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	<title>Global Voices en Français &#187; Guinée-Bissau</title>
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	<description>Le Monde Parle. Écoutez-Vous?</description>
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		<title>Guinée-Bissau : Sentiments contradictoires après les meurtres du président et du chef de l&#039;armée</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/09/3450/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/09/3450/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 10:09:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samantha Deman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique Sub-Saharienne]]></category>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Paula Gòes  &#183; Traduit par Samantha Deman &#183;  Voir le billet en anglais 
Le président du parlement de Guinée-Bissau, RaimundoPereira, a prêté serment en tant que chef d&#39;état intérimaire après l&#39;assassinat le lundi 2 mars du président Joao Bernardo Vieira , survenu quelques heures après le meurtre du chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/paulagoes/">Paula Gòes</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/samantha-deman/'>Samantha Deman</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/03/06/guinea-bissau-mixed-feelings-after-double-killing/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>Le président du parlement de Guinée-Bissau, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raimundo_Pereira">RaimundoPereira</a>, a prêté serment en tant que chef d&#39;état intérimaire après<a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/02/2980/"> </a><a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/02/2980/">l&#39;assassinat </a><a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/02/2980/">le lundi 2 mars</a> du président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%A3o_Bernardo_Vieira">Joao Bernardo Vieira </a>, survenu quelques heures après le meurtre du chef de l&#39;armée <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Batista_Tagme_Na_Waie">Batista Tagme Na Waie</a>. Selon la constitution du pays, le président par intérim a deux mois pour organiser une nouvelle élection présidentielle. Les soldats se sont retirés des rues, et les blogueurs ont relevé que la vie avait repris son cours normal dans la capitale  moins de 24 heures après les assassinats. Mais ce qui s&#39;est passé, comme ce que sera le futur immédiat, est toujours incertain.</p>
<p>La situation a beau s&#39;être calmée depuis le 2 mars, beaucoup de gens restent très inquiets, craignant un retour de la guerre. Une enseignante portugaise vivant en Guniée-Bissau, <a href="http://afric-ana.blogspot.com/2009/03/nao-mais-poilao-de-bra.html">Ana Claudia </a>[en portugais], rapporte sur son blog la conversation qu&#39;elle a eu avec sa meilleure amie au lendemain de l&#39;assassinat:</p>
<blockquote><p>Foi a olhar para ela e a ouvir as explicações dela que “acordei” do estado de ignorância ou inconsciência em que estava até então. Veio carregar o telemóvel. Depois com olhos de quem tinha estado a chorar e com voz de assustada contou: “Não dormi. Toda a noite muitos tiros. (…) Os meninos ficaram em casa. (…) Sim, vou voltar para casa depois de carregar o telemóvel, vou ficar com os meninos. (…) Ninguém dormiu nada. Todas as pessoas estão muito assustadas. Algumas pessoas já começaram a fugir.”<br />
A fugir? Então atingiu-me. As pessoas estavam com medo.<br />
Ainda na 5ª feira passada, à tarde, ouvi guineenses louvar e chamar com alegria pelo Presidente Nino / General Cabi que passava na Avenida 14 de Novembro ao regressar ao país após duas semanas de ausência, e por isso muitos guineenses choram a sua morte e estão muito tristes, mas mais do que isso esta madrugada o povo guineense assustou-se, reviveu os momentos de terror da guerra que acabou há menos de 10 anos.</p></blockquote>
<p><img class="alignnone" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/03/poliao.jpg" alt="" width="320" height="273" /></p>
<div class="translation">Je suis allée la voir et ai entendu une explication qui m&#39;a sortie de l&#39;état d&#39;ignorance ou de stupidité dans lequel je me maintenais jusque là. Elle est venue mettre à charger son téléphone portable. Ensuite, elle a dit d&#39;une voix effrayée et avec les yeux de quelqu&#39;un qui avait pleuré : &#8220;Je n&#39;ai pas dormi. [Il y a eu] Beaucoup de tirs tout au long de la nuit. (&#8230;) Les garçons sont à la maison. (&#8230;) Oui, je rentrerai à la maison après avoir rechargé mon mobile, je resterai avec les garçons. (&#8230;) Personne n&#39;a pu dormir. Tout le monde est terrifié. Quelques personnes ont commencé à fuir.&#8221; A fuir ? Et là, j&#39;ai compris. Les gens avaient peur. Jeudi dernier encore, j&#39;entendais le peuple bissau-guinéen faire l&#39;éloge du président Nino et du général Cabi qui descendaient l&#39;avenue (principale) du 14-Novembre pour leur retour au pays, après deux semaines d&#39;absence. Il y a tant de Bissau-Guinéens qui ont pleuré sa mort et sont très attristés, mais au delà de cela, le peuple craint ce matin de revivre les moments de terreur de la guerre qui a pris fin il y a 10 ans.</div>
<p><a href="http://bissau-lisboa-bissau.blogspot.com/2009/03/de-bissau.html">HPC</a> [en portugais], une autre femme portugaise vivant en Guinée-Bissau, confirme sur son blog cette impression  de peur, d&#39;espoir et de fatigue mélangés. Elle dit qu&#39;elle a remarqué combien les gens étaient tristes mais pense que seuls les Bissau-Guinéens peuvent &#8220;continuer et garder le sourire&#8221; dans une telle situation. Elle a eu envie de prendre des photos mais la police ne le lui a pas permis:</p>
<blockquote><p>Houve medo nos bairros de Bissau. Lá está-se vulnerável pois não há grossas paredes para proteger nem que seja do estrondo das bombas. Está-se rente ao chão … à mercê.</p>
<p>Para além do medo há vergonha. Vergonha de terem um país que só é notícia pelas piores razões (como se diz em linguagem de noticiário). Um país onde se matam os dirigentes políticos e onde nunca se sabe quem o fez. E não há nada mais triste do que ver os guineenses com vergonha.</p>
<p>Quanto aos acontecimentos, depois de uma segunda-feira de reclusão, hoje fui tentar trabalhar e tive que fugir para casa porque havia confusão no Bandim. Primeiro constou que sem tiros, logo a seguir já os havia. Vim por atalhos porque a polícia tinha cortado o trânsito na Chapa. Passei por bairros e pensei “Tenho que fotografar isto para o blog” e senti-me culpada por esse olhar de repórter de meia-tigela.</p></blockquote>
<div class="translation">La peur était palpable dans les quartiers de [la capitale] Bissau. Les gens sont vulnérables car les murs ne sont pas assez épais pour les protéger, même du bruit des bombes. Ils sont exposés&#8230; cloués au sol. Derrière la peur, il ya la honte. Ils ont honte de leur pays dont on ne parle que pour les pires raisons (comme on dit dans le jargon des médias). Un pays dans lequel les dirigeants politiques se font tuer sans qu&#39;on ne sache jamais par qui. Et il n&#39;y a rien de plus triste que de voir un Bissau-Guinéen honteux. En raison des événements, j&#39;ai passé le lundi à la maison. Aujourd&#39;hui, j&#39;ai tenté d&#39;aller travailler mais ai dû rebrousser chemin et rentrer car la confusion régnait à Bandim. Au début, il n&#39;y avait pas de tirs mais ils ont commencé peu après. Je suis revenue à la maison en prenant des raccourcis car la police avait interrompu la circulation à Chapa. J&#39;ai traversé quelques quartiers en me disant &#8220;Il faut que je prenne ça en photo pour le blog&#8221; et me suis sentie coupable d&#39;avoir pensé comme un journaliste à deux balles.</div>
<p>Le 3 mars, le blog <a href="http://anaesimao.blogspot.com/2009/03/vida-volta-ao-normal.html"><em>Ana e Simão</em> </a>[en portugais] signalait que la ville était plus calme :</p>
<blockquote><p>As estradas de entrada e saída da cidade reabriram, sem militares nos controlos. O comércio voltou a funcionar. Mas tudo é imprevisível. A pessoas revelam uma alegria e alívio contidos (morreu um homem sanguinário, responsável em grande parte pela situação a que o país chegou). Contêm também a tensão e a expectativa, foi aparentemente um bom acontecimento, mas a Guiné sempre foi imprevisível. Volta-se a tentar fazer a vida normal, volta-se a ter esperança:<br />
-”É agora que o país levanta - (onde é que já ouvi isto?). Que Nino descanse em paz e nos deixe descansar.”</p></blockquote>
<div class="translation">Les voies d&#39;accès et de sortie de la ville ont été réouvertes, sans plus de contrôles militaires. Les affaires ont repris. Mais les choses restent imprévisibles. Les gens font preuvent d&#39;une joie et d&#39;un soulagement modérés (un homme assoiffé de sang est mort, il est grandement responsable de l&#39;état dans lequel se trouve le pays). Ils tentent de limiter les tensions comme les attentes ; ce qui s&#39;est passé semble apparemment positif, mais la Guinée-Bissau a toujours été imprévisible. On tente de vivre de nouveau normalement, de recommencer à espérer: -&#8221;A présent, le pays se relève - (où ai-je entendu cela?). J&#39;espère que Nino reposera en paix et nous laissera tranquilles.&#8221;</div>
<p>Sur le même blog, on peut lire <a href="http://anaesimao.blogspot.com/2009/03/o-que-se-passa.html">le 5 mars un billet </a>traitant des attentes des gens pour les élections à venir:</p>
<blockquote><p>É impossível sabermos a curto prazo - e provavelmente a longo prazo - pormenores sobre os assassinatos. O que sabemos é que os funerais estão marcados para sábado (Tagme Na Waye) e 3ª feira (Nino Vieira). Sabemos que se vão marcar eleições ainda este ano e sabemos que Kumba Yalá se vai candidatar e com certeza proporcionar campanhas animadas. Sabemos que a melhor alternativa é o Dr. Henrique Rosa, mas tem pouca aceitação fora de Bissau.</p></blockquote>
<div class="translation">Il est impossible de connaître les circonstances des meurtres à court terme, ni, probablement, à long terme. Ce que nous savons, c&#39;est que les funérailles sont prévues samedi pour Tagme Na Waye et mardi pour Nino Vieira. Nous savons que des élections seront organisées cette année et nous savons que [l&#39;ancien président] <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kumba_Ial%C3%A1">Kumba Yala </a>sera candidat à l&#39;élection présidentielle et qu&#39;il mènera sans aucun doute une campagne active. Nous savons que la meilleure alternative est représentée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henrique_Rosa">Henrique Rosa</a>, mais il ne bénéficie que de peu de support à l&#39;extérieur de [la capitale] Bissau.</div>
<p>L&#39;un des blogueurs les plus actifs pendant ce conflit, <a href="http://ditaduradoconsenso.blogspot.com/2009/03/algo-que-nunca-desejei.html">António Aly Silva </a>[en portugais], a mis en ligne <a href="http://ditaduradoconsenso.blogspot.com/2009/03/exclusivo-nino-viera-tombou-aqui.html">quelques i photos</a> montrant le lieu où le Président a été assassiné. Il écrit qu&#39;il aurait aimé que son blog attire l&#39;attention pour de moins tristes raisons,  et ce n&#39;est pas la première fois :</p>
<blockquote><p>Desde o fim da guerra de 1998/99, já assistimos a quantos assassinatos na Guiné-Bissau? Antes mesmo dessa guerra, quantas personalidades deste País desapareceram em circunstâncias ainda hoje por esclarecer? Quantos filhos desta terra, os mais bem intencionados, foram eliminados? Quantos não vimos partir, um por um, traídos, submetidos a julgamentos humilhantes, muitas vezes sumários e, de seguida, abatidos como gado? Se o povo guineense não se erguer, será espezinhado e humilhado. Como tem sido desde 1973.</p></blockquote>
<div class="translation">Depuis la fin de la guerre de 1998/99, de combien de meurtres avons-nous été témoins en Guinée-Bissau ? Et même avant cette guerre, combien de personnalités ont disparu dans des circonstances non éclaircies dans ce pays ? Combien d&#39;enfants de cette terre, individus munis des meilleures intentions, ont été éliminés ? Combien en avons-nous vu disparaître, les uns après les autres, trahis, auxquels ont été intentés des procès humiliants, souvent réduits au silence, avant d&#39;être abattu comme du bétail ? Si le peuple de Guinée-Bissau ne réagit pas, il sera piétiné et humilié. Comme il l&#39;est depuis 1973.</div>
<p>Dans <a href="http://ditaduradoconsenso.blogspot.com/2009/03/purgas.html">un autre billet </a>[en portugais], au lendemain de l&#39;assassinat du Président, António redoute une poussée de violence:</p>
<blockquote><p>Ex-ministros guineenses ligados a “Nino” Vieira estão a receber ameaças de prisão ou de morte na sequência dos assassínios no país, disse hoje o antigo chefe da diplomacia do país, Soares Sambú.</p>
<p>Há “pelo menos nove nomes” de personalidades políticas que estão a ser “perseguidas”.</p>
<p>Segundo Soares Sambú, a “lista” inclui nomes como os ex-ministros da Defesa Helder Proença, Marciano Barbeiro e Daniel Gomes, o ex-ministro da Economia e Finanças Issufo Sanhá, os dos antigos secretários de Estado Isabel Buscardini, Roberto Cacheu e Baciro Dabó (antigo chefe da antiga secreta guineense) e ainda o empresário Manuel dos Santos (”Manecas”), além do próprio Soares Sambú.</p>
<p>Sobre o paradeiro de João Cardoso, ex-chefe de gabinete do Presidente da República, Soares Sambú afirmou desconhecê-lo, admitindo porém que o homem forte do regime esteja em segurança, mas em local desconhecido.</p></blockquote>
<div class="translation">D&#39;anciens ministres bissau-guinéens liés à &#8220;Nino&#8221; Vieira ont reçu des menaces d&#39;emprisonnement ou de mort après les meurtres perpétrés dans le pays, a déclaré aujourd&#39;hui l&#39;ancien chef de la diplomatie du pays, Soares Sambú. Il y a &#8220;au moins neuf noms&#8221; d&#39;hommes politiques victimes de &#8220;persécutions&#8221;. Selon Soares Sambú, la &#8220;liste&#8221; compte les  noms des anciens ministres de la Défense Helder Proença, Marciano Barber et Daniel Gomes, celui de l&#39;ancien ministre de l&#39;économie et des Finances Issufo Sanhá, ceux des anciens secrétaires d&#39;État Isabel Buscardini, Roberto Cacheu et Baciro Dabó (ex-ministre de l&#39;Intérieur) et celui de l&#39;entrepreneur Manuel dos Santos (&#8221;Maneco&#8221;) sans oublier celui de Soares Sambú. Quant à l&#39;endroit où se trouverait João Cardoso, ancien chef de cabinet du Président, Soares Sambú affirme ne pas le connaître mais suppose que l&#39;homme solide qu&#39;il est est sain et sauf, même si on ne sait pas où.</div>
<p>Nino Vieira a connu une carrière politique agitée. Il a été président entre 1980 et 1999 et de nouveau de 2005 à 2009. En 1980, Vieira s&#39;empare du pouvoir et dirige le pays pendant 19 ans. En 1994, il remporte l&#39;élection présidentielle mais se fait évincer à la fin de la guerre civile de 1998/1999. Il fait son retour en politique en gagnant la présidentielle de 2005 et n&#39;a pas quitté le pouvoir depuis. Apparemment, le dirigeant ne manquera pas à tout le monde. Dans un commentaire laissé sur le site portugais de Global Voices, <a href="http://pt.globalvoicesonline.org/2009/03/02/guine-bissau-assassinato-do-presidente-traz-risco-de-instabilidade/#comment-3099">Miguel Angelo </a>appelle à la confiscation des avoirs du Président:</p>
<blockquote><p>Como Gunieense, essa triste notícia vem abalar mais ainda a nossa penosa reputação.<br />
O nosso país tem até hoje a fama de lugar intolerante e de gente que não se entende. Como pode isso? O verdaeiro culpado disso é o prórpio Nino. Ele se transformou em ditador sem mais nem menos. Depois do golpe que ele deu em 14 de Novembro de 1980, prometeu na altura que iria fazer eleições livres e que não estava interessado a ficar no poder. Ficou direto 18 anos. DEZOITO ANOS!!!! Ninguém merece!!!</p>
<p>Uma geração inteira Somado a mais esses anos, só deu vergonha ao País. Agora a Guiné é um país de tráfico, do medo, da corrupção no mais alto nível e sem contar as roubalheiras e sem vergonhices de todo o tipo. Parece que não são pessoas capazes de entender que sem rotatividade no governo, não há democracia de verdade. São sempre as mesmas pessoas, o mesmo Nino e a sua corja.</p></blockquote>
<div class="translation">Pour un Bissau-Guinéen, cette triste nouvelle vient saper un peu plus notre déjà mauvaise réputation. Notre pays est aujourd&#39;hui tristement célèbre pour son intolérance envers ceux qui ne comprennent pas le &#8220;n&#39;importe quoi&#8221;. Comment cela est-il possible? Le coupable n&#39;est autre que Nino lui-même. Il est devenu un dictateur en un rien de temps. Après son coup d&#39;état du 14 novembre 1980, il a promis qu&#39;il organiserait des élections libres et a clamé haut et fort que le pouvoir ne l&#39;intéressait pas. Il est resté au pouvoir 18 ans d&#39;affilée. DIX-HUIT ANS! Enfin, quoi! Une génération entière. Au bout de toutes ces années, il n&#39;a apporté que la honte à notre nation. Aujourd&#39;hui, la Guinée-Bissau est un pays de trafiquants, où règne la peur, la corruption à son plus haut niveau, sans compter les escroqueries et mensonges de toutes sortes. Il semble que les gens ne soient pas capables de comprendre qu&#39;il n&#39;y a pas de réelle démocratie sans changement de gouvernement. Ce sont toujours les mêmes personnes, le même Nino et sa clique.</div>
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		<title>Guinée-Bissau : L&#039;assassinat du Président fait craindre de nouveaux troubles</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/02/2980/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/02/2980/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 17:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Ulrich</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ &#183; Traduit par Claire Ulrich &#183;  Voir le billet en anglais 

Le Président de la Guinée-Bissau , Joao Bernardo Vieira a été assassiné ce matin lundi 2 mars aux premières heures de la matinée, apparemment lors d&#39;une attaque menée par des soldats en rébellion tandis qu&#39;il s&#39;enfuyait de sa résidence. Le meurtre a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em> &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/claire-ulrich/'>Claire Ulrich</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/03/02/guinea-bissau-presidents-assassination-sparks-alarm-at-instability/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Le Président de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guin%C3%A9e-Bissau">Guinée-Bissau </a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%A3o_Bernardo_Vieira">Joao Bernardo Vieira</a> a été assassiné ce matin lundi 2 mars aux premières heures de la matinée, apparemment lors d&#39;une attaque menée par des soldats en rébellion tandis qu&#39;il s&#39;enfuyait de sa résidence. Le meurtre a eu lieu quelques heures après que son rival de longue date, le chef de l&#39;état-major de l&#39;armée, le général Batista Tagme, ait trouvé la mort lors de l&#39;explosion d&#39;une bombe, tard dans la soirée de dimanche. Les mobiles de cet assassinat sont encore inconnus, mais il fait à nouveau craindre une période d&#39;instabilité dans la jeune république d&#39;Afrique de l&#39;ouest.</p>
<p><a href="http://ditaduradoconsenso.blogspot.com/2009/03/manobras-militares-em-bissau.html">António Aly Silva</a> [en portugais, comme tous les blogs cités] a couvert ces événement au fur et à mesure qu&#39;ils se déroulaient. Dans son <a href="http://ditaduradoconsenso.blogspot.com/2009/03/telex-fotos-exclusivas-amanha.html">dernier billet mis en ligne </a>, il annonce qu&#39;un deuil national de sept jours aura lieu pour le président assassiné, ainsi que deux cérémonies funèbres. Il s&#39;engage à publier des photos des funérailles, prévues demain :</p>
<blockquote><p><img class="aligncenter size-full wp-image-59038" title="bissau22" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/03/bissau22.jpg" alt="bissau22" width="513" height="280" /></p></blockquote>
<div class="translation">Lundi 2 mars 2009 à 4:51 (heure locale):  Nino Vieira a été assassiné (?) Matinée violente. Nous sommes sous le feu des mitraillettes depuis plus de 30 minutes - et quelles armes ! (AAS depuis véhicule mobile) Dimanche 1er Mars  2009 à 10:32 PM Manœuvres militaires en Bissau aujourd&#39;hui, une violente explosion au quartier général des forces militaires de guinée. J&#39;ai vu quatre blessés à l&#39;hôpital, deux d&#39;entre eux étaient brulés et sont dans un état critique. Il y a des rumeur que  CEMGFA, le général en chef  Tagme Na Waie est mort. C&#39;est la Guinée-Bissau au top de sa forme. C&#39;est douloureux d&#39;écrire cette information.</div>
<p>Cette information a poussé <a href="http://africanidades.blogspot.com/2009/03/quem-mataria-quem-primeiro.html">Jorge Rosmaninho</a>, qui avait abandonné son blog <em>Africanidades</em> l&#39;an dernier, à le réactiver. Il publie la photo ci-dessous et s&#39;interroge : <img class="aligncenter size-full wp-image-59032" title="nino_tagme" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/03/nino_tagme.jpg" alt="nino_tagme" width="397" height="264" /></p>
<blockquote><p>Quem mataria quem, primeiro? Afinal morreram os dois.</p></blockquote>
<p class="translation">Qui aurait tué l&#39;autre le premier ? Au final, ils sont morts tous les deux.</p>
<p>Le journaliste <a href="http://cheiroapolvora.blogs.sapo.pt/65029.html">Luis Castro</a> donne des informations de contexte sur les relations entre les deux hommes :</p>
<blockquote><p>Conheço muito bem a realidade da Guiné-Bissau e os seus jogos de poder. Acompanhei a guerra civil de 1998/1999, eleições, golpes de Estado, estive preso, fui interrogado de arma apontada à cabeça, fui sentenciado de morte e tive de fugir resgatado pelos fuzileiros portugueses. O que aconteceu ontem e hoje não foi novidade para mim. De resto, há muito que o esperava. O confronto entre o Presidente Nino Vieira e o chefe de Estado maior, não é de agora. Recordo que Tagma Na Waie era infértil devido aos choques eléctricos a que foi sujeito nos testículos (disse-me em entrevista ) pelos homens de Nino e combateu-o ferozmente durante a guerra. Mais tarde, apesar de o ter ajudado a regressar à Guiné e ao poder, Tagma voltou a afastar-se de Nino. Tudo se agravou ainda mais quando o Presidente tentou que o programa do governo de Carlos Gomes Júnior fosse chumbado. O chefe de Estado maior pôs-se ao lado do PM, dizendo que o governo fora eleito e, como tal, deveria governar. Era previsível que um deles iria morrer. Era Nino ou Tgama. Morerarm os dois.</p></blockquote>
<div class="translation">Je connais très bien la réalité qu&#39;affronte la Guinée-Bissau et le jeu du pouvoir ici. J&#39;ai couvert la guerre civile de  1998/1999 , l&#39;élection, le coup d&#39;état, j&#39;ai été arrêté, interrogé avec un revolver sur la tempe, condamné à mort, j&#39;ai du m&#39;enfuir, après avoir été sauvé par les officier de l&#39;armée portugaise. Ce qui est arrivé hier et aujourd&#39;hui ne me surprend pas. Au contraire, ça fait longtemps que je m&#39;y attendais. Le conflit entre le  Président Vieira et  le chef [Tagma In Waie]  n&#39;est pas récent. Je me rappelle que  Tagma In Waie est devenu stérile à cause des chocs électriques infligés à ses testicules par les hommes de Nino (il m&#39;a confié ça durant une interview), qu&#39;il a combattu de toutes ses forces durant la guerre. Plus tard, même s&#39;il l&#39;a aidé à revenir en Guinée et au pouvoir, Tagma s&#39;est tenu à bonne distance de Nino par la suite. Les choses sont allées de mal en pis quand le président a essayer d&#39;arrêter le programme du gouvernement du [premier ministre] Carlos Gomes Junior. Le chef de l&#39;armée s&#39;est rangé du côté du Premier ministre, en disant que le gouvernement avait été élu, et devait donc gouverner en tant que corps élu. On s&#39;attendait à ce que l&#39;un ou l&#39;autre meure. Nino ou Tgama. Tout les deux sont morts.</div>
<p><strong>Solidarité</strong></p>
<p>Les blogueurs lusophones et des anciennes colonies portugaises déplorent cet événement et envoient des messages de solidarité au peuple de Guinée-Bissau: Du Cap Vert, <a href="http://notasdodono.blogspot.com/2009/03/morte-de-nino-vieira-que-consequencias.html">João Dono</a> écrit :</p>
<blockquote><p>Espero que, a semelhança do que aconteceu em Angola, a paz passa a reinar em na Guiné-Bissau. O homem com história de Nino Vieira só poderia ter este fim. Ele escolheu este caminho, um caminho que muito fez sofrer os nossos irmãos. Vamos acompanhar as horas e os minutos de angústia na Guiné-Bissau.</p></blockquote>
<p class="translation">J&#39;espère que, comme en Angola, la paix règnera en Guinée-Bissau. Un homme avec une histoire telle que celle de Nino Vieira ne pouvait que faire cette fin. Il avait choisi ce chemin, un chemin qui a conduit nos frères à beaucoup de souffrances. Nous suivrons les heures et les minutes des troubles en  Guinée-Bissau.</p>
<p>Egalement depuis le Cap Vert, <a href="http://bianda.blogspot.com/2009/03/segunda.html">Cesar Schofield Cardoso</a> écrit :</p>
<blockquote><p>Passando à revista às minhas tropas dei por falta de…tolerância na Guiné-Bissau. Os demónios voltam a ensombrar este país, irmão de armas, que ainda não aprendeu a largar as armas. Terão matado Nino Vieira, em retalhação ao assassinato do Chefe do Estado Maior. Tempo de ódio na Guiné.</p></blockquote>
<p class="translation">En  inspectant mes troupes, j&#39;ai remarqué que&#8230;la tolérance manque à la Guinée-Bissau. Les démons obscurcissent à nouveau ce pays, nos frères sont en armes, et n&#39;ont pas encore appris à laisser tomber les armes. Ils ont tué Vieira en représailles de l&#39;assassinat du chef de l&#39;armée. Temps de haine en Guinée.</p>
<p>Du Mozambique, <a href="http://manueldearaujo.blogspot.com/2009/03/guine-bissau-nino-vieira-morto.html">Manuel de Araújo</a> écrit :</p>
<blockquote><p>Muitas razoes para ajudarmos Guine-Bissau a encontrar o caminho da paz e da reconciliacao nacional. Onde andam os nossos pacificadores mor? Onde anda a CPLP? Onde anda a Uniao Africana? (…) Nao podem ajudar os nossos irmaos a respirar o ar puro da reconciliacao nacional?</p></blockquote>
<p class="translation">Nous avons de nombreuses raisons d&#39;aider la Guinée-Bissau à trouver le chemin de la paix et de la réconciliation nationale. Où sont nos principaux émissaires de la paix ? Où est la [Communauté des Pays de Langue Portugaise ] <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/CPLP">la CPLP </a>? Où est l&#39;Union Africaine ? (…) Ne peuvent-ils donc pas aider nos frères à respirer l&#39;air pur de la réconciliation nationale ?</p>
<p>D&#39;Angola, <a href="http://pululu.blogspot.com/2009/03/guine-bissau-de-luto-de-novo.html">Eugénio Costa Almeida</a> ajoute :</p>
<blockquote><p>Que a morte dos supostos arqui-inimigos sirva para a Sociedade Bissau-guineense criar uma Comissão de Verdade e Reconciliação e afastem dos espíritos as vinganças e façam da Guiné-Bissau um País enorme e próspero.</p></blockquote>
<p class="translation">Espérons que la mort de ces deux ennemis de toujours aidera le peuple de Guinée-Bissau à créer la commission de vérité et réconciliation qui mettra un terme à l&#39;esprit de vengeance et fera de la  Guinée Bissau un pays très grand et prospère.</p>
<p>La Guinée-Bissau compte  1,6 million d&#39;habitant et depuis son indépendance en 1974 le pays a enduré des années d&#39;instabilité. Plus récemment, le pays a été identifié comme une étape dans le trafic de cocaïne depuis l&#39;Amérique latine jusqu&#39;à l&#39;Europe.</p></div>
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		<title>Lusosphère : La réforme de l&#039;orthographe critiquée</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 13:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Bousigue</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Paula Góes  &#183; Traduit par Norbert Bousigue &#183;  Voir le billet en anglais 

Décrite par le poète brésilien Olavo Bilac [en anglais] comme &#8220;la dernière fleur du Latium, sauvage et belle&#8221;, la langue portugaise connaît un changement. La réforme de l&#39;orthographe s&#39;applique au Brésil à partir du 1er janvier 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/paulagoes/">Paula Góes</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/norbert/'>Norbert Bousigue</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/01/01/lusosphere-reform-in-portuguese-language-not-welcomed/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p>Décrite par le poète brésilien <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Olavo_Bilac">Olavo Bilac</a> [<em>en anglais</em>] comme &#8220;la dernière fleur du Latium, sauvage et belle&#8221;, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Portugais">langue portugaise</a> connaît un changement. La <a href="http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&amp;id=11094">réforme de l&#39;orthographe</a> s&#39;applique au Brésil à partir du 1er janvier 2009, pour une période d&#39;adaptation de quatre ans à l&#39;issue de laquelle les nouvelles règles s&#39;appliqueront entièrement. Les mêmes règles orthographiques s&#39;appliqueront au Portugal, où la période de transition s&#39;étalera sur six ans, et dans les 6 autres états où le Portugais est la langue officielle : l&#39;Angola, le Cap Vert, le Timor oriental, la Guinée-Bissau, le Mozambique, et São Tomé et Príncipe.</p>
<p>Le dernier <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_Language_Orthographic_Agreement_of_1990">Accord sur l&#39;orthographe portugaise</a> [<em>en anglais</em>] a été signé en 1990 par sept des huit états lusophones. Son but est d&#39;unifier les deux standards orthographiques actuels et il devait entrer en application après sa ratification par tous les états signataires. Cependant seuls le Brésil, le Cap Vert et le Portugal l&#39;ont ratifié, et encore au Portugal la réforme n&#39;a été adoptée par une loi qu&#39;en mai 2008. Le Brésil, qui représente presque 80 % des Lusophones du monde, est le premier état à la mettre en application.</p>
<p>Les changements d&#39;orthographe affecteront environ 1,6 % des mots qui suivent l&#39;orthographe européenne (employée au Portugal, mais également en Afrique lusophone), et 0,5 % des mots qui suivent l&#39;orthographe brésilienne. Dans le monde lusophone, des linguistes, des philologues, des politiciens, des journalistes, des écrivains, des traducteurs, et bien entendu des blogueurs, ne comprennent pas vraiment l&#39;utilité de ce traité international dont le but est de renforcer le rôle international du Portugais par l&#39;emploi d&#39;une seule orthographe officielle, ou bien au contraire le soutiennent. Le débat est chaud, mais beaucoup de blogueurs semblent se ranger dans le camp des critiques.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-54745" title="macau-chineseportugese-1" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/01/macau-chineseportugese-1.jpg" alt="" width="420" height="280" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une plaque écrite en Chinois et en Portugais à Macao, en Chine. “主教座堂辦公室” (en Chinois), ou “Cartório Da Sé” (en Portugais), signifie &#8220;Bureau de la Cathédrale&#8221;. Photo de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Macau-Chinese%26Portugese.jpg">Wikimedia</a>.</strong></p>
<p>Au Portugal deux <a href="http://www.petitiononline.com/acor1990/petition.html">pétitions</a> <a href="http://www.ipetitions.com/petition/manifestolinguaportuguesa/">appellent</a> [<em>en portugais</em>] à la suspension par l&#39;Assemblée Nationale de la mise en œuvre de la réforme. Dans ce pays, cette réforme est perçue par certains comme une mainmise brésilienne sur la langue portugaise n&#39;apportant aucun avantage réel aux autres états lusophones. Les opposants à la réforme disent que la nouvelle orthographe est en désaccord avec la façon dont les Portugais prononcent les mots. Un citoyen du Portugal, qui a grandi à Macao, <a href="http://www.ricardo.pt/diario/2008/07/o-meu-voto-nao-e-mais-secreto.html">Ricardo José</a> [<em>en portugais</em>], a même pris une décision extrême :</p>
<blockquote><p>Um país não é um hino ou um desenho numa bandeira. Um país é a sua língua e é a sua cultura.</p>
<p>E se um conjunto de políticos se arroga o direito de interferir na língua que é minha, contra aquilo que caracteriza a cultura dos cidadãos dum país, servindo interesses que não os dos portugueses, então repudio-os, porque já não são mais políticos de Portugal.</p>
<p>A partir de hoje e para sempre, se este acordo não tiver retrocesso, o meu voto será sempre público e será sempre o mesmo: votarei em branco.</p></blockquote>
<div class="translation">Un pays n&#39;est pas un hymne ou un dessin sur un drapeau. Un pays est sa langue et il est sa culture.</p>
<p>Et si un groupe de politiciens s&#39;arroge le droit d&#39;interférer dans la langue qui est la mienne, contre ce qui caractérise la culture des citoyens du pays, servant d&#39;autres intérêts que ceux des Portugais, alors je les rejette, car ils ne sont plus à présent des responsables politiques du Portugal.</p>
<p>À partir d&#39;aujourd&#39;hui et définitivement, si cette réforme n&#39;est pas abrogée, mon vote sera toujours public et sera toujours le même : je voterai blanc.</p>
</div>
</div>
<p>En réalité, les changements seront minimes pour le Portugais brésilien, et certains <a href="http://agentesdaeducacaoecultura.blogspot.com/2009/01/ano-novo-ortografia-nova.html">blogueurs les ont déjà adoptés</a> [<em>en portugais</em>]. Cependant beaucoup de gens ne sont pas satisfaits de cette réforme. Un docteur en langue portugaise, le Brésilien <a href="http://falandodelingua.blogspot.com/2008/11/com-trema-sem-trema-continuamos.html">Marcelo Leite</a> [<em>en portugais</em>], pour sa part, pense que cette réforme est plus un problème politique et économique que linguistique, et il insiste sur les différences culturelles de part et d&#39;autre de l&#39;Atlantique :</p>
<blockquote><p>Na verdade, fizemos a comunidade lusófona engolir a maioria das regras para se unificar em nome de uma unidade lingüística que, assim como o Godot, de Becket, fica sob uma árvore esperando. Podemos até escrever do mesmo jeito, mas o que nos faz tão distantes, tão distintos não está na grafia das palavras, mas em uma herança cultural que, fora a língua, nos separa por mais de um oceano. E acho que essa diferença é que é o legal da coisa.</p></blockquote>
<div class="translation">En réalité, on a fait avaler à la communauté lusophone beaucoup de règles pour s&#39;unifier au nom d&#39;une unité linguistique qui, comme Godot, de Becket, attend sous un arbre. Nous pouvons écrire de la même façon, mais ce qui nous éloigne autant ce n&#39;est pas l&#39;orthographe, mais un héritage culturel qui, à part la langue, nous sépare plus qu&#39;un océan. Et je pense que cette différence est justement ce qui est intéressant.</div>
<p><a href="http://pululu.blogspot.com/2008/10/quem-pode-manda.html">Eugênio Costa Almeida</a> [<em>en portugais</em>], qui vit en Angola, pense également qu&#39;il s&#39;agit d&#39;une lutte d&#39;influence et se demande comment cette réforme sera mise en œuvre dans une Afrique aux langues nombreuses :</p>
<blockquote><p>Como será que a CPLP vai descalçar esta bota, bem apertada, quando há países que ainda nem ratificaram a nova ortografia, como Angola e Moçambique, sendo que o primeiro, ao contrário de Moçambique e Guiné-Bissau, já tem quase mais falantes em português que nas próprias línguas nacionais.</p></blockquote>
<div class="translation">Comment fera la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_des_pays_de_langue_portugaise">CPLP</a> [Communauté des Pays de Langue Portugaise] pour ôter sa botte trop serrée, alors qu&#39;il y a des pays qui n&#39;ont pas ratifié la nouvelle orthographe, comme l&#39;Angola ou le Mozambique, compte-tenu que le premier, à la différence du Mozambique et de la Guinée-Bissau, possède presque plus de Lusophones que de locuteurs de ses langues nationales.</div>
<p>En parlant du Mozambique, <em><a href="http://nyikiwa.blogspot.com/2008/08/acordo-ortografico.html">Nyikiwa</a></em> [<em>en portugais</em>] pense que le pays devrait arrêter de prendre des modèles qui la plupart du temps ne correspondent pas à sa réalité :</p>
<blockquote><p>A questão do acordo ortográfico, quanto a mim mostra claramente que a população não é consultada, nem ouvida. A população apenas serve para votar. Na verdade quem ratifica os documentos quer a nível nacional, quer a nível internacional são os dirigentes, que ignoram o facto de haver diversas culturas e diversos comportamentos no seio de um povo que aparentemente é homogéneo, quiça entre povos de diferentes culturas e comportamentos? Julgo que está na hora de antes de se avançar para esse tipo de acordos, se ausculte o povo e se faça ouvir suas ideias.</p></blockquote>
<div class="translation">La question de la réforme orthographique, selon moi, montre clairement que la population n&#39;est ni consultée, ni entendue. La population n&#39;est bonne que pour voter. En réalité, ceux qui ratifient ces textes, que ce soit au niveau national ou international, sont des dirigeants qui ignorent le fait qu&#39;il y a des cultures et des comportements divers à l&#39;intérieur d&#39;un peuple qui est en apparence homogène, alors entre des peuples de culture et de comportement différents ? Je pense qu&#39;il est temps que, avant de s&#39;avancer pour ce type d&#39;accords, le peuple soit consulté et que ses idées se fassent entendre.</div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-54747" title="dedos110acordoortografirr5" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/01/dedos110acordoortografirr5.gif" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8220;– Vive la réforme orthographique ! </strong><strong>Vive la réforme orthographique !</strong><br />
<strong> – Le pauvre, il est dyslexique. Il est super-content avec cette histoire de mots avec plusieurs orthographes. Il dit qu&#39;il ne fera plus jamais de fautes en écrivant.&#8221;</strong></p>
<p style="text-align: center;">Caricature contre la réforme sur <a href="http://os-dedos.blogspot.com/2008/06/dedo-110-contra-o-acordo-ortogrfico.html">Foram-se os Anéis</a>.</p>
<p><a href="http://terra-longe.blogspot.com/2008/04/dead-ulei-deserto-da-namibia-frica.html">Virgílio Brandão</a> [<em>en portugais</em>], du Cap Vert, n&#39;est pas non plus très satisfait. Il déplore que les autres pays lusophones, en dehors du Brésil et du Portugal, n&#39;ont pas eu voix au chapitre, comme &#8220;si les autres Lusophones n&#39;existaient pas&#8221; :</p>
<blockquote><p>Não existem senhores nem donos da língua; nem é preciso, em boa verdade, um acordo ortográfico como o que se tenta impor às comunidades falantes do português. Até porque, até me demonstrarem o contrário, a diversidade é um bem estimável.</p>
<p>É por essa razão – para não estarmos presos a um desejado e sub-reptício império da língua – que a língua cabo-verdiana deve ser implementada como língua de trabalho ao nível internacional. Se somos independentes, que o sejamos em tudo, caramba! Quem não tem coragem de fazer o que é preciso, que dê lugar a quem tenha. É, para os cabo-verdianos, uma questão bem mais importante do que aparentemente possa parecer.</p></blockquote>
<div class="translation">Il n&#39;y a pas de maîtres de la langue ; il n&#39;y a pas besoin, en vérité, d&#39;un accord orthographique comme celui qu&#39;on tente d&#39;imposer aux communautés lusophones. Parce que, jusqu&#39;à ce qu&#39;on me démontre le contraire, la diversité est un bien de grande valeur.</p>
<p>C&#39;est pour cette raison, afin que nous ne soyons pas prisonniers d&#39;un empire désiré et subreptice de la langue, que la langue cap-verdienne doit être utilisée comme langue de travail au niveau international. Si nous sommes indépendants, soyons le en tout, nom  de nom ! Que ceux qui n&#39;ont pas le courage de faire ce qu&#39;il faut laissent la place à ceux qui en ont. C&#39;est, pour les Cap-Verdiens, une question beaucoup plus importante que ce qu&#39;elle en a l&#39;air.</p>
</div>
<p>Le Portugais est une langue romane originaire de ce qui est à présent la Galice et du nord du Portugal. Cette langue s&#39;est répandue dans le monde à cause de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_portugais">colonisation portugaise</a>, du Brésil à Goa en Inde et Macao en Chine, et le Portugais fait partie des langues officielles de ces anciennes colonies. Actuellement, le Portugais serait la 6ème langue du monde par ses locuteurs de langue maternelle. C&#39;est une des grandes langues du monde, parlée par environ 220 millions de locuteurs sur tous les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Geographic_distribution_of_Portuguese">continents</a> [<em>en anglais</em>] (187 millions en Amérique du Sud, 17 millions en Afrique, 12 millions en Europe, 2 millions en Amérique du Nord, et 0,6 millions en Asie).</p>
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		<title>Lusosphère: Les origines africaines du banjo américain</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2008/10/14/941/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 10:03:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabienne Flessel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Paula Goes  &#183; Traduit par Fabienne Flessel &#183;  Voir le billet en anglais 

Emerson Santiago [en portugais] écrit dans Patafurdia Magazine sur l&#39;ékonting [en anglais], instrument de musique que l&#39;on trouve au Sénégal, en Gambie, mais aussi en Guinée-Bissau en Afrique de l&#39;Ouest. “Les colons portugais et les propriétaires d&#39;esclaves d&#39;Amérique du nord baptisèrent l&#39;instrument,  “Banjo”, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/paulagoes/">Paula Goes</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/fabienne-flessel/'>Fabienne Flessel</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2008/10/12/lusosphere-the-origins-of-the-american-banjo-in-africa/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single" class="entry">
<p><a href="http://opatifundio.com/site/?p=807">Emerson Santiago</a> [en portugais] écrit dans <em>Patafurdia Magazine</em> sur l&#39;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Akonting">ékonting</a> [en anglais], instrument de musique que l&#39;on trouve au Sénégal, en Gambie, mais aussi en Guinée-Bissau en Afrique de l&#39;Ouest. “Les colons portugais et les propriétaires d&#39;esclaves d&#39;Amérique du nord baptisèrent l&#39;instrument,  “Banjo”, un nom qui vient de &#8220;Quimbundo&#8221;, un mot “m&#39;banza” (langue du second groupe ethnique le plus important de l&#39;Angola), qui signifie “chez-soi&#8221;, “ville”. C&#39;était probablement une référence au “<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Banzo">banzo</a>” [en anglais],  mot décrivant la mélancolie que ressentaient les esclaves noirs et qu&#39;ils exprimaient sur les cordes de leur instrument.</p>
</div>
<div class="postfooter"><br class="clear" /></div>
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