra do Sol qui a été signée par plus de 4 000 personnes jusqu&#39;à présent, et qui devrait être envoyée à la Cour Suprême brésilienne avant le mercredi 27 août, date à laquelle le sort des terres sera décidé :</p>
<blockquote><p>Enfatizamos na petição que a Constituição completa 20 anos em outubro e a decisão do Supremo Tribunal Federal no caso da Raposa Serra do Sol precisa honrá-la, resgatando a dignidade aos povos indígenas, fortalecendo nossa democracia pluralista e o Estado Democrático de Direito no Brasil.</p>
</blockquote>
<div class="translation">Nous insistons dans la pétition sur le fait que la Constitution fêtera ses vingt ans en octobre et que la décision de la Cour Suprême fédérale quant au cas de la Raposa Serra do Sol se doit de l&#39;honorer, en portant secours à la dignité des peuples autochtones et renforçant notre démocratie pluraliste et l&#39;État de droit démocratique au Brésil.</div>
<p>Dans un article très pertinent, <a href="http://blogdosakamoto.blig.ig.com.br/2008/05/a-bizarra-defesa-dos-arrozeiros-na-raposa-serra-do-sol.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/blogdosakamoto.blig.ig.com.br');">Sakamoto</a> [en portugais] passe en revue les manières dont la question a été représentée dans les médias et commente le débat qui fait rage actuellement :</p>
<blockquote><p>O debate está assumindo níveis de ignorância explícita. Já ouvi jornalistas afirmarem que se trata de uma “interdição” de uma área do tamanho de Sergipe para uma populaçao indígena de alguns milhares, comparando a situação com a de trabalhadores rurais sem-terra que esperam a reforma agrária. Primeiro, é um grande erro comparar culturas tão diferentes e tão díspares. Índios caçam e para isso precisam de uma grande área, enquanto nós podemos escolher nossos produtos industrializados e com conservantes nas prateleiras de qualquer supermercado. Isso sem falar das mudanças de roçado e nas suas áreas místicas. E não são as reservas indígenas o entrave da reforma agrária no Brasil. Sabemos que o problema está mais para a política do que a para a antropologia.</p>
</blockquote>
<div class="translation">Le débat est en train d&#39;atteindre des niveaux d&#39;ignorance explicite. J&#39;ai déjà entendu des journalistes affirmer qu&#39;il s&#39;agit d&#39;une &#8220;interdiction&#8221; portant sur une zone de la taille de [l&#39;état de] <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergipe" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Sergipe</a> [en français], au bénéfice d&#39;une population autochtone de quelques milliers de personnes, comparant la situation avec celle des travailleurs ruraux sans terre qui espèrent une réforme agraire. D&#39;abord, c&#39;est une énorme erreur que de comparer des cultures si différentes. Les Indiens chassent et pour ce faire, ils ont besoin de grands espaces, alors que nous pouvons choisir nos produits industrialisés et plein de conservateurs dans les rayons d&#39;un supermarché. Sans mentionner leur rotation des cultures et les espaces mystiques. Et ce ne sont pas les réserves indiennes qui empêchent la réforme agraire au Brésil. Nous savons que le problème relève davantage de la politique que de l&#39;anthropologie.</div>
<p><a href="http://blogdosakamoto.blig.ig.com.br/2008/05/a-bizarra-defesa-dos-arrozeiros-na-raposa-serra-do-sol.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/blogdosakamoto.blig.ig.com.br');">Sakamoto</a> [en portugais] termine sur une pointe d&#39;ironie, disant qu&#39;au Brésil les Indiens ont été échangés contre du bétail avec le soutien et la connivence de la société civile :</p>
<blockquote><p>Índios vem sendo mortos freqüentemente. Assim como árvores são transformadas em tábuas. E nunca ninguém precisará saber ao certo quem faz isso porque, na verdade, não estamos mesmo interessados. Que a vida siga como ela sempre foi: nós com nossas reservas intocadas sem gente, os estrangeiros com suas mesas de madeira maciça, carne em abundância e soja barata, os latifundiários com grandes pastos, políticos com férias em Angra e os trabalhadores com seus empregos efêmeros. Do que nos interessa a vida de um grupo de índios, empurrado de um lado para outro, cumprindo pena por ter subvertido a ordem nacional?</p>
</blockquote>
<div class="translation">Les Indiens ont souvent été tués. De la même manière que les arbres sont transformés en planches. Et personne n&#39;a besoin de savoir avec certitude qui le fait parce que, en réalité, nous ne sommes pas vraiment intéressés. Que la vie continue à être comme elle l&#39;a toujours été : nous avec nos réserves inviolées et sans habitants, les étrangers avec leurs planches solides, la viande en abondance et le soja bon marché, les propriétaires terriens avec leurs grandes prairies, les hommes politiques avec leurs vacances à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Angra_dos_Reis" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Angra</a> [en français] et les employés avec leurs emplois éphémères. Pourquoi nous intéresser à la vie d&#39;un groupe d&#39;Indiens, poussés d&#39;un côté à l&#39;autre, pénalisés pour avoir subverti l&#39;ordre national ?</div>
<p>Environ 11% du territoire brésilien et 22% de l&#39;Amazonie sont indiens. La Constitution brésilienne de 1988 prévoit que toutes les terres indiennes ancestrales doivent être délimitées et rendues aux tribus sous cinq ans.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Angola-Brésil : Un choc culturel</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/18/691/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/18/691/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 19:48:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Anglais]]></category>

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		<description><![CDATA[

Un esclave noir.
Bois sculpté polychrome de Luiz Paulino da Cunha.
Photo de Children At Risk Foundation.
L&#39;Angola et le Brésil entretiennent une relation particulière, en partie à cause de leur langue commune, le portugais, de leur passé parallèle d&#39;anciennes colonies portugaises, et des liens culturels provenant de cette histoire partagée. Depuis 2000, le commerce entre ces deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="single" class="entry">
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-48596" style="vertical-align: middle;" title="47276853_eaf456fb02" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/47276853_eaf456fb02.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Un esclave noir.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bois sculpté polychrome de Luiz Paulino da Cunha.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Photo de <a href="http://www.carfweb.net/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.carfweb.net');">Children At Risk Foundation</a>.</strong></p>
<p>L&#39;Angola et le Brésil entretiennent une relation particulière, en partie à cause de leur langue commune, le portugais, de leur passé parallèle d&#39;anciennes <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_portugais" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">colonies portugaises</a>, et des liens culturels provenant de cette histoire partagée. Depuis 2000, le commerce entre ces deux états a commencé à croître et il est maintenant en plein essor. Selon l&#39;Association des Entreprises Brésiliennes en Angola (<em>AEBRAN</em>), le <a href="http://ipsnews.net/news.asp?idnews=40040" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/ipsnews.net');">commerce</a> [<em>en anglais</em>] entre eux a été multiplié par six entre 2002 et 2007.</p>
<p>La présence des entreprises brésiliennes en Angola s&#39;est aussi accrue avec cette augmentation du commerce, de 70 % ces cinq dernières années. En conséquence, l&#39;immigration de Brésiliens en Angola a également augmenté : on estime à environ 5 000 leur nombre. Ils travaillent surtout dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, des mines et de l&#39;agriculture. Ce phénomène nouveau, dans un pays historiquement plutôt habitué à l&#39;émigration de l&#39;autre côté de l&#39;Atlantique, provoque inévitablement un choc culturel pour les Brésiliens expatriés comme pour les Angolais.</p>
<p>Pour l&#39;illustrer, voici en intégralité deux articles, issus de deux blogs, qui montrent les points de vue différents des uns envers les autres, soulevant les problèmes de l&#39;immigration, du racisme et du respect mutuel. Surtout, ils montrent les relations complexes et diverses, avec leurs inévitables ressemblances et différences, entre ces peuples frères séparés par l&#39;océan.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-48598" style="vertical-align: middle;" title="47276856_812db9808b" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/47276856_812db9808b.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Un esclave noir.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bois sculpté polychrome de Luiz Paulino da Cunha.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Photo de <a href="http://www.carfweb.net/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.carfweb.net');">Children At Risk Foundation</a>.</strong></p>
<p><a href="http://casadeluanda.blogspot.com/2008/08/em-contagem-decrescente.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/casadeluanda.blogspot.com');">Migas</a> [<em>en portugais</em>], une Brésilienne qui vit à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luanda" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Luanda</a>, écrit :</p>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Sempre vi as eleições em Setembro de forma positiva. Optimista de que os episódios de violência do passado não voltarão a acontecer. Qualquer um é unânime em concordar que o país precisa de paz para prosseguir com o crescimento económico, desenvolvimento, qualidade de vida dos cidadãos. Talvez este último seja o objectivo mais “esquecido”. Contudo, o acontecimento aproxima-se. 5 de Setembro foi a data escolhida e qualquer um está com muita expectativa. Angolano ou estrangeiro.</em></p>
<p class="translation">J&#39;ai toujours considéré les <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/08/08/angola-countdown-to-the-long-awaited-elections/">élections</a> [<em>en anglais</em>] de septembre [qui doivent se tenir les 5 et 6 septembre 2008] de façon positive. Je suis optimiste quant au fait que les violences du passé ne se reproduiront pas. Tout le monde est unanime pour penser que le pays a besoin de paix pour continuer son développement, économique et humain (même si ce dernier est l&#39;objectif le plus &#8220;oublié&#8221;). L&#39;évènement approche, et tout le monde l&#39;attend dans une grande anxiété, qu&#39;il soit Angolais ou étranger.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Vivo num condomínio em que sou a única estrangeira. Todos os outros vizinhos são negros, pertencentes a uma classe que eu não consigo identificar. Não são ricos nem pobres. Mas também não são classe média. Eu diria que são mais pobres do que ricos, segundo os meus padrões. Mas, são ricos o suficiente para terem água nos reservatórios, gerador, carros e comida na mesa. Num dos últimos fins-de-semana, houve festa numa das casas do condomínio. Ao que parece, um aniversário. Arrependi-me da minha opção em ficar em casa, nessa noite de Sábado.</em></p>
<p class="translation">J&#39;habite une copropriété où je suis la seule étrangère. Tous mes voisins sont noirs, et appartiennent à une classe que je n&#39;arrive pas à identifier. Ils ne sont ni riches ni pauvres. Mais ils ne font pas non plus partie de la classe moyenne. Je dirais qu&#39;ils sont plus pauvres que riches, selon mes critères. Mais ils sont assez riches pour avoir de l&#39;eau dans leurs réservoirs, des générateurs électriques, des voitures et de la nourriture à leur table. Un de ces derniers week-ends, il y a eu une fête dans une des maisons de la copropriété. Apparemment un anniversaire. J&#39;ai regretté d&#39;être restée à la maison ce samedi.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>A festa prolongou-se até de madrugada com o DJ a esmerar-se na escolha das músicas. Para meu desespero já que tinha decidido ficar em casa para dormir cedo. Depois de chegar das compras, por volta das 10h da noite, vi que no meu lugar de estacionamento tinha outro carro. Não pedi para tirarem mas antes, para darem um “jeitinho” (à boa maneira do Norte) para que pudessem ficar os dois. O meu e o do convidado. O convidado, nitidamente bêbado, mandou-me esperar e voltou à festa, supostamente em busca da chave. Minutos depois, tinha-se esquecido do meu pedido e já dançava junto com os outros.</em></p>
<p class="translation">La fête s&#39;est prolongée jusqu&#39;à l&#39;aube avec un DJ s&#39;appliquant dans ses choix musicaux. À mon grand désespoir, j&#39;avais décidé de rester à la maison pour me coucher tôt. Après être rentrée de mes courses, vers 22 heures, j&#39;ai constaté qu&#39;il y avait une voiture à ma place de stationnement. Je n&#39;ai pas demandé qu&#39;on l&#39;enlève, mais de trouver un &#8220;arrangement&#8221; (suivant les &#8220;bonnes manières du Nord&#8221;) de façon à ce que les deux voitures puissent se partager l&#39;emplacement, la mienne et celle de l&#39;invité. Celui-ci, visiblement éméché, m&#39;a demandé d&#39;attendre et il est retourné à la fête, soi-disant pour chercher la clé. Quelques instant plus tard, il avait oublié ma demande et il dansait avec les autres.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Consegui resolver a questão de outra forma mas, confesso que não gostei da atitude. Esta história ilustra a minha verdadeira preocupação. Não tenho dúvidas que as eleições vão dar lugar a muita bebedeira, festa, comportamentos exagerados. E isso preocupa-me. Se até agora nunca tinha sentido desconforto por morar num local onde a minha casa é a única de “brancos”, nessa noite percebi que as “biricocas” podem desencadear episódios desconfortáveis mesmo em locais onde nos sentimos bem.</em></p>
<p class="translation">J&#39;ai réussi à résoudre ce problème d&#39;une autre façon, mais j&#39;avoue que je n&#39;ai pas apprécié cette attitude. Cette histoire illustre ma véritable préoccupation. Je n&#39;ai aucun doute que les élections vont être l&#39;occasion de beaucoup d&#39;ivresse, de fêtes, et de comportements excessifs. Et ça me fait souci. Si jusqu&#39;à présent je ne me suis jamais sentie mal à l&#39;aise d&#39;habiter dans un endroit où ma maison est la seule habitée par des &#8220;blancs&#8221;, j&#39;ai ressenti cette nuit-là que les &#8220;<em>biricocas</em>&#8221; (bières) pouvaient déclencher des épisodes désagréables, même dans les endroits où nous nous sentons bien.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-48595" style="vertical-align: middle;" title="47263530_65f92c74bb" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2008/08/47263530_65f92c74bb.jpg" alt="" width="447" height="335" /><strong><br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/beija-flor/47263530/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.flickr.com');">Naomi Leonardo de Queiros</a>, 12 ans.</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Photo de <a href="http://www.carfweb.net/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.carfweb.net');">Children At Risk Foundation</a>.</strong></p>
<p>Voici un point de vue différent, sur d&#39;autres fêtards et sur l&#39;immigration brésilienne dans son ensemble, celui de <a href="http://patriciaguinevere.blogspot.com/2008/08/enigmas-racismo-no-brasil.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/patriciaguinevere.blogspot.com');">Gil Gonçalves</a> [<em>en portugais</em>], un Angolais :</p>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Em Luanda, as empresas brasileiras praticam o subimperialismo americano. O Brasil é uma colónia dos EUA. Muitos… mas mesmo muitos brasileiros chegaram, chegam a Luanda, como sardinhas enlatadas.</em></p>
<p class="translation">À Luanda, les entreprises brésiliennes pratiquent un sous-impérialisme américain. Le Brésil est une colonie des États-Unis. Beaucoup&#8230; vraiment beaucoup trop de Brésiliens sont arrivés et continuent d&#39;arriver à Luanda comme des sardines en boîte.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Na Movicel, empresa de telecomunicações onde detêm as garras no marketing, mandam vir os seus irmãos e irmãs, como técnicos altamente especializados. Os luandenses ensinam-nos a trabalhar, pois os pobres chegam aqui analfabetos. No Brasil parece não existirem universidades, ou então as existentes não funcionam. Ganham milhares de dólares, com direito a milhares de mordomias. E os luandenses míseros dólares. Há que manter o legado colonial.</em></p>
<p class="translation">À Movicel, une entreprise de télécommunications où on tient par dessus tout au marketing, ils font venir leurs frères et leurs sœurs, en tant que techniciens hautement spécialisés. Les Luandais leur apprennent à travailler, parce que les pauvres arrivent ici presque analphabètes. On dirait qu&#39;il n&#39;y a pas d&#39;universités au Brésil, ou alors que celles qui existent ne fonctionnent pas. Ils gagnent des milliers de dollars, et ont droit à des tas d&#39;avantages. Et les Luandais n&#39;ont que quelques malheureux dollars. Il faut conserver l&#39;héritage colonial.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Brasileiros e brasileiras infestaram um hotel, é só deles e delas. Elas fumam bwe, parecem vulcões em permanente actividade. De vez em quando dão festa no terraço. Como bons analfabetos sociais imprimem desalmado som musical que permite aos colonizados luandenses não dormirem. Eles e elas não sabem, fingem não saberem, que em Luanda poluição sonora é crime. Estrangeiros que não respeitam as leis do país de acolhimento tem direito à expulsão. Mas como isto é deles e de alguns amigos luandenses…</em></p>
<p class="translation">Les Brésiliens et les Brésiliennes ont envahi un hôtel, il est seulement pour eux et pour elles. Elle fument beaucoup, elles ont l&#39;air de volcans en activité permanente. De temps en temps, ils font la fête sur la terrasse. Comme de bons analphabètes sociaux, ils diffusent une musique inhumaine qui empêche les colonisés luandais de dormir. Ils et elles ne savent pas, font semblant de ne pas savoir, qu&#39;à Luanda la pollution sonore est un délit. Les étrangers qui ne respectent pas les lois du pays d&#39;accueil méritent l&#39;expulsion. Mais comme l&#39;hôtel leur appartient, ainsi qu&#39;à quelques amis luandais…</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>O espanto nisto tudo é que eles e elas “brasileirada” são todos… brancos e brancas. Cadê os negros? As negras? Fugiram para o quilombo do Zumbi dos Palmares? Foram deportados para um campo de concentração nazi? Esconderam-nos na floresta do Amazonas? Exterminaram-nos? Estão proscritos? Enfeitam algum jardim zoológico? Deitaram-nos ao mar?</em></p>
<p class="translation">La surprise dans tout ça, c&#39;est que ces Brésiliens et Brésiliennes sont tous et toutes… blancs et blanches. Où sont les noirs ? Et les noires ? Ils se sont enfuis pour le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Quilombo" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">quilombo</a> de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Zumbi" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Zumbi</a> de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Palmares_(quilombo)" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Palmares</a> [<em>tous ces liens sont en anglais</em>] ? Ils ont été déportés dans un camp de concentration nazi ? On les a cachés dans la forêt amazonienne ? On les a exterminés ? Ils sont exilés ? Ils décorent un zoo ? On les a jetés à la mer ?</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Porque não tem a coragem de afirmar publicamente que negro brasileiro não existe no Brasil!</em></p>
<p class="translation">Pourquoi n&#39;a-t-on pas le courage de déclarer publiquement qu&#39;il n&#39;y a pas de Brésiliens noirs au Brésil !</p>
</blockquote>
<p>Les photos qui illustrent cet article sont issues de la page <a href="http://www.flickr.com/photos/beija-flor/sets/1030536/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.flickr.com');">Symbols and Symbolism (Symboles et Symbolisme)</a> sur Flickr de la <a href="http://www.carfweb.net/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.carfweb.net');">Children At Risk Foundation (Fondation Enfant en Danger)</a>, et elles sont utilisées sous licence Creative Commons. Elle décrivent les trois siècles d&#39;esclavage au Brésil et son influence sur ce pays, comme la présence du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Candombl%C3%A9" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Candomblé</a>. Voici leur commentaire :</p>
<blockquote><p>Le Noir a été déraciné de sa terre et vendu comme marchandise, asservi. Au Brésil il est arrivé comme esclave, objet ; il a quitté sa terre en tant qu&#39;homme libre. Pendant le voyage, la traite, il a perdu sa personnalité, mais sa culture, son histoire, son paysage, ses expériences, sont venus avec lui.</p>
<p>Trois siècles d&#39;esclavage africain au Brésil ont influencé ce pays. Le Candomblé est l&#39;une de ces influences, une religion remplie de beaucoup de secrets, de symboles et de rituels connus seulement des initiés, mais c&#39;est aussi une partie essentielle de l&#39;expression culturelle du Brésil. Il n&#39;y a pas de chiffres certains sur le nombre d&#39;adeptes du Candomblé au Brésil. Les autorités estiment, de façon classique, qu&#39;il y a plus de 300 000 lieux de culte consacrés aux religions afro-brésiliennes, parmi lesquelles le Candomblé. On pense qu&#39;au moins un tiers des Brésiliens participe à l&#39;un de ces cultes. Beaucoup pratiquent à la fois le Catholicisme et le Candomblé.</p>
<p>Bahia, l&#39;état brésilien qui a la plus forte proportion de Noirs, est le centre de cette religion, qui est proche de ses racines africaines, des traditions des Yorubas du Nigeria et des Bantous de l&#39;Angola et du Congo. Les traditions des Yorubas, qui comprennent les noms des Orishas (dieux du panthéon africain) les plus employés habituellement, dominent.<br />
Actuellement le Candomblé est reconnu officiellement et protégé par le Brésil. Mais à l&#39;époque de l&#39;esclavage, et encore pendant longtemps après son abolition en 1888, la pratique du Candomblé était interdite par les autorités et par l&#39;Église Catholique, et ses adeptes étaient sévèrement punis.</p></blockquote>
</div>
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		<title>Géorgie-Russie : Guerre par Internet</title>
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		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/17/689/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2008 10:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Comme pour la plupart des conflits actuels, l&#39;affrontement en cours entre la Géorgie et l&#39;Ossétie du Sud a depuis le début une dimension virtuelle. Voici le point de vue de deux blogueuses à propos de la guerre qui fait aussi rage sur Internet.
basya, de son vrai nom Ksenia Basilashvili, journaliste à la radio indépendante L&#39;Écho [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme pour la plupart des conflits actuels, l&#39;affrontement en cours entre la Géorgie et l&#39;Ossétie du Sud a depuis le début une dimension virtuelle. Voici le point de vue de deux blogueuses à propos de la guerre qui fait aussi rage sur Internet.</p>
<p><em>basya</em>, de son vrai nom Ksenia Basilashvili, journaliste à la radio indépendante <a href="http://echo.msk.ru/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/echo.msk.ru');">L&#39;Écho de Moscou</a> [<em>en russe</em>], et fille de l&#39;acteur russe Oleg Basilashvili, a écrit dans son <a href="http://basya.livejournal.com/143452.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/basya.livejournal.com');">blog</a> [<em>en russe</em>] sur LiveJournal, à propos de ses origines familiales et de la couverture télé par les chaînes russes et occidentales :</p>
<blockquote><p>[…] Quand j&#39;entends parler de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tskhinvali" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Tskhinvali</a>, je pense toujours à mes racines familiales, dans cette région lointaine, comment pourrais-je l&#39;appeler différemment ? Et j&#39;imagine la terre chauffée par le soleil, un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lavash" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">lavash</a> [une galette] brûlant dans le four, un vin rouge piquant fait par la famille… Je pense à mon humble grand-père qui fit sa valise et partit pour Moscou, à sa formation et à sa réussite, lui qui finit par diriger l&#39;Institut des Télécommunications. […]</p>
<p>Je regarde [<em>en russe</em>] les chaînes d&#39;état russes <a href="http://www.rutv.ru/?d=0" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.rutv.ru');">RTR</a> (avec son journal <em>Vesti</em>) et la <a href="http://www.1tv.ru/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.1tv.ru');">Première chaîne</a>. Les morts, les blessés, les réfugiés, les destructions, les enfants pâles et les personnes âgées dans les caves.</p>
<p>Je regarde [<em>en anglais</em>] la <a href="http://news.bbc.co.uk/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/news.bbc.co.uk');">BBC</a> et <a href="http://www.cnn.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.cnn.com');">CNN</a> : les morts, les blessés, les réfugiés, les destructions, les enfants pâles et les personnes âgées dans les caves.</p>
<p>La mort et les souffrances.</p>
<p>Il n&#39;y a pas de différences entre les images. Seulement les chaînes russes montrent Tskhinvali, alors que les chaînes occidentales montrent <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gori" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Gori</a>, les chaînes russes présentent ces massacres comme &#8220;une agression de la Géorgie contre l&#39;Ossétie du Sud&#8221;, tandis que les chaînes occidentales présentent ces massacres comme &#8220;l&#39;agression de la Russie contre la Géorgie&#8221;. C&#39;est comme si les chaînes de télévision avaient pris position dans les tranchées et savaient de façon certaine ce qui se passe. Comme si elles savaient qui est l&#39;ennemi, le méchant. Pour les Russes, c&#39;est la Géorgie, pour les Géorgiens, c&#39;est la Russie. Et la vérité n&#39;est pas loin…</p>
<p>Ce serait bien de mélanger CNN et <em>Vesti</em>, ça ferait un grande chaîne d&#39;information, avec le point de vue des deux, trois, quatre parties en conflit.</p>
<p>Je ne veux pas discuter ici pour savoir pourquoi à un moment les Russes ont distribué des passeports russes aux Ossètes du Sud, qui a été le premier à commencer tout ça, qui a donné les ordres, qui est coupable, qui sont les bons et les méchants.</p>
<p>Maintenant ça n&#39;a plus du tout d&#39;importance. Parce que pendant qu&#39;ont lieu les guerres politiques et de l&#39;information, là-bas, en Ossétie du Sud, en Géorgie, des gens meurent et souffrent. […]</p></blockquote>
<p>Voici l&#39;un des commentaires [<em>en russe</em>] de ce billet, celui de <em>homo_loquens</em> :</p>
<blockquote><p>Ksenia, dis-moi s&#39;il te plaît, as-tu passé plus de cinq minutes à regarder CNN et la BBC ? N&#39;as-tu pas vu à la BBC une interview du ministre russe des Affaires Étrangères <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Lavrov" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Sergueï Lavrov</a> et sur CNN une interview de l&#39;ambassadeur russe auprès de l&#39;ONU Vitaliï Tchourkine, ainsi que régulièrement des reportages en direct depuis Moscou sur la position du premier ministre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Poutine" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Vladimir Poutine</a> et du président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dmitri_Medvedev" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Dmitriï Medvedev</a> sur ces deux chaînes ? […] Parce que que tu n&#39;es pas la première des personnes qui me paraissent normales et brillantes qui écrivent cela, et je commence déjà à me demander si je ne suis pas en train d&#39;halluciner, ou si je ne reçois pas chez moi d&#39;autres CNN et BBC ?</p></blockquote>
<p><em>pepsikolka</em>, de son vrai nom Samira Kuznetsova, une habitante de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poti" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Poti</a>, dont d&#39;autres billets ont déjà été cités sur Global Voices (<a href="http://globalvoicesonline.org/2008/08/10/georgia-russia-more-reports-on-the-conflict-from-russophone-bloggers/">en anglais</a> et  <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/11/672/">en français</a>), a écrit ce billet sur son <a href="http://pepsikolka.livejournal.com/1032243.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/pepsikolka.livejournal.com');">blog</a> [<em>en russe</em>], sur LiveJournal, à propos de son expérience sur le réseau social [<em>en russe</em>] <a href="http://odnoklassniki.ru/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/odnoklassniki.ru');">Odnoklassniki.ru</a> (camarades de classe) :</p>
<blockquote><p>Il y avait un groupe consacré à Poti qui était agréable, pacifique, sympathique. Tengo et moi postions beaucoup de photos, et les autres aussi. On communiquait, plaisantait, échangeait des souvenirs. Il n&#39;y avait pas un jour sans que quelqu&#39;un écrive quelque chose.</p>
<p>Nous étions unis par notre ville. Certains y vivent encore, pour les autres, c&#39;est la ville de leur enfance, où ils ont passé leurs années les plus heureuses […].</p>
<p>Je prenais un plaisir particulier à photographier une fenêtre au second étage de la &#8220;maison des <em>jeans</em>&#8220;, du quartier surnommé le Pentagone, un saule au bord du fleuve Rioni et la vieille piscine dans la cour de notre école.</p>
<p>Les adultes étaient heureux comme des gamins.</p>
<p>- Là, là, je me promenais avec ma petite amie.<br />
- Et là on allait pêcher.<br />
- Et sur ce banc on jouait au loto.<br />
- Tiens, c&#39;est ma fenêtre, je m&#39;asseyais des heures en face, en attendant que maman rentre du travail.<br />
- Samira, prends une photo de ça et de ça.<br />
- Tiens, la Maison des Pionniers, et une mare aussi grande qu&#39;il y a 20 ans.</p>
<p>À présent c&#39;est la guerre sur ce forum Un mur d&#39;incompréhension, de reproches, d&#39;accusations, d&#39;injures, et les gens le désertent comme des réfugiés. Aujourd&#39;hui, une de mes connaissances m&#39;a écrit pour me dire qu&#39;elle quittait le groupe. Comme s&#39;il n&#39;y avait plus d&#39;amour ou de nostalgie hier. Aujourd&#39;hui, c&#39;est un champ de bataille.</p>
<p>[…]</p>
<p>Mon ancienne voisine hurle que les Géorgiens sont devenus les suppôts de l&#39;OTAN. Et elle nous hait pour cette raison.</p>
<p>Elle m&#39;avait appris à jouer du piano. […]</p></blockquote>
<p><em>Sur ce sujet, voir aussi les <a href="http://globalvoicesonline.org/specialcoverage/south-ossetia-crisis-2008/">articles</a> [en anglais] du site Global Voices.</em></p>
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		<title>Ossétie du Sud : Le Kosovo a-t-il été un précédent ?</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/12/678/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/12/678/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 20:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Quand le Kosovo a unilatéralement déclaré son indépendance le 17 février 2008, les états, dans le monde entier, se sont divisés sur la légitimité d&#39;un tel acte. Actuellement, 45 des 192 états souverains membres des Nations-Unies ont formellement reconnu [en anglais] la République du Kosovo. En particulier une majorité d&#39;états de l&#39;Union Européenne (20 sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Kosovo</a> a unilatéralement déclaré son indépendance le 17 février 2008, les états, dans le monde entier, se sont divisés sur la légitimité d&#39;un tel acte. Actuellement, 45 des 192 états souverains membres des Nations-Unies ont formellement <a href="http://www.kosovothanksyou.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.kosovothanksyou.com');">reconnu</a> [<em>en anglais</em>] la République du Kosovo. En particulier une majorité d&#39;états de l&#39;Union Européenne (20 sur 27). Néanmoins, quelques autres, comme l&#39;Espagne, la <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2008/07/23/593/">Slovaquie</a>, la Roumanie, la Grèce ou Chypre n&#39;ont pas reconnu cette indépendance, par crainte du séparatisme à l&#39;intérieur de leur propre état, considérant que l&#39;indépendance du Kosovo établissait un précédent. Quant au président de la Russie, Vladimir Poutine, il était encore plus catégorique selon le quotidien chinois <a href="http://www.french.xinhuanet.com/french/index.htm" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.french.xinhuanet.com');">Xinhua</a> du 23 février 2008 :</p>
<blockquote><p>Le Président de la Russie Vladimir Poutine a déclaré le 22 février 2008 que la reconnaissance de la déclaration unilatérale d&#39;indépendance du Kosovo par plusieurs grandes puissances créait un &#8220;terrible précédent&#8221;.</p></blockquote>
<p>À propos de la position russe, le site de l&#39;Agence Reuters mettait en ligne un article, le 18 février 2008, sur la réaction des indépendantistes tchétchènes à l&#39;indépendance kosovare, intitulé <a href="http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSL18385760" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.reuters.com');">&#8220;Les rebelles tchétchènes saluent l&#39;indépendance du Kosovo&#8221;</a> [<em>en anglais</em>] :</p>
<blockquote><p>La Russie s&#39;est fortement opposée à l&#39;indépendance du Kosovo, en expliquant que reconnaître comme nouvel état une région séparatiste sans le consentement de l&#39;état auquel elle appartient établissait un dangereux précédent pour quantité d&#39;autres conflits territoriaux dans le monde entier.</p></blockquote>
<p>Les blogueurs ont également réagi et analysé les conséquences possibles de la reconnaissance de l&#39;indépendance du Kosovo. Voici une sélection représentative des articles écrits juste après cet évènement :</p>
<p><a href="http://crossick.blogactiv.eu/2008/02/22/kosovo-an-eu-foreign-policy-success-or-failure/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/crossick.blogactiv.eu');">Stanley Crossick</a> écrivait [<em>en anglais</em>] sur son blog le 22 février 2008 :</p>
<blockquote><p>La reconnaissance de l&#39;indépendance du Kosovo est une solution regrettable, mais il n&#39;y a pas actuellement de meilleure solution.</p>
<p>[…] Le Kosovo a quitté la Serbie sans le consentement de cette dernière ; et les Nations-Unies n&#39;ont pas réussi à soutenir cette indépendance à cause des fortes protestations de la Serbie et de la Russie, soutenues par la Chine. Néanmoins, cette question aurait dû être débattue au conseil de Sécurité de l&#39;ONU, ce qui aurait donné plus de légitimité, à défaut de légalité, à cette indépendance, avec une résolution soutenue par une large majorité d&#39;états, malgré le véto [russe, et peut-être chinois] qui lui aurait été opposé. Les Ministres des Affaires Étrangères de l&#39;Union Européenne ont clairement exposé que la situation du Kosovo était un cas particulier qui ne devait pas devenir un précédent, mais l&#39;Espagne et Chypre n&#39;ont rien voulu entendre.</p></blockquote>
<p>Sur le blog du quotidien britannique The Guardian <em>Comment is Free</em>, le 23 février 2008, <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/feb/23/thekosovoprecedent" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.guardian.co.uk');">Irina Filatova</a>, professeur d&#39;Économie à Moscou et chercheuse à l&#39;Université de KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, faisait ce commentaire [<em>en anglais</em>] :</p>
<blockquote><p>Beaucoup pensent que la Russie utilisera le précédent kosovar pour reconnaître les républiques sécessionnistes de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9orgie_(pays)" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Géorgie</a>, l&#39;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abkhazie" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Abkhazie</a> et l&#39;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oss%C3%A9tie_du_Sud" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Ossétie du Sud</a>, et peut-être aussi la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_moldave_de_Transnistrie" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Transnistrie</a>, une région sécessionniste de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moldavie" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Moldavie</a>.</p>
<p>[…] Les Américains déclarent que le Kosovo n&#39;établit pas un précédent, que c&#39;est une unique exception. Il est difficile de le croire. Si une nation veut faire sécession et créer son propre état, un gouvernement ne peut pas faire grand chose, sauf la garder sous sa domination par la force. […] L&#39;indépendance du Kosovo est utile pour les États-Unis, afin de montrer au monde qu&#39;ils ne sont pas contre les musulmans, mais seulement contre les états voyous, dont certains sont musulmans […] Mais ils ne soutiendront pas les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Basques" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Basques</a>, ni les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_wallon" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Wallons</a>, ni les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdes" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Kurdes</a>, sans parler des Transnistriens.</p>
<p>Ils ne soutiendront bien entendu pas plus les Abkhazes et les Ossètes du Sud. Au contraire si la Russie décidait de reconnaître ces républiques sécessionnistes, et si la Géorgie décidait de s&#39;y opposer (ce qu&#39;elle ferait), les Américains soutiendraient évidemment la Géorgie, et la Russie pourrait se retrouver en conflit avec les occidentaux.</p>
<p>L&#39;indépendance du Kosovo ne va pas faire exploser l&#39;Europe, mais elle a déjà fait exploser bien des postulats sur lesquels notre système actuel des relations internationales est fondé. […]</p></blockquote>
<p>Dans le magazine britannique <em>Prospect Magazine</em>, <a href="http://www.prospect-magazine.co.uk/article_details.php?id=10128" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.prospect-magazine.co.uk');">Shaun Walker</a> écrivait [<em>en anglais</em>] en avril 2008 :</p>
<blockquote><p>[…] Quand je me suis rendu en Abkhazie le mois dernier, j&#39;ai entendu les mêmes arguments en faveur de l&#39;indépendance que lors de mes visites précédentes. Mais cette fois-ci, il y avait un motif supplémentaire de frustration, le Kosovo.<br />
Les Abkhazes ont toujours considéré qu&#39;ils étaient injustement traités par les occidentaux, et à présent, depuis la reconnaissance de l&#39;indépendance du Kosovo par plusieurs pays de l&#39;Ouest, ils se sentent doublement lésés. Pourquoi les Kosovars méritent-ils plus leur liberté que les Abkhazes ? […]</p></blockquote>
<p>Aujourd&#39;hui, il semblerait que les hypothèses de beaucoup de blogueurs se vérifient. À la surprise générale, le jour même de l&#39;ouverture des <a href="http://twitter.com/globalvoicesJO" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/twitter.com');">Jeux Olympiques</a> à Pékin, le 8 août 2008, l&#39;armée russe et les séparatistes Ossètes reprenaient le contrôle de l&#39;Ossétie du Sud, où la veille la Géorgie avait tenté de rétablir son autorité.</p>
<p><a href="http://blog.b92.net/text/3674/*%3F%3D(U%26(%25%26%23%22/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/blog.b92.net');">Jelena Milić</a>, comme beaucoup d&#39;autres blogueurs, a été choquée d&#39;apprendre la nouvelle. Elle a écrit [<em>en serbe</em>] à ce sujet sur son blog du portail serbe d&#39;information <em>B92</em> :</p>
<blockquote>
<p class="translation"><em>Šta je ovo? Zar nisu nekad ratovi prestajali kad su igre počinjale?</em></p>
<p class="translation">Qu&#39;est-ce qui se passe ? Les guerres ne doivent-elles pas s&#39;arrêter quand les Jeux Olympiques commencent ?</p>
</blockquote>
<p><a href="http://blog.b92.net/text/3675/Rat%20u%20Gruziji/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/blog.b92.net');">Ivan Marović</a>, toujours sur <em>B92</em>, a rédigé un article [<em>en serbe</em>] intitulé &#8220;La Guerre en Géorgie&#8221; :</p>
<blockquote><p><em>Postavlja se pitanje zašto baš sad, nakon petnaestak godina primirja?</em></p>
<p><em>S jedne strane, separatisti i Abhaziji i Južnoj Osetiji su osetili da nakon priznanja jednostrano proglađene nezavisnosti Kosova od strane vodećih država Zapada, oni mogu učiniti nešto slično i očekivati podršku Rusije. […] Rukovodstvo Južne Osetije je, poučeno događajima na Balkanu, skapiralo da sve može, ako imaš moćnu državu iza sebe, a u njihovom slučaju to je Rusija.</em></p>
<p class="translation"><em>S druge strane, gruzijski predsednik Miša Šakašvili kapira da je situacija sad ili nikad. On takođe misli da ima moćnu državu iza sebe, Ameriku, ali da će, što vreme duže bude odmicalo, sve teže biti izvesti vojnu akciju protiv separatista. Već sad se oseća smanjenje uticaja Amerike i povećanje uticaja Rusije na Kavkazu. […]</em></p>
<p class="translation"><em>Međutim, već posle nekoliko sati postalo je očigledno da je Rusija reagovala brzo i odlučno, dok se Amerika još uvek drži retoričkih reakcija. Izgleda da će SAD da pomogne Gruziji onoliko koliko je Rusija pomogla Srbiji 1999, odnosno da je gruzijska vojna akcija u Južnoj Osetiji propala, nema ništa od brzog zauzimanja Južne Osetije. Sad je samo pitanje šta će se desiti, da li će rezultat biti prekid vatre uz pojačano pristustvo ruskih trupa ili otvoreni rat koji može poprilično da potraje.</em></p>
<p class="translation">La question est : pourquoi maintenant, 15 ans après l&#39;armistice ?<br />
D&#39;un côté, les séparatistes d&#39;Abkhazie et d&#39;Ossètie du Sud ont pensé que puisque la déclaration unilatérale d&#39;indépendance du Kosovo a été reconnue par les grands pays occidentaux, ils pouvaient faire quelque chose de semblable et s&#39;attendre au soutien de la Russie. […] Avec à l&#39;esprit l&#39;exemple du Kosovo, les dirigeants de l&#39;Ossétie du Sud ont pensé que s&#39;ils obtenaient l&#39;appui d&#39;un pays puissant, le Russie dans leur cas, ils parviendraient à leurs fins.<br />
De l&#39;autre côté, le président de la Géorgie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saakashvili" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Mikheïl Saakashvili</a> considère que la période actuelle est décisive pour son pays. Il pense également avoir le soutien d&#39;un pays puissant, les États-Unis, mais au fur et à mesure que le temps passe il lui sera de plus en plus difficile de justifier ses opérations militaires contre les séparatistes. […]<br />
Cependant, après quelques heures [de conflit], il est devenu évident que la Russie a réagi rapidement et avec force, tandis que les États-Unis sont encore en train de tenter d&#39;agir par la diplomatie. On peut penser que les États-Unis soutiendront  la Géorgie de la même façon que la Russie a soutenu la Serbie en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Kosovo" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">1999</a>. Cela signifie que l&#39;intervention militaire de la Géorgie en Ossétie du Sud, et sa reconquête rapide, ont échoué. À présent la question qui se pose est de savoir si un cessez-le-feu sera mis en œuvre avec le maintien de la présence militaire russe en Ossétie du Sud, ou si la guerre va continuer.</p>
</blockquote>
<p>Sur le blog de l&#39;Agence Reuters, le blogueur <a href="http://blogs.reuters.com/global/2008/08/08/was-south-ossetias-fate-sealed-in-kosovo/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/blogs.reuters.com');">Giles Elgood</a> a rédigé [<em>en anglais</em>] un article [avec de nombreux liens] intitulé &#8220;Est-ce que le sort de l&#39;Ossétie du Sud a été scellé au Kosovo ?&#8221; :</p>
<blockquote><p>Faut-il rendre le Kosovo responsable des combats en Ossétie du Sud ?<br />
Quand la province serbe a fait sécession en février 2008, l&#39;Ossétie du Sud a été prompte à réaffirmer sa demande d&#39;une reconnaissance internationale.<br />
Comme le disait à l&#39;époque à Reuters un porte-parole du président séparatiste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edouard_Koko%C3%AFty" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Edouard Kokoïty</a>, &#8220;le précédent du Kosovo nous conduit à faire valoir nos droits plus activement&#8221;.<br />
Ces déclarations ne sont pas passées inaperçues à Tbilissi, et pourraient bien avoir rendu encore plus urgent le désir de la Géorgie de rétablir sa domination sur la dissidente Ossétie du Sud.<br />
Avec un large soutien occidental, le Kosovo a pu obtenir une séparation nette d&#39;avec ses anciens maîtres, malgré les objections russes.<br />
À présent Moscou soutient les séparatistes, et il n&#39;est pas évident de savoir comment les choses vont se passer cette fois-ci.</p></blockquote>
<p>Sur son blog, <a href="http://austinbay.net/blog/?p=1946" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/austinbay.net');">Austin Bey</a> [<em>en anglais</em>] n&#39;est pas d&#39;accord. Pour lui il n&#39;est pas possible de comparer les deux conflits, ceux du Kosovo et de l&#39;Ossétie du Sud :</p>
<blockquote><p>[…] À la suite de la déclaration unilatérale d&#39;indépendance du Kosovo, le séparatisme résultant d&#39;une intervention internationale pour protéger une minorité ethnique est devenu possible.<br />
C&#39;est l&#39;interprétation de l&#39;argument russe selon lequel le Kosovo n&#39;aurait jamais dû être autorisé à se séparer unilatéralement de la Serbie.<br />
L&#39;invasion par la Russie de la région séparatiste d&#39;Ossétie du Sud, qui appartient à la Géorgie, est un nouvel acte de guerre dans le proche voisinage russe. Cela rappelle également de façon violente combien l&#39;Europe de l&#39;Est reste instable depuis la fin de la Guerre froide.</p>
<p>Pour les besoins de la politique étrangère russe, les troubles en Géorgie suivent le &#8220;modèle kosovar&#8221; : une minorité sous la domination d&#39;un pouvoir &#8220;nationaliste ethnique&#8221; tentant d&#39;obtenir sa liberté.</p>
<p>Je ne dis pas cela parce que je crois que la Géorgie est la Serbie de Slobodan Milosevic. Certainement pas. La Géorgie est un état démocratique qui se rapproche de l&#39;Ouest politiquement et économiquement. Il y a d&#39;importantes différences qualitatives entre la Géorgie actuelle et la Serbie de 1999.<br />
Cependant, les diplomates russes avertissent depuis huit ans que le &#8220;précédent du Kosovo&#8221; affecterait environ 200 régions ou territoires du monde entier. C&#39;est un chiffre important, et il pourrait être en réalité moindre.<br />
Moscou a insisté sur le fait que le Kosovo constituerait un &#8220;précédent séparatiste&#8221; pour des chapelets de micro-états entourant des états souverains. De façon assez intéressante, la Roumanie comme la Grèce se sont opposées à l&#39;indépendance &#8220;unilatérale&#8221; du Kosovo. L&#39;Espagne, avec ses séparatistes basques, n&#39;a pas été entousiaste. […]</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Fidji : reconstruire la démocratie et l&#39;égalité</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/11/673/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Aug 2008 13:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un comité nommé par le gouvernement des Fidji a proposé un projet en 11 points d&#39;additif à la Constitution de cet état du Pacifique pour &#8220;reconstruire une nation sans distinctions raciales, active et unie culturellement, bien administrée et réellement démocratique à Fidji&#8221;. Ce projet de 75 pages, intitulé &#8220;Projet de Charte du Peuple de Fidji [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="single" class="entry">
<p><span>Un comité nommé par le gouvernement des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fidji" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Fidji</a> a proposé un projet en 11 points d&#39;additif à la Constitution de cet état du Pacifique pour &#8220;reconstruire une nation sans distinctions raciales, active et unie culturellement, bien administrée et réellement démocratique à Fidji&#8221;. Ce projet de 75 pages, intitulé &#8220;Projet de Charte du Peuple de Fidji pour le Changement, la Paix et le Progrès&#8221; (<a href="http://www.fijitimes.com/extras/draftcharter.pdf" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.fijitimes.com');">consultable</a> [<em>en anglais</em>] au format pdf) a été <a href="http://www.fijitimes.com/story.aspx?id=97159" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.fijitimes.com');">présenté</a> </span><span>[<em>en anglais</em>] </span><span>le 6 août 2008, et la population peut donner son opinion à ce sujet. </span></p>
<p>Les 45 membres de ce Conseil National pour la Construction d&#39;un Meilleur Fidji, qui ont rédigé ces propositions après huit mois de travail, ont été nommés par le gouvernement &#8220;intérimaire&#8221; autoproclamé du contre-amiral Josaia Voreqe (Frank) <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Bainimarama" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');"><span>Bainimarama</span></a>, qui s&#39;est emparé du pouvoir par un coup d&#39;état le 5 décembre 2006.</p>
<p><span>Le </span>Conseil National pour la Construction d&#39;un Meilleur Fidji a essentiellement la responsabilité<span> d&#39;en finir avec la  &#8220;<a href="http://www.fijipeoplescharter.com.fj/pr.htm" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.fijipeoplescharter.com.fj');"><span>culture du coup d&#39;état</span></a>&#8221; </span><span>[<em>en anglais</em>]</span><span> de cet état insulaire où les militaires ont interrompu le fonctionnement de la démocratie à quatre reprises depuis 1987, étouffant le développement économique et amenant &#8220;mauvaise administration et anarchie&#8221;. Pour dépasser l&#39;intervention continuelle de l&#39;armée dans la vie politique, le groupe de travail reconnaît que le pays doit en finir avec les &#8220;affrontements politiques à base ethnique&#8221; qui opposent la population d&#39;origine mélanésienne</span><span> à la population d&#39;origine indienne, dont les ancêtres étaient la main d&#39;œuvre importée par l&#39;administration coloniale britannique à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle pour faire fonctionner l&#39;activité sucrière. Pendant des décennies, les indo-fidjiens, qui sont surtout hindouistes, ont été légèrement majoritaires. Mais depuis les deux coups d&#39;état de 1987, l&#39;émigration indo-fidjienne est devenue importante, au point que la population mélanésienne, surtout chrétienne, représente maintenant environ 57 % de la population. </span></p>
<p><span>Le projet de charte déclare que pour que le pays puisse avancer, le peuple doit reconnaître la Constitution comme la loi fondamentale de l&#39;état, réformer le système électoral basé sur la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Communal_constituencies_%28Fiji%29" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');"><span>ségrégation raciale</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>] </span><span>et résoudre le problème foncier, l&#39;un des problèmes les plus ardus du pays, en assurant l&#39;accès à la terre à tous les groupes ethniques par l&#39;augmentation de la surface cultivable disponible et par des contrats de location durables. Le gouvernement Bainimarama a déclaré que ces recommandations devaient être adoptées avant que la restauration de la démocratie puisse avoir lieu par des élections générales, qui devaient au départ se tenir en mars 2009, mais qui ont été <a href="http://www.radiofiji.com.fj/fullstory.php?id=12559" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.radiofiji.com.fj');"><span>repoussées</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>], selon une annonce du 18 juillet 2008.<br />
</span></p>
<p><span>Au début, l&#39;opinion des principaux médias et de la majorité des blogueurs a été négative à propos de ce projet de Charte. Beaucoup de gens ont critiqué la proposition du comité d&#39;appeller &#8220;Fidjiens&#8221; tous les citoyens des îles Fidji, et de changer l&#39;appellation des mélanésiens en i Taukei (un terme en langue fidjienne), afin de combattre l&#39;ethno-nationalisme. Actuellement, le terme &#8220;Fidjiens&#8221; est utilisé pour parler des mélanésiens, tandis qu&#39;on appelle &#8220;Indo-Fidjiens&#8221; les descendants des travailleurs indiens. </span></p>
<p><a href="http://fijiboardexiles.yuku.com/topic/2162/t/John-Samy-trying-to-hijack-the-name-Fijian-again.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fijiboardexiles.yuku.com');"><span>gdevreal</span></a><span>,</span><span> commentateur </span><span>du très vivant forum <a href="http://fijiboardexiles.yuku.com/directory" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fijiboardexiles.yuku.com');"><span>Fiji Board Exiles</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>], pense que si le comité veut changer le nom des habitants des Fidji</span><span>, il ne devrait pas utiliser une dénomination déjà en usage : </span></p>
<blockquote><p><span>Choisissez quelque chose de nouveau au lieu de prendre à autrui. Il n&#39;y a pas besoin de voler un groupe pour en satisfaire un autre. Choisissez un mot qui n&#39;a pas déjà une signification, et ainsi vous respecterez le droit des Fidjiens à ce qu&#39;ils possèdent, et qui de plus leur est garanti de par la Constitution par toutes les Populations de Fidji. </span></p>
<p><span>Est-ce que toutes les Populations sont appelées des Indiens en Inde ? Des Japonais au Japon ? </span></p>
<p><span>&#8220;Citoyen des Fidji&#8221;, c&#39;est suffisant…</span></p></blockquote>
<p><span>Dans un autre billet du même forum, <a href="http://fijiboardexiles.yuku.com/topic/2162/t/John-Samy-trying-to-hijack-the-name-Fijian-again.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fijiboardexiles.yuku.com');"><span>real jack</span></a> a un regard historique sur le terme &#8220;Fidjien&#8221;</span><span>, qu&#39;il déclare être une &#8220;invention coloniale britannique&#8221; : </span></p>
<blockquote><p><span>Quand Vijay Singh participe à un tournoi international de golf, tout le monde souligne qu&#39;il est fidjien, en particulier les médias, comme si c&#39;était une distinction, et dans les reportages télévisés, des phrases comme &#8220;le Fidjien Vijay Singh a gagné les Masters américains&#8221; mettent ce fait en évidence, comme si on ne savait pas déjà qu&#39;il est fidjien ! Mdr. </span></p>
<p><span>Cette querelle à propos du mot &#8220;Fidjien&#8221; ne va pas nous nourrir, et elle ne fait rien avancer. De toute façon ce mot ne fait pas partie de notre identité i Taukei, c&#39;est une expression britannique qui est arrivée avec les Britanniques…</span></p></blockquote>
<p><span>Toujours sur ce même forum, <a href="http://fijiboardexiles.yuku.com/topic/2162/t/John-Samy-trying-to-hijack-the-name-Fijian-again.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fijiboardexiles.yuku.com');"><span>Alohabula1</span></a></span><span> [</span><span><em>en anglais</em>] </span><span>ajoute :<br />
</span></p>
<blockquote><p><span>Si nous suivions les habitudes américaines, on parlerait &#8220;d&#39;Africains </span><span>Fidjiens</span><span>&#8221; [?] et &#8220;d&#39;</span><span>Indiens </span><span>Fidjiens&#8221;. Et si ceux qui ont émigré ces dernières années des Fidji aux États-Unis devenaient des Fidjiens Américains et des Indiens Fidjiens Américains, mais PAS des Indiens Américains, puisque ce terme est réservé aux Peaux rouges ? Je suis complètement perdu. On doit aimer ça, surtout que nous sommes tous supposés être originaires d&#39;Afrique, alors serais-je un Africain, un Européen, un Américain Hawaïen ??? Un Fidjien ??? Parce que je vis ici maintenant ? Ou devons-nous nous baser sur notre Patrie de cœur ? Ou sur l&#39;endroit où nous vivons en ce moment, ou bien où nos parents sont nés, ou bien où nous sommes nés ou bien où nous avons été élevés. Je suis toujours perdu. </span></p></blockquote>
<p><span>Les gens ne comprennent pas la Charte, pense <a href="http://www.fijilive.com/news_new/index.php/news/show_news/7352" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.fijilive.com');"><span>Delta</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>], qui fait ce</span><span> commentaire sur le site <a href="http://www.fijilive.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.fijilive.com');">Fijilive</a> : </span></p>
<blockquote><p><span>La Charte du Peuple a vraiment raison. Nous sommes citoyens de Fidji de naissance et nous devons donc tous être appelés Fidjiens, mais avec des sous-catégories qui nous identifient comme Fidjiens, Indiens, Samoans, Tongiens, Blancs de Nouvelle-Zélande ou d&#39;Australie, <em>etc</em>. On ne peut jamais changer son origine. La Charte du Peuple reconnaît la citoyenneté, mes amis. Ne soyez pas trop égocentriques.</span></p></blockquote>
<p>Sur leur blog <span><a href="http://babasiga.blogspot.com/2008/08/whats-in-name.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/babasiga.blogspot.com');">Babasiga</a></span><span> </span><span>[<em>en anglais</em>]</span><span>, Paceli et Wendy, pensent que si Fidji doit choisir un nouveau nom pour ses habitants, il doit être un nom &#8220;ethniquement neutre, et nouveau, pour un nouveau départ pour les Fidji&#8221;. Indo-Fijian Kaicolo leur répond</span><span> : &#8220;Je suis </span><span>un Fidjien, que ça plaise ou non… Mon identité indienne ne doit pas rabaisser mon identité de citoyen fidjien !!&#8221;.</span><span> </span></p>
<p><span>Le changement de nom n&#39;est pas le seul sujet qui soulève les passions. Sur le blog <a href="http://solivakasama.wordpress.com/2008/08/08/parties-reject-charter/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/solivakasama.wordpress.com');"><span>Soli Vakasama</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>], on pense que </span>le Conseil National pour la Construction d&#39;un Meilleur Fidji<span> n&#39;a pas de légitimité parce que ses membres ont été désignés par une &#8220;junte illégale&#8221; : </span></p>
<blockquote><p><span>La résistance s&#39;étend rapidement, et nous, l&#39;équipe de Soli Vakasama, croyons que les membres du </span>Conseil National pour la Construction d&#39;un Meilleur Fidji<span> sont absolument stupéfaits de ce niveau de résistance, alors qu&#39;ils croyaient que cela allait être une promenade de santé et que beaucoup de Fidjiens n&#39;allaient pas réagir et continuer leur train-train, mais ils n&#39;ont pas réalisé que ce qu&#39;a fait cette junte illégale à Fidji a affecté directement chaque habitant de Fidji d&#39;une manière différente des précédents coups d&#39;état, et que le peuple ne se calmera que quand les auteurs du coup d&#39;état comparaîtront devant la justice.</span></p>
<p><span>Nous, l&#39;équipe de Soli Vakasama</span><span>, appelons à la fin de la culture du coup d&#39;état permanent en conduisant </span><span>les auteurs du coup d&#39;état devant la justice</span><span>, même si cela veut dire la peine de mort pour Vore et ses copains. Rappelez-vous, [l&#39;auteur du coup d&#39;état de 2000] <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/George_Speight" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');"><span>Speight</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>] </span><span>a vu sa peine capitale commuée en prison à vie par [le Président] <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Josefa_Iloilo" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');"><span>Iloilo</span></a> </span><span>[<em>en anglais</em>], suivant les </span><span>recommandations de la Commission des Grâces. Néanmoins Vore et ses officiers ne sont pas des civils comme Speight et n&#39;ont aucune excuse et il est hautement improbable qu&#39;is obtiennent la même recommandation. Qu&#39;en pensez-vous ?</span></p></blockquote>
<p>Pour <span><a href="http://fijidemocracynow.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1600&amp;Itemid=37" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fijidemocracynow.com');">Fiji Democracy Now</a></span><span> </span><span>[<em>en anglais</em>], la meilleure façon de remttre Fidji sur pieds économiquement et politiquement</span><span> est de rétablir la démocratie renversée en 2006. </span></p>
<blockquote><p><span>Ce dont a le plus besoin cette recherche d&#39;un nouveau nom est de démocratie. Seul un gouvernement élu démocratiquement pourra avoir le mandat d&#39;opérer un tel changement. Le Comité National pour la Foutaise et la Fanfaronnade, non-élu, veut nous donner une authentique démocratie, comme il la voit, mais pourquoi veut-il nous donner un nouveau nom avant d&#39;avoir mis en place son authentique démocratie ?</span></p>
<p><span>Nous pensons que nous pouvons répondre : c&#39;est parce que ce régime illégal veut semer les germes de la colère et de la défiance afin de prolonger sa dictature. Loin de vouloir faire avancer Fidji, il veut embourber Fidji dans la confusion, la colère et la défiance. Nous disons qu&#39;il faut le retour de la démocratie et de la légalité maintenant. Revenons à la légalité, pas de réforme, parce que si c&#39;est ça l&#39;avenir, nous n&#39;en voulons pas.</span></p></blockquote>
<p><span>Corruption Fighter</span><span>, en commentant </span><span>[<em>en anglais</em>] le billet de</span><span> <a href="http://solivakasama.wordpress.com/2008/08/08/parties-reject-charter/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/solivakasama.wordpress.com');">Soli Vakasama</a>, assure que l&#39;opposition généralisée à la charte peut accélérer le retour de la démocratie : </span></p>
<blockquote><p><span>Quel grand jour pour Fidji. Peut-être que du positif sortira de ce mal si chacun s&#39;unit derrière la légalité, et l&#39;esprit aussi bien que la lettre de la Constitution. N&#39;oubliez jamais que le coup d&#39;état de 2006 a renversé un gouvernement réunissant plusieurs partis qui représentait mieux le peuple de Fidji qu&#39;aucun autre gouvernement durant notre histoire.</span></p></blockquote>
</div>
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		<title>Géorgie-Russie : Le récit du bombardement de Poti</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/11/672/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/08/11/672/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2008 00:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Ulrich</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Voici le récit à la première personne par pepsikolka [en russe] sur la plate-forme de blogs Live Journal, du bombardement  par les avions russes de Poti, sa ville natale (d&#39;autres billets de cette blogueuse ont été traduits en anglais ici ):
Comment c&#39;était.
Nous étions si inquiets pour l&#39;Ossétie, nous avons condamné la guerre et nous tous, tous ceux qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici le récit à la première personne par <em>pepsikolka</em> [en russe] sur la plate-forme de blogs Live Journal, du bombardement  par les avions russes de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poti" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/fr.wikipedia.org');">Poti</a>, sa ville natale (d&#39;autres billets de cette blogueuse ont été traduits en anglais <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/08/10/georgia-russia-more-reports-on-the-conflict-from-russophone-bloggers/">ici </a>):</p>
<blockquote><p>Comment c&#39;était.</p>
<p>Nous étions si inquiets pour l&#39;Ossétie, nous avons condamné la guerre et nous tous, tous ceux qui travaillent [dans notre société], tout ceux qui m&#39;entourent - personne n&#39;a jamais soutenu l&#39;invasion de l&#39;Ossétie par la Géorgie, tout le monde était désolé, bouleversé.</p>
<p>Le soir, en rentrant du travail, des collègues ont dit qu&#39;ils emmenaient leurs enfants en dehors de la ville, et si ils bombardaient Poti, puisque que c&#39;est, après tout, une ville stratégique, et j&#39;ai protesté, j&#39;ai dit que ça n&#39;arriverait jamais, que si les Russes décidaient d&#39;aider l&#39;Ossétie (ce n&#39;était pas clair à ce moment-là), ils aideraient les Ossètes, les gens, et c&#39;est tout.</p>
<p>Vers minuit, j&#39;ai entendu un grondement, j&#39;ai couru à la fenêtre et j&#39;ai vu une rampe de feu, des explosions sur le port et j&#39;ai entendu un bruit assourdissant. Je n&#39;ai même pas eu le temps d&#39;avoir peur, j&#39;ai juste compris que si une citerne d&#39;essence du terminal portuaire est touchée, il y aura du feu et une explosion, donc j&#39;ai sauté sur le téléphone, j&#39;ai appelé Tengo, Vika a répondu, elle hurlait - Samira, le port est bombardé.  Maman, avec Alina et notre nièce couraient dans tous les sens dans l&#39;appartement, les explosions continuaient, et nous avons couru au rez-de-chaussée. Il y avait des gens dans la rue, ils pleuraient et tout le monde avait l&#39;air totalement paniqué.</p>
<p>Je ne comprends pas très bien pourquoi, mais il y a eu quelques explosions et les tirs ont continué.  Quelqu&#39;un hurlait en courant que nous devions tous nous enfuir, comme nous sommes proches du port, et nous avons tous couru. Les avions volaient au-dessus, il y avait des lumières, et on aurait dit qu&#39;on tirait sur eux depuis le sol, je ne sais pas, il y avait des grondements dans le ciel, et on pouvait voir la lumière de missiles ou de je ne sais pas quoi.</p>
<p>Nous nous sommes refugiés [à l&#39;intérieur d&#39;un bâtiment], il y avait des gens qui criaient tout autour, les femmes et les enfants pleuraient.</p>
<p>Le téléphone ne marchait pas, et avant ça, ils avaient coupé la diffusion de la télé.</p>
<p>Nous ne comprenions rien à ce qui arrivait.</p>
<p>Vraiment, personne ne s&#39;attendait à ça.</p>
<p>Nous sommes allés chez ma soeur, dans une zone loin du port, Mos&#39;ka sanglotait, terrorisée, elle est née en 1994 et ne pouvait pas savoir comment nous avons couru, en 1992, pendant l&#39;assaut de la ville de Poti par l&#39;armée géorgienne  [et le refoulement des partisans de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Zviad_Gamsakhurdia" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/en.wikipedia.org');">Zviad Gamsakhurdia</a>], et sa soeur Catherine était sur le point de naître, et nous avons demandé