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	<title>Global Voices en Français &#187; Suisse</title>
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	<description>Le Monde Parle. Écoutez-Vous?</description>
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		<title>Les réseaux sociaux en ligne, un second souffle pour la micro-finance ?</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/09/22/19826/</link>
		<comments>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/09/22/19826/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lester Bolicenni</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par John Liebhardt  &#183; Traduit par Lester Bolicenni &#183;  Voir le billet en anglais 

Les institutions de micro-finance prêtent de l&#39;argent aux petites activités professionnelles qui souvent ne satisfont pas aux conditions strictes posées par les grandes banques pour l&#39;obtention d&#39;un crédit. Soit ces entrepreneurs n&#39;ont pas le capital ou l&#39;argent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/john-liebhardt/">John Liebhardt</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/lester-bolicenni/'>Lester Bolicenni</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/09/21/can-social-media-help-make-microfinance-sustainable/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><div id="single">
<p>Les institutions de micro-finance prêtent de l&#39;argent aux petites activités professionnelles qui souvent ne satisfont pas aux conditions strictes posées par les grandes banques pour l&#39;obtention d&#39;un crédit. Soit ces entrepreneurs n&#39;ont pas le capital ou l&#39;argent nécessaire pour garantir le remboursement du prêt. Soit, expliquent les banques, les montants des crédits demandés sont trop faibles.</p>
<p>L&#39;alternative des banques étant exclue, les institutions de micro-crédit ont repris le rôle partagé et souvent hasardeux habituellement réservé aux proches et à des usuriers prédateurs. Le micro-crédit est souvent associé aux pays en voie de développement mais ces agences font aussi leur apparition dans les pays industrialisés.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grameen_Bank">La banque Grameen</a> [en français], la première institution de micro-finance au monde, fut fondée au Bangladesh en 1983 par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Yunus">Muhammad Yunus</a> [en français], un professeur d&#39;économie qui eut l&#39;idée de proposer une solution à la pauvreté en milieu rural en procurant aux petits entrepreneurs les fonds nécessaires à leur projet. Non seulement les pauvres rembourseront ces prêts, argumentait Muhammad Yunus, mais ce genre de prêts proposés par la banque Grameen deviendrait un investissement rentable. En 2006, Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la Paix en récompense de son travail. En 2008, la banque Grameen avait prêté au total  7,6 milliards de dollars US (environ 5,14 milliards d&#39;Euros).</div>
<div>A l&#39;ère de l&#39;Internet, les acteurs de la micro-finance cherchent à reproduire en ligne le succès de la banque Grameen. Avec l&#39;apparition des réseaux sociaux, en particulier des médias<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pair_%C3%A0_pair"> pair-à-pair</a> en ligne, ces prêteurs ont trouvé la réponse. La question, cependant, reste posée : les médias sociaux permettront-ils la création d&#39;un marché du crédit viable pour la micro-finance ?</div>
<div>
<p>Ce sera justement l&#39;un des sujets de débats lors de la <a href="http://www.idrc.ca/en/ev-140355-201-1-DO_TOPIC.html">conférence</a> [en anglais] qui se tiendra le 23 et 24 septembre à l&#39;université d&#39;Harvard :<em> Can technologies help reduce poverty in developing countries?</em><em> (Les nouvelles technologies peuvent-elles réduire la pauvreté dans les pays en voie de développement ?)</em></p>
<p>L&#39;une des premières institutions de micro-crédit a avoir eu un impact par le biais d&#39;Internet est Kiva.org, un site installé aux États-Unis, lancé par un jeune couple quelques années après leur voyage en Afrique de l&#39;est en 2004. Kiva revendique être le premier &#8220;<a href="http://www.kiva.org/about">site web de micro-crédit entre particuliers</a>&#8221; [en anglais] au monde.</p>
<p>Voici une bonne description du fonctionnement de Kiva, trouvée sur <em>Tales From Beyond the Glimpse</em>, un <a href="http://talesfrombeyondtheglimpse.blogspot.com/2009/09/kiva.html">blog</a> autrichien [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Sur le site web de Kiva, vous pouvez prêter de l&#39;argent à un inconnu à l&#39;autre bout du monde qui a besoin d&#39;un crédit pour son activité - telle que l&#39;élevage de chèvres, vendre des légumes sur le marché ou encore fabriquer des briques. Chaque demande de crédit est accompagnée d&#39;une photo de l&#39;entrepreneur, d&#39;une description de son activité et de l&#39;usage futur de l&#39;argent prêté. Ainsi, on sait de manière exacte comment sera utilisé l&#39;argent - et vous êtes tenus régulièrement au courant de la situation de l&#39;entrepreneur.</p>
<p>Le meilleur est à venir : lorsque l&#39;entrepreneur rembourse le prêt, soit vous récupérez votre argent, soit vous l&#39;utilisez pour accorder un nouveau crédit (j&#39;aime cette idée car vous pouvez prêter une première fois une petite somme d&#39;argent et utiliser ce montant indéfiniment); les crédits provenant de Kiva sont gérés par des institutions de micro-finance sur place, qui ont une grande expérience en la matière, je suppose donc que vous pouvez avoir confiance et que votre argent sera géré de manière responsable.</p>
<p>J&#39;ai fait un prêt à Adjo Solomé, au Togo. Elle m&#39;a immédiatement plu car elle travaille avec une machine à coudre !</p>
<p>J&#39;aime Internet car vous pouvez faire ce genre de choses directement désormais.</p></blockquote>
<p>Kiva permet au prêteur potentiel de consulter les  profils de différentes personnes à la recherche d&#39;un financement. Si un entrepreneur est sélectionné et le prêt accordé, Kiva envoie les fonds à l&#39;un de ses partenaires pour la micro-finance, une agence présente sur le terrain. Le bénéficiaire du crédit s&#39;acquittera de sa dette, habituellement avec des intérêts (le prélèvement d&#39; intérêts est controversé mais courant dans la micro-finance). Le site permet aux créanciers de suivre l&#39;argent durant le processus du prêt, ils sont tenus au courant des remboursements et reçoivent personnellement d&#39;autres mises à jour. D&#39;autres sites à vocation similaire commencent à faire de même.</p>
<p>Ce qui fait le succès de ces sites n&#39;est pas uniquement la mise en place de crédits ; ce sont les méthodes utilisées pour permettre l&#39;accès à ces fonds. &#8220;Les réseaux sociaux sont importants,&#8221; <a href="http://joncamfield.com/blog/2009/07/social_networks_not_facebook.html">écrit</a> Jon Camfield sur le blog qui porte son nom [en anglais]. &#8221; La confiance - plus communément appelée &#8220;capital social&#8221; dans ce contexte - est  le nombre et la force de ces connexions entre individus. Facebook, Twitter, MySpace et d&#39;autres réseaux sociaux similaires sont des moyens aisés de visualiser ces relations (au sein d&#39;un groupe de personnes connectées via Internet), mais ils sont loin de remplacer [le capital social].&#8221;</p>
<blockquote><p>Il ne s&#39;agit en aucune manière d&#39;un phénomène nouveau dans la théorie du développement, il est souvent décrit comme la base d&#39;un développement réussi ou comme une diversion (et pour être honnête, c&#39;est probablement les deux).</p>
<p>Les réseaux sociaux ont aussi un deuxième rôle très important. Au-delà de l&#39;augmentation de la confiance, qui permet toutes sortes de transactions et offre des moyens détournés pour faciliter celles-ci, ils améliorent aussi (voire sont la cause directe) la diffusion de la technologie. Disséminés sur un réseau en ligne se trouveront des innovateurs, des testeurs et des utilisateurs de la première heure qui créeront, joueront avec et testeront les nouvelles idées, puis commenceront à les diffuser par le bouche à oreille, ainsi qu&#39;à travers des exemples de réussites.</p></blockquote>
<p>Le mariage du micro-crédit et des médias sociaux fonctionnent de deux façons. Premièrement, il permet à un groupe disparate de personnes, peut-être des petits entrepreneurs, de communiquer et de s&#39;organiser. Deuxièmement, il leur permet d&#39;entrer en relation et de relayer leur message auprès du monde au sens large. Les sites de micro-crédit en ligne ont sécurisé cet aspect, en utilisant les technologies pour assurer aux créanciers potentiels la possibilité de mettre un visage sur les bénéficiaires. Cette importance accordée aux liens personnels provient certainement de l&#39;expérience de la banque Grameen, qui commença à prêter des fonds sur la base de la confiance et qui utilisait la pression des autres micro-entrepreneurs pour s&#39;assurer que les crédits seraient remboursés. Ou peut-être les prêteurs en ligne utilisent-ils ces relations personnalisées comme un rempart contre la lassitude qui accompagne la compassion.</p>
<p>Voici un exemple de cette implication personnelle dans un <a href="http://chinaphilanthropy.typepad.com/svg/2009/06/i-start-an-interview-with-wokais-casey-wilson.html">entretien</a> [en anglais], publié sur le blog <em>China Philantropy</em>, avec Casey Wilson, la co-fondatrice de <a href="http://wokai.org/">Wokai</a> [en anglais], un site de micro-finance surnommé le <a href="http://eapblog.worldbank.org/content/facebook-for-farmers-brings-microloans-to-people-in-rural-china">Facebook des fermiers</a> [en anglais]. Casey Wilson témoigne ici d&#39;un exemple de l&#39;impact positif de la micro-finance dont elle a été témoin :</p>
<blockquote><p>A un niveau micro-économique : l&#39;un de mes préférés est celui de cette femme de 24 ans du Sichuan. Elle a épousé son mari à 18 ans et le couple se trouvait visiblement dans une situation d&#39;esclavage, du à l&#39;endettement. Ils étaient endettés par la belle-famille, qui leur avait demandé de l&#39;argent pour les avoir logés chez eux. Ils ont donc dû travailler quatre ans en ville pour rembourser leur dette. Elle a pu économiser un peu d&#39;argent et lorsqu&#39;ils sont revenus au Sichuan, ils ont ouvert un élevage de canard.</p>
<p>Elle a acheté quelques canards. L&#39;élevage a démarré mais au bout de 3 mois, toutes ses volailles étaient mortes. Il s&#39;avère qu&#39;au même moment elle a entendu parler de notre partenaire dans la région. Elle est allée les voir et a reçu un appui et de l&#39;argent pour redémarrer son affaire. Elle m&#39;impressionne beaucoup car : A - elle qui est si jeune a persévéré en dépit de telles difficultés et B - on voit où elle en est arrivée, grâce à la micro-finance, et où elle en serait sans elle. Si notre partenaire ne l&#39;avait pas aidée, elle aurait été laissée dépourvue de tout, elle aurait eu pour seule option de retourner en ville et elle n&#39;aurait jamais eu les moyens de se sortir de la pauvreté. De telles histoires sont vraiment des sources d&#39;inspiration pour moi.</p></blockquote>
<p>Le nouveau site français <a href="http://www.babyloan.org/fr/accueil.html">Babyloan</a> [en français] fonctionne blobalement de la même manière que Kiva et Wokai, en mettant en relation donateurs et entrepreneurs. Mais il est le premier site à cibler spécifiquement les donateurs européens.</p>
<p>Il a également l&#39;ambition de devenir une communauté en ligne.  Sur le blog <em>The Traveling Spouse</em> (l&#39;épouse voyageuse) [en anglais], une blogueuse vivant principalement en France <a href="http://travellingspouse.blogspot.com/2008/08/babyloan.html">écrit</a> :</p>
<blockquote><p><em>Babyloan</em> espère faire de son site un réseau social, où les prêteurs peuvent se rencontrer en ligne, partager leurs expériences et même élire des représentants à la direction.</p></blockquote>
<p>Au vu des réactions, ce site a touché une corde sensible chez de nombreux blogueurs.</p>
<p>Selon Emmanuel Brunet, qui vit et <a href="http://emmanuelbrunet.free.fr/conseils-marketing/index.php?2008/10/20/270-babyloan-des-micro-credits-pour-de-grands-projets">blogue</a> à Paris [en français] :</p>
<blockquote><p>Moi, j&#39;ai sélectionné Asfandiyor, Nishon, Gulchehra et Oygul, mes nouveaux amis du Tadjikistan.<br />
Ils cherchaient 810 euros sur 9 mois pour acheter du bétail et produire du fromage, de la viande et probablement faciliter les activités agricoles. Dans 9 mois, ils nous rembourseront les sommes prêtées, sans intêrets. C&#39;est simple, ce n&#39;est pas contraignant puisque l&#39;argent n&#39;est jamais perdu et ça donne un vrai coup de pouce.<br />
L&#39;argent remboursé pourra alors être injecté dans d&#39;autres projets ou vous être rendu directement.<br />
En quelques jours, les amis du Tadjikistan ont trouvé les 810 euros nécessaires à l&#39;achat de bétail, grâce à d&#39;autres participants de France et de Suisse.</p>
<p>C&#39;est peut-être ça le développement (monétaire) durable… !</p></blockquote>
<p>Sur le <a href="http://lesenfantsduweb.blogspirit.com/archive/2008/11/30/un-peu-de-finesse-dans-un-monde-de-brut-babyloan-et-kiva.html">blog</a> <em>Les Enfants du Web</em> [en français] :</p>
<blockquote><p>L’intérêt est bien évidemment de suivre l’avancée du projet. Et on se dit qu’avec ce genre de service notre argent arrive effectivement au destinataire…</p>
<p>J’ai donc décidé d’aider le projet de Chanthol Vorn, une Cambodgienne qui veut développer sa petite épicerie ! Je contribue à hauteur de 20€ sur les 210€ nécessaire.</p>
<p>Je trouve le concept hyper intéressant mais le site en lui-même mériterait une interface un peu plus sympa. Que se soit au niveau des graphismes et de l’ergonomie, une version 2 n’est vraiment pas du luxe.</p></blockquote>
<p>D&#39;après Domi, qui <a href="http://www.mood-for.fr/babyloan-du-credit-pour-lutile-et-pas-pour-le-futile/">blogue</a> sur <em>Mood-for </em>[en français] :</p>
<blockquote><p>Mmes Houessou et Gandaho veulent monter une petite boutique à Cotonou, au Bénin, pour nourrir leurs quatre enfants correctement. Elles ont déjà 340 euros sur les 460 dont elles ont besoin pour l’ouverture de la boutique. Je leur en ai prêtés 30 et elles me le rendront dans 10 mois car, le saviez-vous, les utilisateurs du micro-crédit remboursent mieux que la plupart des emprunteurs… Mes 30 euros, je pourrai ainsi les prêter à d’autres bientôt. C’est simple et efficace, c’est le micro-crédit à portée de chacun d’entre nous. Ça nous permet d’être utile.</p></blockquote>
<p>Les sites Kiva, Wokai et Babyloan offrent de nombreuses fonctionnalités, de superbes graphiques et des photos qui font chaud au cœur. Tout participant à ces projets ne peut que se sentir membre d&#39;une communauté. Les interfaces assurent également des prêts transparents. En dépit de toutes ces technologies mises à disposition de ces sites, un blogueur se demande malgré tout si ces schémas passeront l&#39;épreuve du temps, qui souvent fait le tri entre bons projets de développement et  bonnes idées.</p>
<p>David Costa, qui <a href="http://microfinance.fm/microcredit-online/not-enough-loans-on-kiva/comment-page-1#comment-8">blogue</a> sur <em>Microfinance.fm</em> depuis Zürich, en Suisse, écrit [en anglais] :</p>
<blockquote><p>Mon intérêt premier est de voir la micro-finance comme une opportunité d&#39;investissement, et non comme un don. Même dans le cas de Kiva, celui qui emprunte doit payer des intérêts, mais au moins, sauf défaut de remboursement, l&#39;investisseur peut utiliser à nouveau son capital ou le retirer.</p>
<p>Je suis sûr que les donations et subventions à des institutions sans but lucratif comme Wokai sont importantes mais du point de vue de l&#39;investisseur, on ne peut pas mesurer son potentiel.</p>
<p>Dans le cas de Kiva, il y a plus d&#39;options : vous pouvez prêter 4000 dollars US et récupérer, si besoin, une partie ou tout l&#39;argent investi. Dans le cas de Wokai, je peux seulement donner à leur organisation. La façon dont ils utilisent l&#39;argent n&#39;est pas vraiment importante pour l&#39;investisseur. Ce n&#39;est en fait pas un investissement.</p></blockquote>
</div>
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		<title>Israël : Réflexions sur la Journée de commémoration de l&#039;holocauste et Durban II</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2009/04/21/7295/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 20:25:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Suzanne Lehn</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Billet publié par Gilad Lotan  &#183; Traduit par Suzanne Lehn &#183;  Voir le billet en anglais 
C&#39;était hier la journée nationale de commémoration de l&#39;holocauste en Israël. Coïncidence, c&#39;était aussi la journée  d&#39;ouverture à Genève de la très contestée conférence des Nations Unies sur le racisme, ou «Durban II». Des dizaines de délégués se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Billet publié par <a href="http://globalvoicesonline.org/author/gilad-lotan/">Gilad Lotan</a>  &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/suzanne-lehn/'>Suzanne Lehn</a> &middot;  <a href='http://globalvoicesonline.org/2009/04/21/israel-reflections-on-the-holocaust-memorial-day-and-durban-ii/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p>C&#39;était hier la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_HaShoah">journée nationale de commémoration de l&#39;holocauste</a> en Israël. Coïncidence, c&#39;était aussi la journée  d&#39;ouverture à Genève de la très contestée conférence des Nations Unies sur le racisme, ou «Durban II». Des dizaines de délégués <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/04/21/7238/">se sont retirés</a> pendant que le président prononçait son discours, dans lequel il a qualifié Israël de «gouvernement raciste». Selon ses propres mots : « Le conseil de sécurité de l&#39;ONU stabilise ce régime d&#39;occupation et le soutient depuis les 60 dernières années, leur donnant carte blanche pour poursuivre leurs crimes,» tandis que des dizaines de diplomates, entre autres de France et de Grande-Bretagne, quittaient la salle en signe de protestation.</p>
<p>L&#39;ambassadeur israélien en Suisse a été <a href="http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3703684,00.html">rappelé</a> [anglais] pour consultations et est rentré à Jérusalem à la suite de la rencontre du président suisse avec le dirigeant iranien. Shimon Peres <a href="http://rotter.net/forum/scoops1/18468.shtml">avait déclaré un peu plus tôt</a> [hébreu] : «Il y a une limite à la neutralité de la Suisse, et il y a des bornes à ne pas franchir. Chacun devrait comprendre que l&#39;Iran est un pays où des gens sont lynchés dans la rue sans aucun motif. C&#39;est le centre mondial du terrorisme et de l&#39;effusion de sang.»</p>
<p>Alors que se déroule la journée nationale de commémoration de l&#39;holocauste, les blogueurs israéliens analysent et questionnent la signification de ces événements.</p>
<p><em>Bravejeworld</em> <a href="http://bravejeworld.blogspot.com/2009/04/un-walkout-at-durban-ii.html">décrit</a> [anglais] les événements de la conférence :</p>
<blockquote><p>Mahmoud Ahmedinajad a entrepris de donner raison cet après-midi à tous ceux qui avaient protesté contre Durban I, lorsqu&#39;il s&#39;est lancé dans une tirade prévisible contre Israël et le peuple juif. A l&#39;encontre des principes et de l&#39;objectif proclamé de la conférence soutenue par l&#39;ONU, le président iranien a démontré au monde son degré réel d&#39;hypocrisie en prenant le contrepied direct de tout ce qui est cher au monde occidental. En conséquence, les représentants de beaucoup de pays ont quitté la conférence lorsqu&#39;il a commencé son discours pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs, réduisant ainsi la conférence au désastre que beaucoup appelaient de leurs voeux.</p></blockquote>
<p>Le professeur <em><a href="http://www.yehudemo.org/?p=192">Ori Amity</a></em> explique [hébreu] en quoi le problème palestinien n&#39;est certainement pas lié à la race, et n&#39;est pas un génocide, comme l&#39;affirme Ahmadinejad :</p>
<blockquote><p>Certes, le président iranien est un personnage grotesque, mais c&#39;est surtout face à ce type de personne que nous ne pouvons pas rester silencieux. Et en tout premier lieu, il est nécessaire de se reporter à son accusation de génocide. Avec la mentalité de laisser-faire d&#39;Israël, et quelques échecs ici et là, s&#39;il y avait un plan général pour tuer tous les Palestiniens, nous l&#39;aurions tous remarqué à présent : des chambres à gaz au point de passage d&#39;Eretz, des pelotons d&#39;exécution et des marches de la mort d&#39;Hébron à Jénine : quelqu&#39;un aurait déjà remarqué, non ?</p>
<p>Les accusations (à l&#39;encontre d&#39;Israël) de racisme ont du vrai, en particulier en ce qui concerne la loi d&#39;immigration de 1970, qui accorde la citoyenneté immédiate même aux enfants et petits-enfants de Juifs, et pas seulement aux Juifs eux-mêmes. C&#39;est exactement la différence entre la discrimination sur la base de la race et celle sur la base de la religion. Et pourtant, ce n&#39;est pas cette loi qui préoccupe le président, mais le problème palestinien. Il y a ici beaucoup de sortes différentes de problèmes, mais ils ne sont certainement pas basés sur la race.</p>
<p>Une leçon importante tirée de la Shoah, c&#39;est de ne jamais devenir indifférent à la souffrance d&#39;autrui, surtout si on en est la cause. La souffrance des Palestiniens est une réalité, et le fait de s&#39;abstenir depuis de nombreuses années d&#39;y trouver une solution est injuste pour les deux côtés. Cela sert de rappel permanent que tout ne va pas bien, et que si nous n&#39;agissons pas pour régler la situation, nous pourrions perdre ce qui aujourd&#39;hui nous paraît le plus évident.</p></blockquote>
<p><a href="http://cafe.themarker.com/view.php?t=994401"><em>Adi Shternberg</em></a> évoque [hébreu] l&#39;exemple de l&#39;Europe d&#39;avant la 2e guerre mondiale eu égard au danger de l&#39;inaction :</p>
<blockquote><p>Hitler a accédé au pouvoir politique par la voie légitime. Il a frayé son chemin jusqu&#39;au sommet contre toute attente, et a prouvé qu&#39;il avait des compétences politiques et stratégiques. Tout cela ne serait pas arrivé si les pays européens avaient tenu bon et avaient montré leur force militaire tant que c&#39;était encore possible. L&#39;Allemagne nazie était loin d&#39;être puissante dans ses premières années. La France, l&#39;Angleterre, la Pologne et la Russie auraient pu stopper la boule de neige nazie dans ses premières années&#8230; avant qu&#39;il ne soit trop tard ; avant que l&#39;Histoire ne s&#39;écrive dans le sang.</p>
<p>Le simple fait d&#39;organiser une conférence telle que Durban II pendant la journée solennelle du souvenir de la Shoah témoigne de l&#39;aveuglement historique et générationnel de ce vieux continent européen. L&#39;Europe a été complètement détruite pendant la guerre mondiale, et aurait pu empêcher cela. L&#39;Europe laisse cette horrible conférence avoir lieu – le genre de rassemblement qui encourage les forces obscures du monde. L&#39;Europe peut encore stopper cela. Il n&#39;est pas trop tard.</p></blockquote>
<p><em>Navka</em> <a href="http://israblog.nana10.co.il/blogread.asp?blog=595354&amp;blogcode=10767213">écrit</a> [hébreu] :</p>
<blockquote><p>Fallait-il que ce soit en ce jour ? Quand nous nous remémorons les atrocités qui se sont produites dans le monde – le meurtre de millions de personnes à cause de la haine, sans raison. La conférence de Durban II s&#39;est ouverte, dans laquelle l&#39;invité d&#39;honneur Ahmadinejad délivre un discours raciste contre Israël.</p>
<p>Nous ne devons pas fournir à ces gens affreux une estrade où ils peuvent ouvrir leur bouche de la sorte.</p></blockquote>
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		<title>Madagascar: Communauté, identité et diaspora malgache</title>
		<link>http://fr.globalvoicesonline.org/2007/08/01/242/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 01:41:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lova Rakotomalala</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ &#183; Traduit par Lova Rakotomalala &#183;  Voir le billet en anglais 

Comme c’est souvent le cas pour les nations sub-sahariennes, la diaspora malgache prend une part importante dans les activités culturelles, politiques et “virtuelles” liées à Madagascar. En ligne, les limitations sur la bande passante forment un obstacle important à une plus grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em> &middot; Traduit par <a href='http://fr.globalvoicesonline.org/author/lova-rakoto/'>Lova Rakotomalala</a> &middot;  <a href='http://www.globalvoicesonline.org/2007/07/27/madagascar-defining-the-malagasy-diaspora-an-overview/'>Voir le billet en anglais</a></em> 
<br /><p><img src="http://farm1.static.flickr.com/144/335098039_7d3cf5352b.jpg?v=0" alt="famille malgache" /><br />
Comme c’est souvent le cas pour les nations sub-sahariennes, la diaspora malgache prend une part importante dans les activités culturelles, politiques et “virtuelles” liées à Madagascar. En ligne, les limitations sur la bande passante forment un obstacle important à une plus grande participation des bloggers de Madagascar à la conversation virtuelle mondiale.<br />
Pourtant la blogosphère malgache s&#39;est solidement développée depuis ses débuts il y a dix ans quand seulement une poignée de bloggers étaient activement presents.</p>
<p>La blogosphère malgache s’étend de Saigon à Vancouver avec les bastions habituels tels  Antananarivo, Paris, Rome, Genève, Washington DC, et Montréal. La conversation se poursuit en malgache, français, anglais ou italien. La blogosphère s&#39;est également développée en matière de sujets d’intérêt et en nature de la conversation. De nos jours, vous pouvez trouver des bloggers malgaches qui seraient reconnus comme activistes, d’autres comme observateurs. Certains blogs sont plus personnels, d’autre plus communautaires. Cependant, la conversation revient souvent sur la question de l&#39;identité culturelle, particulièreent pour les communautés d’outre-mer.<br />
Une grande rencontre sportive a été récemment organisée à Washington, D.C <a href="http://www.masombahiny.com/RSMDC2007.html">invitant tout malgache habitant en Amérique du Nord</a> à un tournoi amical dans différents sports.<br />
La réunion fut un succès retentissant. Elle est également á l’origine d’ une conversation sur la manière dont les différentes communautés malgaches se comporte à l’étranger.<br />
Sipakv <a href="http://www.haisoratra.org/gasycool/?p=295#comment-8180">raconte</a>:</p>
<blockquote><p>“ll y a beaucoup d’opinions négatives sur les Gasy d’Andafy sur le web et la blogosphère, je ne vais pas reprendre les arguments repris ailleurs, de toute facon, en general, je suis de l’avis que si on n’a pas de bonnes choses à dire, mieux vaut se taire…»</p></blockquote>
<p>Elle <a href="http://www.haisoratra.org/gasycool/?p=295">ajoute</a>:</p>
<blockquote><p>“Ceci dit, je dois avouer que les communautés malgaches que j&#39;ai trouvées ici aux USA ( je ne peux pas parler au nom des canadiens car je ne les connais pas très bien), sont trés différentes des malgaches de France. Peut-être est-ce dû à leur taille réduite, peut-être à notre environnement, peut-être est-ce dû au background des Gasy qui ont aterri ici, qui sait ?&#8221;<br />
Personellement je trouve que les malgaches ont moins l’esprit élitiste et sont plus tsotsotra (traduction de l&#39;auteur : faciles à vivre). Vous êtes certainement en droit de ne pas être d’accord avec moi, Canadiens ou autre Be Kintana ( traduction de l&#39;auteur : résidents aux USA). Une chose qui m&#39;a toujours fascinée est la manière dont notre environnement nous façonne…”</p></blockquote>
<p>Tattum <a href="http://tattum.canalblog.com/archives/2007/07/16/5635340.html">demande à la communauté malgache</a> quelles étaient les raisons pour vouloir quitter le pays ou décider d’y retourner:</p>
<blockquote><p>“A ceux qui vivent à Madagascar depuis toujours, pourquoi vous (du moins certains) rêvez de partir? A ceux qui sont expatriés, pourquoi pensez-vous que vous ne reviendrez probablement pas vivre à Madagascar? A ceux qui sont loin, pourquoi voulez-vous rentrer à coup sûr? »</p></blockquote>
<p>Hery qui réside en Italie a une description élégante d&#39;une des tournures de phrases de la langue malgache comme parlée par les jeunes de nos jours. <a href="http://hery.blaogy.com/post/4/3162">Il écrit en malgache</a>:</p>
<blockquote><p>“Ny teny hoe “Sady tsotra no simple” dia fomba fiteny anisan’ny tautologie ampiasain’ny tanora malagasy. Matoa izy mampiasa io teny io dia te-hanamafy bebe kokoa ny tena fahatsoran’ny zavatra lazainy. Tsy fanambaniana na fanamaivanan-javatra io fomba fiteny io fa efa “état d’âme” mihitsy.”</p></blockquote>
<blockquote><p>L&#39;expression “Sady tsotra no simple » est une tautologie employée par les jeunes malgaches. Ils emploient cette figure de style pour mettre une emphase sur leurs propos. Cela ne doit pas être confondu avec une remarque condescendante ou une rhétorique pour alléger les paroles mais bien à renforcer l’état d’esprit du moment.</p></blockquote>
<p>Enfin, <a href="http://purplecorner.com">Jogany</a> et <a href="http://harinjaka.com">Harinjaka </a>invitent la communauté à participer à un collecte de fonds pour les enfants de Madagascar le Samedi 28 juillet.</p>
<p><strong>Lova Rakotomalala </strong></p>
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